De gauche à droite, les membres du comité du Réseau social Montauban: (arrière) Sonia Delisle, présidente; France Lafleur, présidente; Josée O’Bomsawin, administratrice; (avant) Johanne Lefebvre, agente de mobilisation; Ginette Bourré, vice-présidente et Valérie Roche-Lavoie, administratrice.
De gauche à droite, les membres du comité du Réseau social Montauban: (arrière) Sonia Delisle, présidente; France Lafleur, présidente; Josée O’Bomsawin, administratrice; (avant) Johanne Lefebvre, agente de mobilisation; Ginette Bourré, vice-présidente et Valérie Roche-Lavoie, administratrice.

Notre-Dame-de-Montauban se dote de son propre réseau social

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
NOTRE-DAME-DE-MONTAUBAN – Oubliez Facebook, Twitter ou Instagram: Notre-Dame-de-Montauban a dévoilé mardi matin son propre réseau social dont l’objectif est de rendre sa vitalité au village en bâtissant des actions collectives et en sensibilisant la communauté à la réalité montaubaine par le biais d’une meilleure communication et par le développement d’une vie sociale plus active.

Le projet Réseau social Montauban permettra principalement de mettre sur pied des stratégies d’action pour améliorer la mobilisation et la vitalité du milieu, d’assurer un leadership local pour solliciter l’émergence de projets citoyens, d’accompagner les organisations dans leurs projets de lutte à l’exclusion sociale et à la pauvreté, d’identifier et de faire la promotion des opportunités offertes et des avantages qui favorisent la participation citoyenne, d’assurer le lien entre les citoyens et les organisations du milieu pour devenir incontournable et d’informer les citoyens sur les pratiques et outils visant une meilleure sécurité alimentaire.

L’initiative, qui a pris racine après une concertation citoyenne en juillet 2019, bénéficie d’une aide financière de 172 000 $ sur trois ans de la part du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale via le Fonds québécois d’initiatives sociales.

La présidente du Réseau social Montauban, Sonia Delisle, se réjouit de la collaboration des différents acteurs pour en venir au dévoilement du projet.

«C’est le résultat du travail d’une vingtaine de citoyens qui se sont réunis et consultés pour améliorer le dynamisme local de Montauban», souligne-t-elle. La MRC de Mékinac, la CDC de Mékinac, le Centre de services scolaire de l’Énergie, le CIUSSS Mauricie – Centre-du-Québec et la Municipalité se sont également impliqués dans le projet.

Un besoin essentiel se trouve ainsi comblé, selon le maire Serge Deraspe.

«C’est une très bonne nouvelle. Nous bénéficierons maintenant d’une ressource au quotidien pour les initiatives sociales. Nous savons que nous vivons des situations difficiles, mais nous avons un potentiel énorme et toutes les possibilités de s’en sortir», assure-t-il, d’un ton confiant.

La ressource en question se nomme Johanne Lefebvre et sera l’agente de mobilisation du Réseau social.

«Le Réseau mettra de l’avant des projets comme l’élaboration d’une serre municipale, un projet de jardinage avec l’école La Passerelle, la distribution d’arbres fruitiers comestibles dans les domiciles et éventuellement, quand la COVID-19 le permettra, des ateliers culinaires. Tout ça pour lutter en priorité contre la pauvreté et l’exclusion sociale», explique Mme Lefebvre.

Le préfet de la MRC de Mékinac, Bernard Thomson, abonde dans le même sens que le maire Deraspe: il faut soutenir les municipalités et leur dynamisme.

«Je suis très sensible aux problèmes démographiques de la région. Quand je vois des gens former des réseaux, se prendre en main, on est capable de les aider, c’est notre devoir de MRC», a-t-il soutenu, affirmant du même coup que plusieurs autres municipalités auraient avantage à prendre en exemple le projet de Réseau social Montauban.