Une nouvelle campagne de financement s’ouvre pour la Corporation des Trois colombes, avec l’organisation d’un souper et défilé de mode à Espace Shawinigan, le 24 avril. De gauche à droite: Louis Jacob (coprésident d’honneur), Louise Lafrenière (responsable des activités de financement), Lise Landry (présidente du conseil d’administration), Guy Jacob et Christian Jacob (coprésidents d’honneur).

Nouvelle campagne de financement pour la Corporation des Trois colombes

SHAWINIGAN — La première année d’exploitation de la Maison Aline-Chrétien sera bientôt bouclée, de sorte qu’il faut entreprendre une nouvelle campagne de financement de 350 000 $ pour satisfaire les besoins. En conférence d’information mardi matin, le conseil d’administration de la Corporation des Trois colombes a ainsi annoncé que les frères Christian, Guy et Louis Jacob, propriétaires du célèbre magasin de meubles, assumeront la présidence d’honneur pour la collecte de fonds 2019-2020. Ils prennent ainsi la relève de Guy Pellerin et Jackie Chauvette.

Lise Landry, présidente du conseil d’administration, a pensé aux trois hommes d’affaires pour cette délicate mission et ils ne semblent pas avoir été difficiles à convaincre. En fait, les frères Jacob ont immédiatement été touchés par la qualité des services offerts à cette maison de soins palliatifs après une visite.

«En partant, la mort, ce n’est jamais quelque chose qu’on veut, mais ça reste une réalité de la vie», explique Christian Jacob. «Les gens devraient aller visiter cette maison, prendre connaissance de l’accueil, des soins offerts et de la beauté de cet endroit. C’est pourquoi nous avons décidé de nous impliquer.»

Les trois hommes sauteront à pieds joints dans cette cause dès le 24 avril à Espace Shawinigan. Un an après l’ouverture de la Maison Aline-Chrétien, un souper et un défilé de mode des célébrités seront alors organisés comme activité de financement. Christian, Guy et Louis Jacob en feront partie, de même que Marie-Louise Tardif (députée de Laviolette - Saint-Maurice), Michel Angers (maire de Shawinigan), Annie Pronovost (mairesse de Saint-Tite) et Hugues Carpentier (président du Festival western de Saint-Tite). En tout, pas moins de 65 personnalités régionales sont attendues pour l’occasion, où le designer Jean Airoldi présentera sa nouvelle collection à titre d’invité spécial.

Louise Lafrenière, responsable des activités de financement de la Corporation des Trois colombes, reconnaît que cette formule est fortement inspirée du concept qu’elle avait elle-même imaginé pour la maison La Séjournelle, lorsqu’elle siégeait sur ce conseil d’administration.

«Des gens me disaient que ça faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu de défilé de mode», raconte-t-elle. «C’est beaucoup de travail, mais j’adore le faire! Nous avons tous nos partenaires et nos mannequins, mais il faut maintenant aller chercher des sous et organiser le déroulement.»

Les organisateurs souhaitent attirer quelque 600 personnes à cette activité. Le coût du billet est établi à 75 $.

Christian Jacob reconnaît que la mission d’amasser 350 000 $ au cours de la prochaine année donne un peu le vertige.

«J’ai certaines idées pour aller chercher des montants dans des activités récurrentes, pour assurer une base solide», avance-t-il.

Le comité de financement a également lancé son loto-voyage. Deux cents billets seront vendus au coût de 150 $ chacun pour obtenir la chance de gagner l’un des trois crédits-voyages de 1500 $ offerts par l’agence Vasco La Caravelle. Le premier tirage est prévu le 25 avril, anniversaire de l’ouverture de la Maison Aline-Chrétien. Les autres piges se dérouleront les 25 juillet et 25 octobre 2019.

Premier bilan

Depuis son ouverture, cette unité de soins palliatifs de huit lits a accueilli 115 personnes, d’un âge moyen de 71 ans. Les séjours durent une douzaine de jours, en moyenne.

Les bénéficiaires viennent de partout en Mauricie, de la MRC de Maskinongé à La Tuque, en passant par les MRC des Chenaux, de Mékinac et évidemment, Shawinigan.

La Maison Aline-Chrétien offre également l’aide médicale à mourir, conformément au souhait exprimé par certains patients en phase terminale.

«Il faut répondre aux demandes et aux besoins des gens», croit Mme Landry. «Nous sommes à l’écoute. De plus en plus, les gens se penchent vers l’aide médicale à mourir. Alors, qui serions-nous pour mettre des barrières?»

Mme Landry a profité de l’occasion pour insister sur le fait que la Maison Aline-Chrétien n’exige aucun frais d’admission pour les personnes en fin de vie. Il semble qu’une croyance contraire persiste dans la population, ce que déplore la présidente du conseil d’administration.

«Des gens disent qu’ils ne pourront jamais y aller, qu’ils n’en auront pas les moyens», entend-elle. «C’est faux! C’est ouvert à tout le monde. On accueille des bébés jusqu’aux aînés.»

En plus de la campagne annuelle de financement de 350 000 $, rappelons que la Maison Aline-Chrétien bénéficie d’une subvention récurrente de 612 000 $ du ministère de la Santé et des Services sociaux pour assurer son exploitation.