De la pyrrhotite a été découverte dans la partie de la caserne de Nicolet construite en 2005.

Nicolet: de la pyrrhotite à la caserne

NICOLET — La séance régulière du conseil municipal de Nicolet fut particulièrement bien remplie, lundi, avec l’annonce de la présence de pyrrhotite à la caserne de pompiers et le dépôt d’une pétition de la part de résidents du bas de la rivière, inquiets du mur de glace qui s’est formé lors de la débâcle de janvier dernier.

D’abord, les élus ont confirmé la présence de pyrrhotite dans les fondations et les murs de l’édifice qui abrite le Service de sécurité incendie, soit la portion construite en 2005. La partie des Travaux publics érigée en 2008 n’est cependant pas atteinte par ce problème qui est donc concentré uniquement du côté caserne.

En l’absence de la mairesse Geneviève Dubois, le maire suppléant, Stéphane Biron, en a profité pour expliquer les différentes mesures prises par la Ville de Nicolet pour assurer le suivi à ce nouveau dossier de pyrrhotite à la suite du rapport d’inspection.

«D’abord, nous avons désigné une entreprise pour faire un suivi de la dégradation de l’édifice, comme bien d’autres institutions l’ont fait jusqu’à maintenant. Nous avons également profité de la séance publique pour mandater la firme d’avocats Lambert et Therrien pour nous représenter dans ce dossier. Celle-ci a développé l’expertise nécessaire sur ce sujet assez complexe et verra à représenter nos intérêts concernant la pyrrhotite présente à la caserne de pompiers nicolétaine», a-t-il expliqué.

Celui-ci souligne que le Centre-du-Québec n’échappe pas à ce fléau tant au niveau domiciliaire, où un certain nombre de cas sont maintenant répertoriés, qu’au sein d’institutions comme la Ville de Nicolet ou l’École nationale de police du Québec.

Du même coup, M. Biron a rappelé que pour les propriétaires de maisons admissibles au programme d’aide, le gouvernement du Québec a d’ailleurs annoncé la semaine dernière avoir fait débloquer la somme de 300 000 $ pour le territoire de la MRC de Nicolet-Yamaska.

«On n’en est pas à une démolition immédiate. On n’est pas en danger. On a voulu s’inscrire tout de suite à un recours, la jurisprudence étant assez favorable», a-t-il indiqué lors de la réunion publique.

Par ailleurs, des résidents du bas de la rivière ont déposé une pétition de quelque 200 signataires pour demander à la Ville de s’attaquer au problème du mur de glace qui s’est formé lors de la débâcle de janvier dernier.

«La chaussée de la rue St-Jean Baptiste qui s’affaisse dangereusement d’année en année menace la sécurité des utilisateurs et celle des habitants du secteur», a fait savoir le porte-parole du comité, François Caron.

Le porte-parole du Comité des riverains du bas de la rivière et représentant du Club nautique de la Batture, François Caron.

De plus, il a fait allusion à l’ouverture béante de la brèche qui laisse entrer les vagues provenant du lac par vents ouest, «faisant des dommages considérables aux installations du Club nautique de la Batture et aux berges des voisins».

«L’île Moras qui protège les terrains des riverains contre l’érosion toujours par vents ouest et qui protège le chenal navigable entre le fleuve et la marina se détériore à vue d’œil. La disparition prévisible de cette île laisse présager la fin de l’accès à la rivière Nicolet et la disparition des terrains, donc, par le fait même, des riverains du bas de la rivière», soutient M. Caron.

Le maire suppléant a informé les nombreux citoyens présents que le mur de glace faisait l’objet d’une vigie constante. «S’il y a aggravation, on va intervenir rapidement», a-t-il assuré.