La consommation d’eau en juin a été deux fois plus élevée qu’en mars à Notre-Dame-du-Mont-Carmel.
La consommation d’eau en juin a été deux fois plus élevée qu’en mars à Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

Notre-Dame-du-Mont-Carmel veut freiner la surconsommation d'eau potable

NOTRE-DAME-DU-MONT-CARMEL — Au cours des derniers jours, plusieurs résidents de Notre-Dame-du-Mont-Carmel se sont étonnés sur les réseaux sociaux de constater que le débit d’eau courante était très faible. La Municipalité attribue ce phénomène à la surconsommation d’eau et envisage d’ailleurs de rendre plus contraignant son règlement sur l’arrosage afin d’éviter que cette situation se produise trop souvent.

Le maire de la Municipalité, Luc Dostaler, assure en tout cas que ce n’est pas en raison d’un manque d’eau ou d’une fuite sur le réseau d’aqueduc.

«Le réservoir n’est pas vide, on peut suivre son niveau en temps réel. Mais si toutes les champlures sont ouvertes en même temps dans la municipalité, c’est normal qu’il n’y ait plus de pression», soutient-il.

M. Dostaler rappelle que comme de nombreuses villes et municipalités en Mauricie, une interdiction d’arrosage avait été décrétée au cours des dernières semaines en raison de la surconsommation d’eau potable. La quantité d’eau utilisée par les Montcarmelois en juin était le double de celle consommée en mars, indique le premier magistrat. Il semble d’ailleurs que cette interdiction a été respectée par bon nombre de citoyens: la consommation d’eau a diminué d’«au moins 15 %», mentionne M. Dostaler. Malheureusement, il semble que depuis sa levée, la surconsommation d’eau est redevenue monnaie courante.

«Quand on lève une interdiction d’arrosage, ça crée une demande supplémentaire, on est au fait de cette situation», concède M. Dostaler.

Deux jours par semaine?

En raison de ce problème persistant, la Municipalité compte se pencher d’ici peu sur son règlement sur l’arrosage pour le rendre plus sévère.

«On fonctionne déjà sur le mode pair/impair, ce qui fait que chaque citoyen peut arroser trois à quatre fois par semaine. On veut assurément ramener ça à moins. Est-ce que ça passera à deux jours d’arrosage par semaine? C’est à voir», avance M. Dostaler.

Ce dernier rappelle par ailleurs que la Municipalité doit rendre des comptes au gouvernement, qui exige du milieu municipal une gestion plus stricte de la consommation d’eau potable de ses citoyens. La succession de canicules depuis le début de l’été révèle par ailleurs la nécessité de revoir des façons de faire, ajoute-t-il.

«On a déjà vécu deux canicules et on s’en va dans une troisième. Ça donne des situations extraordinaires et ça montre qu’il faut qu’on revoie notre réglementation», confirme-t-il.

Pare-étincelles obligatoire

Les canicules n’affectent pas seulement la consommation d’eau, mais aussi les risques d’incendie de forêt. Au cours des dernières semaines, plusieurs feux se sont d’ailleurs déclarés dans la région. Cela aurait pu être le cas, lundi après-midi, dans le secteur du lac Doucet. Il s’agissait toutefois d’une fausse alerte.

«Un citoyen inquiet nous a appelés parce qu’il a vu de la fumée dans le bois, au nord du lac, explique Yves Landry, directeur du service incendie de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. C’est possiblement quelqu’un qui a fait brûler quelque chose qui brûle rapidement, comme du carton. Mais nous n’avons rien trouvé sur place, nous n’avons pas eu à intervenir. Heureusement, parce que sinon, ça nous aurait certainement pris l’aide de la SOPFEU.»

M. Landry craint d’ailleurs que l’indice de danger d’incendie n’augmente davantage en raison de la canicule. Mardi après-midi, la SOPFEU (Société de protection des forêts contre le feu) indiquait sur son site internet que le danger d’incendie en Mauricie était «très élevé».

Afin de minimiser les risques qu’une telle catastrophe se produise à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, le conseil municipal a modifié lundi son règlement encadrant les feux à ciel ouvert. À partir du mois d’août, les feux récréatifs dans des foyers extérieurs devront être munis d’un pare-étincelles. Par ailleurs, pour les feux en dehors d’un tel foyer, pour brûler des branches après le défrichage d’un terrain, par exemple, il faudra demander un permis de brûlage à la Municipalité.