Le conseil municipal devra bientôt prendre une orientation sur l’avenir du colisée de Trois-Rivières.

Nouveau colisée: absent lundi, MacDonald voudrait se faire entendre

TROIS-RIVIÈRES — L’équipe qui occupera le futur colisée de Trois-Rivières ne sera probablement pas connue mardi prochain, contrairement à ce que l’on aurait pu croire. C’est que les deux équipes dans la course, les Patriotes de l’UQTR et l’équipe de la ECHL, devaient se faire entendre de l’ensemble du conseil municipal lundi à l’occasion d’une réunion spéciale. Or, ce sera impossible pour le promoteur de la ECHL, Dean MacDonald, d’être présent à Trois-Rivières pour faire sa présentation aux élus, dont plusieurs souhaitent qu’on lui donne quand même sa chance de se faire entendre.

M. MacDonald a fait parvenir un courriel à l’ensemble du conseil municipal dans les dernières heures, indiquant qu’il n’a jamais été possible pour lui de se rendre à Trois-Rivières lundi, étant donné que les assises de la East Coast League se tiennent au même moment, lui qui possède déjà une équipe dans ce circuit à Terre-Neuve.

Du même souffle, le promoteur exhorte le conseil municipal de lui permettre de se faire entendre, disant être disponible pour se rendre en sol trifluvien à n’importe quel autre moment afin de rencontrer les élus. Il laisse par ailleurs entendre qu’il serait ouvert à ce que les discussions puissent porter sur l’implantation de son équipe seulement l’année prochaine, si l’échéance serrée devenait problématique.

Pour le maire Jean Lamarche, toutefois, cette correspondance ne change rien au plan de match pour lundi. Une rencontre aura bel et bien lieu, rencontre où les Patriotes auront l’opportunité de présenter leur plan d’affaires. Il n’exclut rien pour la suite des choses.

«Ce qu’on veut, c’est avoir une présentation du projet. Que ce soit en personne ou sur papier, l’objectif est d’avoir une idée précise de ce que les gens veulent faire. Pour le moment, on n’a encore rien eu de la part de M. MacDonald», précise le maire. Rappelons que ce dernier avait demandé à ce promoteur de lui présenter une offre formelle, ce qui n’a toujours pas été fait à ce jour.

Jean Lamarche indique par ailleurs que la Ville demeure toujours dans l’incertitude quant à l’affiliation ou non de ce club de la ECHL à l’équipe des Canadiens de Montréal. «On a eu une lettre d’intérêt, mais cette lettre elle confirmait un intérêt envers la Ville de Trois-Rivières, pas forcément envers le projet de M. MacDonald», soutient-il, rappelant que la vice-présidente exécutive et chef des affaires commerciales du Canadien de Montréal, France Margaret Bélanger, avait affirmé à Radio-Canada Mauricie que l’homme d’affaires n’avait pas vraiment de lien avec l’équipe.

«Ce n’est pas un détail, c’est central dans l’histoire. Les gens voient le logo du Canadien de Montréal sur ce projet-là, mais nous, on n’a aucune certitude que c’est bel et bien le cas», mentionne Jean Lamarche.

Conseillers

Pour leur part, certains conseillers espèrent que malgré l’absence lundi de Dean MacDonald, ce dernier aura l’occasion de se faire entendre en personne. Du même coup, on doute de plus en plus que le conseil ne soit en mesure de prendre une orientation mardi soir.

Le conseiller de Pointe-du-Lac, François Bélisle, estime qu’il est du devoir de la Ville de donner la chance au promoteur de se faire entendre. «Je souhaite entendre ce qu’il a à nous dire, ne serait-ce que par politesse envers un investisseur qui souhaite investir dans notre ville. Il faut aller jusqu’a bout de ce dossier. Par la suite, lorsqu’une décision sera prise, on pourra au moins dire qu’on l’aura prise en toute connaissance de cause», indique M. Bélisle.

Un avis partagé par sa collègue Valérie Renaud-Martin, qui souligne par ailleurs que l’ouverture du promoteur à remettre la discussion de l’implantation de son équipe pour la prochaine saison vient changer la donne. «À mon avis, ça me dit que ça presse encore moins que l’on prenne une décision dans le dossier. Moi, je souhaite entendre ce qu’il a à nous présenter, et si ça veut dire d’attendre un peu, je ne vois pas pourquoi on n’agirait pas ainsi. C’est une décision responsable, selon moi», croit la conseillère municipale.