L’avenue Montesson à Bécancour a été inondée, dimanche après-midi, en raison d’un embâcle sur la rivière. L’embâcle a cependant cédé en début de soirée, ce qui a fait en sorte que l’eau s’est retiré de la chaussée.

Niveau des cours d'eau: sur le qui-vive pour 24 à 48 heures

TROIS-RIVIÈRES — Les impacts des précipitations qui tombent sur la région depuis dimanche sur le niveau des cours d’eau ne devraient pas se faire sentir avant 24 ou 48 heures. D’ici là, les autorités demeurent sur le qui-vive et sont prêtes à intervenir dans l’éventualité où des inondations se produisent.

Même si elle ne crie pas victoire trop vite, la Sécurité civile indique que les niveaux des différentes rivières de la Mauricie et du Centre-du-Québec ne sont pas critiques pour l’instant. Il reste donc encore de la place pour que puisse s’y écouler l’eau qui tombe du ciel depuis dimanche ainsi que celle provenant de la fonte des neiges. Néanmoins, des équipes se sont rendues à différents endroits généralement inondés en cette période de l’année afin d’évaluer la situation et établir un plan d’intervention si nécessaire.

Le secteur de la route Langue-de-terre à Maskinongé, qui est pratiquement touché par les inondations chaque printemps, a notamment été visité. Les sous-sols d’une dizaine de maisons du secteur situé au confluent de la rivière Maskinongé et du lac Saint-Pierre étaient d’ailleurs déjà inondés lundi après-midi.

«L’eau monte tranquillement, mais il n’y a rien d’alarmant pour l’instant», note le porte-parole de la direction régionale de la Sécurité civile, Bernard Létourneau. Il ajoute que la situation est la même aux autres endroits qui sont généralement sous surveillance en cette période de l’année.

En ce qui concerne les inondations sur les avenues de l’Anse et Montesson à Bécancour qui ont été causées, dimanche, par un embâcle sur la rivière Bécancour, la Sécurité civile mentionne que finalement une seule résidence a été inondée. L’embâcle a d’ailleurs cédé en début de soirée dimanche. La situation est donc revenue à la normale à cet endroit.

«Les autres résidences où de l’eau s’est retrouvée sur les terrains sont munies de vides sanitaires et leurs propriétaires sont habitués au coup d’eau au printemps», explique M. Létourneau.

Ce dernier indique de plus que les risques d’embâcle sont minimes, car les glaces sont minces sur la rive nord et que les embouchures des rivières sur la rive sud sont pratiquement toutes dégagées.

«Mais il reste beaucoup de neige à fondre sur la rive nord», tient-il à préciser.