«Nous avons tenu promesse» (vidéo)

Le caucus du Parti québécois qui se déroulait à Shawinigan ces derniers jours s'est conclu jeudi par une autre salve de subventions en Mauricie et au Centre-du-Québec, totalisant plusieurs millions.
Pour la seule journée de jeudi, plus de 14 millions ont été versés sous forme de subventions ou de   prêts. Cela porte à plus de 75 millions $ la pluie d'annonces faites depuis vendredi dernier. Et ce n'est pas terminé puisque des ministres se sont attardés en région, le temps de faire d'autres annonces vendredi dont trois très importantes dans les secteurs industriel, municipal et de la santé.
Il n'avait qu'à voir la mine réjouie des députés Noëlla Champagne et Luc Trudel pour comprendre à quel point ils étaient satisfaits du travail effectué par leur parti au cours des derniers jours.
Il y a eu les subventions et les prêts distribués généreusement, évidemment, mais aussi, souligne Luc Trudel, les contacts qui ont été établis avec les élus de la région, et enfin, la découverte de la Mauricie et du Centre-du-Québec par des ministres qui y avaient rarement mis les pieds, ce qui devrait contribuer, espère-t-il, à une meilleure compréhension des besoins pour l'avenir.
Même la première ministre a déclaré que le climat s'est amélioré en Mauricie, si on le compare à celui qui régnait immédiatement après son arrivée au pouvoir... et la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2. Partout où ils sont allés au cours des derniers jours, ses ministres et députés ont reçu «un accueil positif», a-t-elle affirmé.
Avant de quitter Shawinigan, la première ministre s'est prêtée au traditionnel point de presse où elle a fait le point sur les dossiers discutés au caucus dont son projet de livre blanc et de consultation sur l'avenir du Québec mais a aussi répondu à quelques questions sur l'état de l'économie de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
C'est un secret de Polichinelle que les péquistes de la région ont apprécié le portrait économique de la Mauricie, publié par Le Nouvelliste la veille de l'ouverture du caucus. Même s'il était sombre, il ne pouvait qu'apporter de l'eau à leur moulin auprès des collègues ministres. Leur message était clair: la Mauricie a besoin d'aide.
D'entrée de jeu, Pauline Marois a répété que son gouvernement avait pris une décision courageuse (de fermer la centrale Gentilly-2) mais non sans impact sur la région, a-t-elle reconnu. «J'avais pris un engagement très clair avec mes collègues que nous allions supporter la région pour qu'elle se diversifie au plan économique et ait la possibilité de générer de nouveaux emplois et de recevoir de nouvelles entreprises. Nous avons tenu promesse. Il y avait un effort supplémentaire à faire ici, comme on l'a fait aussi d'une autre façon en Gaspésie, parce qu'ils étaient très pauvres en terme de taux de chômage.»
Lorsqu'on a fait remarquer à la première ministre que la région était déjà à genou économiquement avant la fermeture de Gentilly-2, à cause entre autres de la crise forestière, et qu'à ce titre les élus de la région estimaient qu'elle devrait pouvoir compter sur une attention soutenue de ses ministres, en plus de la création du fonds de diversification économique, Pauline Marois a répliqué qu'il ne fallait pas sous-estimer ce fonds.
«200 M$ c'est quand même pas rien! Ces 200 millions $ peuvent générer des centaines de millions $ de plus. Évidemment, on vient appuyer ces investissements. Des projets industriels majeurs pourraient aussi être soutenus si ceux-ci sont proposés au gouvernement. Nos mesures fiscales permettent d'aider de grands projets à hauteur de 200 M$ et plus d'investissements, des projets de modernisation d'entreprises, etc. Nous serons au rendez-vous, a-t-elle promis d'un ton rassurant. La porte est grande ouverte. Noëlla et Luc font cheminer régulièrement les projets qui peuvent être intéressants et nos institutions comme Investissement Québec sont à l'affût.»
On a aussi demandé à Pauline Marois quelle était l'importance de la région dans la stratégie électorale du Parti québécois. Elle a rappelé que son parti s'était toujours présenté comme le Parti des régions. «Je continue de l'affirmer sans réserve.»
Elle en a donné comme preuve les politiques de développement régional et les politiques fiscales adoptées par son gouvernement, l'identification des régions ressources, de créneaux d'excellence un peu partout au Québec (pâtes et papier, éoliennes, aluminium, etc.) «Toutes les régions du Québec sont importantes pour nous, car l'occupation du territoire, c'est primordial», a-t-elle conclu.