Des difficultés techniques engendrent un nouveau report du lancement du circuit interactif nocturne L’écho des origines, au Centre de la biodiversité du Québec à Bécancour.

Nouveaux délais pour le parcours nocturne du Centre de la Biodiversité

Bécancour — Alors que les aléas de la météo et les caprices de Dame nature avaient déjà forcé le Centre de la Biodiversité du Québec à Bécancour à reporter la présentation du circuit interactif nocturne en forêt L’écho des origines, voilà que ce sont maintenant des enjeux techniques, liés à la programmation et au caractère ambitieux du projet, qui contraignent l’organisation à repousser l’inauguration de l’activité à une date indéterminée, explique Carole Bellerose, directrice du centre.

«On reste très positif, on voit ça comme un délai de construction», soutient Mme Bellerose, qui concède toutefois que la conjoncture du début de la période achalandée des vacances est inopportune. «On est les premiers à avoir hâte, mais on veut présenter quelque chose de parfait», fait-elle valoir.

On se rappellera que le projet est réalisé grâce à des aides totalisant 1 850 000 dollars et qu’il est implanté dans le boisé du Mont-Bénilde. Il vise à faire prendre conscience de l’héritage de la mer de Champlain, de même qu’à mettre en valeur l’histoire et la biodiversité de la Vallée du Saint-Laurent, raconte Mme Bellerose.

Des visiteurs s’étaient déjà procuré des billets pour le parcours qui devait finalement ouvrir le 5 juillet, après un premier report d’un mois. Ceux-ci avaient été contactés afin de remettre à plus tard leur visite puisque des difficultés techniques entourant la synchronicité des équipements posaient problème. Or, cette semaine on reporte à nouveau l’ouverture sans préciser de date. «On ne veut pas faire la même erreur deux fois», indique Carole Bellerose. On choisit donc d’évaluer la situation au jour le jour, sans fixer d’échéance, mais en faisant tout pour que ce soit «le plus tôt possible».

La directrice dit agir dans le respect de sa clientèle. Elle soutient que dans un contexte de tourment entourant la situation de grève à la Sépaq les vacanciers vivent déjà assez d’incertitudes. «On préfère être transparent», déclare-t-elle.

Les difficultés quant à la livraison finale du projet s’expliquent par son caractère innovant, maintient par ailleurs Mme Bellerose. «C’est une nouvelle technologie qui n’a jamais été utilisée au Québec», fait-elle valoir. Si la situation engendre son lot de stress pour l’équipe technique, qui travaille d’arrache-pied pour livrer un produit fini dans les meilleurs délais possibles, la directrice réitère sa confiance à son endroit. «Je n’ai rien à redire contre les fournisseurs», assure-t-elle. Un test général de l’ensemble de l’activité est prévu pour lundi soir (le 22 juillet). On dit souhaiter que celui-ci soit concluant.

Contrairement aux autres circuits nocturnes, comme celui de Foresta Lumina, à Coaticook, L’écho des origines se déploie dans une dynamique d’interaction plutôt que de contemplation, d’où les défis techniques qui occasionnent les retards actuels, commente Mme Bellerose. «Tout est en place. Il reste à arrimer certaines stations entre elles», indique-t-elle.

Les visiteurs ayant effectué une réservation pour les jours à venir recevront minimalement 48 heures d’avis pour avoir un remboursement ou l’option de repousser leur réservation à une date ultérieure, moyennant un rabais compensatoire. On s’affairait vendredi à contacter l’ensemble de la clientèle ayant fait une réservation pour lui faire part de la situation.

Carole Bellerose préfère pour le moment se concentrer à résoudre la problématique actuelle que de mettre son énergie à évaluer les impacts financiers de retards dont on ne connaît pas encore l’issu. Elle souligne toutefois que l’activité est programmée jusqu’en octobre et que de nombreuses infrastructures ont été installées pour le présent projet et que celles-ci sont maintenant des acquis pour des présentations futures.