La mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois.

Nicolet: la Ville nie des rumeurs sur l'industrie du pot

Au moment même où les usines de pot se rapprochent de Louiseville et Trois-Rivières, voilà que Nicolet tient à nier des rumeurs de projets impliquant la Ville. Loin de rechercher ce type d'industrie, la mairesse ne ferme toutefois pas la porte à son implantation éventuelle.
«On associe la Ville à des projets qui se passent dans la municipalité alors que la Ville n'a absolument rien à voir là-dedans. Ça fait un petit bout de temps qu'on voyait ça aller, mais on ne considérait pas que c'était problématique. Mais là, vraiment, les gens associent la Ville à leurs démarches, ça commence à inquiéter les citoyens, donc, on a cru bon de faire une petite mise au point», a expliqué au Nouvelliste Geneviève Dubois.
D'ailleurs, le communiqué émis par le Service des communications à la suite d'appels de citoyens sur l'industrie du cannabis se lisait comme suit: «La Ville de Nicolet informe la population qu'en aucun cas, elle ne s'associe, ni qu'elle ne mandate ou qu'elle s'implique avec toute entreprise ou individu en lien avec la culture, le trafic ou la vente de marijuana».
Confirmant qu'aucun promoteur n'avait approché la Ville, la mairesse de Nicolet admet ne pas savoir à quel point le projet en question est sérieux. «C'est sûr, on le voit un peu partout, il y a des opportunités qui poussent, mais je ne sais pas si c'est sérieux ou pas. Contrairement à M. Deshaies à Louiseville qui a vraiment ouvertement invité les gens à venir construire des usines, nous, à la Ville, on n'est pas en mode démarchage non plus pour ce type d'entreprise là, que ce soit pour la culture, la vente ou peu importe», précise-t-elle. 
Du même souffle, cette dernière dit «ne pas être complètement fermée à l'idée». «On n'est pas non plus en mode proaction. On attend de voir si la loi va bel et bien passer avant de mettre de l'énergie, mais à partir du moment où la loi va être passée, on va devoir vivre avec ça. On n'est pas fermé, mais on n'est pas non plus en mode séduction», renchérit la mairesse.
Sa directrice du Service des communications, Aline Blais, rappelle à la population que la culture, le trafic ou la vente de cannabis sont illégaux selon le Code criminel du Canada. «À la Sûreté du Québec, une ligne INFOCRIME, 1 800 771-1800, reçoit, de façon confidentielle, toute dénonciation à ce sujet», a-t-elle conclu.