Le professeur Martin Caouette, titulaire de la nouvelle Chaire autodétermination et handicap.

Nouvelle chaire de recherche à l'UQTR: soutenir l’autodétermination des personnes handicapées

Trois-Rivières — Au cours des cinq prochaines années, le professeur Martin Caouette s’intéressera de près à l’aménagement de résidences pour les personnes vivant avec un handicap. Il s’intéressera aussi au développement des compétences des intervenants qui travaillent auprès d’eux ainsi qu’à l’employabilité des personnes handicapées.

Sa toute nouvelle Chaire de recherche autodétermination et handicap a été lancée, mercredi, dans le cadre d’une rencontre regroupant 75 personnes du Québec et de la France provenant d’organismes et de groupes d’innovation sociale.

Cette rencontre visait à partager les expériences afin de s’appuyer sur les meilleures pratiques. Le Québec est en effet à l’avant-garde du mouvement de désinstitutionnalisation par rapport à la France.

François Bernard, directeur général du Groupe des associations partenaires d’action sociale (GAPAS) de France, raconte que son pays «est présentement en plein bouleversement, en pleine révolution sur l’accompagnement des personnes en situation de handicap», dit-il. «On est en train de vivre ce que vous (le Québec) avez appelé la désinstitutionnalisation. Sachez que le gouvernement français suit le GAPAS dans ses actions de recherche. Le travail que l’on va mener avec l’UQTR aura, je pense, aussi un rayonnement au niveau de la France», prévoit-il.

Le défi, explique le professeur Caouette, c’est que les personnes handicapées soient plus participantes à la vie sociale et qu’on puisse reconnaître leur apport dans nos communautés.

La Chaire réunit différents partenaires du milieu scientifique et du milieu de pratique qui vont «travailler au développement de milieux résidentiels et d’activités socioprofessionnelles pour les personnes en situation de handicap, en particulier pour celles qui ont une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme», explique le titulaire de la Chaire.

«On va offrir un ensemble d’activités», indique le chercheur. Par exemple, en collaboration avec l’Université du Troisième Âge de l’UQTR, on va offrir une activité qui s’appelle Être grand-parent d’un enfant en situation de handicap. On va aussi offrir des formations en ligne sur l’autodétermination et qui seront offertes à des milieux de pratique au cours des prochaines années», dit-il.

La Chaire entend soutenir le développement de divers milieux résidentiels comme le projet J’ai mon appart’ à Shawinigan et d’autres projets visant à faire émerger des milieux résidentiels novateurs.

La Chaire reçoit l’appui de la Fondation famille Jules-Dallaire, de la Fondation Saputo et de l’Institut universitaire en déficience intellectuelle du CIUSSS MCQ.

Elle travaillera aussi avec les Olympiques spéciaux afin de créer une dynamique de sports unifiés pour favoriser les rencontres entre les personnes avec et sans déficience intellectuelle.

Au bout du compte, explique le professeur Caouette, l’idée «est d’offrir aux personnes en situation de handicap une vie qui correspond à leurs aspirations, sur laquelle elles vont pouvoir agir, avoir du pouvoir et avoir du contrôle.»