De gauche à droite: Josée Ferron (E-Space Solution informatique, coanimatrice de l’atelier), Valérie Jubinville (CALACS de Shawinigan et coanimatrice), France Lavigne (Centre de femmes de Shawinigan), Marie-Ève Lajoie (CALACS de Shawinigan) et Geneviève Langlois (CIUSSS - MCQ).

Nouvel atelier pour les femmes sur la cyberviolence

SHAWINIGAN — Le Centre des femmes de Shawinigan et le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) Entraid’Action viennent de monter un tout nouvel atelier de prévention à la cyberviolence pour les femmes de 18 ans et plus. Cette formation de trois heures vise à mieux les outiller dans leur utilisation des nouvelles technologies et aux comportements sécuritaires à adopter.

Le lancement a été effectué mardi midi, au Centre des femmes de Shawinigan, sur la 5e Rue de la Pointe. C’est d’ailleurs à cet endroit que se déroulera le premier atelier, gratuit, le 10 décembre. Les organisatrices prévoient en présenter cinq autres d’ici juin. La formation s’adresse aux femmes adultes en général, mais aussi aux diverses intervenantes qui les soutiennent. Elle peut être offerte n’importe où entre Shawinigan et La Tuque et peut accueillir entre huit et quinze participantes à la fois.

France Lavigne, coordonnatrice des communications et de la vie associative au Centre de femmes de Shawinigan, rappelle que l’impact des nouvelles technologies se fait sentir au quotidien. «Qu’on parle des 20 textos par jour qui disent: Reviens ma chérie, je ne le ferai plus, la géolocalisation, le chantage sur la diffusion d’images intime... Avant, la violence aux femmes était taboue, mais aujourd’hui, elle se répand avec les nouvelles technologies.»

L’idée de créer cet atelier vient de commentaires de femmes qui fréquentaient l’une ou l’autre de ces associations au cours des derniers mois. Il touche évidemment un volet technologique, avec le règlement de paramètres sur les appareils, mais aussi psychoéducatif, en dévoilant les comportements sécuritaires à adopter.

«C’est un projet qui se distingue par son caractère novateur», observe Geneviève Langlois, chef de service - Services sociaux généraux, zone nord, à la direction du programme de santé mentale adulte et dépendance du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec. En effet, des ateliers semblables sont plus souvent offerts à des adolescentes.

«La demande venait de femmes sur les réseaux sociaux depuis peu et qui sentaient avoir besoin d’outils pour être capables de se sentir bien, en sécurité», explique Marie-Ève Lajoie, intervenante au CALACS de Shawinigan. «Ce n’est pas une question de maturité, mais de connaissances. Encore aujourd’hui, ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise de bien utiliser les réseaux sociaux. Parfois, ce n’est pas un réflexe automatique de penser à se protéger.»

Cette annonce était effectuée dans le cadre des 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes, qui s’amorçaient lundi. Cette période de sensibilisation se conclura le 6 décembre, journée qui marquera le trentième anniversaire de l’attentat contre des femmes à l’École polytechnique de Montréal.