Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay se dit ému et touché par l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Notre-Dame de Paris: «C’est pas juste de la pierre»

TROIS-RIVIÈRES — Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay, recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, s’est dit bouleversé par les images de la cathédrale Notre-Dame de Paris en flamme. «Une église demeure un symbole du désir humain de fraterniser, d’être en communion avec plus grand que nous, avec Dieu, avec les autres. Une église c’est pas juste de la pierre, c’est profondément humain et spirituel», fait-il valoir.

Mgr Tremblay soutient par ailleurs que le triste événement vient rappeler le caractère fragile du patrimoine humain et religieux. Pour lui, le monument parisien revêt une dimension historique exceptionnelle. «La basilique Notre-Dame de Paris a 850 ans», relate-t-il, «elle a traversé les deux guerres mondiales, elle a traversé toutes les épreuves de l’histoire de France».

Or, pour l’évêque, c’est aussi la vocation religieuse de l’endroit qui confère à l’événement un aspect encore plus profond. «Pour les chrétiens, les églises sont des lieux importants, ce sont des lieux sacrés, ce sont des lieux où les gens vivent quelque chose de l’ordre de ce qu’ils ont de plus intime et de plus profond. C’est des lieux de mémoire, des lieux d’expériences inoubliables. Pour tant et tant de gens, c’est pas juste un décor, c’est pas juste un rappel historique, c’est un rappel existentiel personnel, ça rejoint, pour des générations de gens, un lieu où ils ont vécu des choses qui leur ont fait du bien, dans des moments de joie ou dans des moments d’épreuve», explique-t-il.

Si l’incendie de Paris doit nous interpeller sur la fragilité de notre patrimoine religieux et que nul n’est à l’abri d’un tel incident, Mgr Tremblay ne veut pas non plus s’aventurer au jeu des comparaisons.

Il souligne d’abord que les causes du sinistre parisien restent à déterminer et que les questions liées à la prévention des incendies ne sont évidemment pas les mêmes dans un monument de 850 ans que celles qui préoccupent les autorités concernées à Notre-Dame-du-Cap, où les installations ont une cinquantaine d’années.

Joint à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, où il était de passage, Mgr Tremblay affirme que pour l’instant ses pensées et ses prières vont vers les Parisiens. «C’est très émouvant, c’est très touchant», laisse-t-il tomber.