Claude Grenier, , conseiller du district des Montagnes et président de la Commission sur l’aménagement du territoire et du développement durable, mentionne que l’analyse n’est pas encore terminée.

Nettoyage des bateaux: la Ville étudie plusieurs scénarios

SHAWINIGAN — La nouvelle station de nettoyage de bateaux ne sera probablement pas située tout près de la marina. La Ville de Shawinigan étudie actuellement divers scénarios, dont celui selon lequel cet arrêt obligatoire se ferait avant l’arrivée au lac des Piles.

Cette procédure doit entrer en vigueur le 1er mai. Étant donné que le lac des Piles constitue l’une des deux principales sources d’eau potable de la ville, l’administration municipale souhaite imposer le lavage obligatoire des bateaux avant leur mise à l’eau, afin d’éviter la contamination de plantes indésirables venant d’ailleurs.

La politique vise autant les riverains que les visiteurs. Elle devait entrer en vigueur le 1er septembre, mais le conseil municipal a finalement décidé de se donner quelques mois de plus, notamment pour déterminer la localisation de la station de lavage.

Les moyens utilisés pour faire respecter cette nouvelle consigne font également partie de la réflexion.

La Ville possède un terrain le long du chemin du lac-des-Piles, juste avant l’accès à la marina. Il s’agissait d’un site clairement visé pour l’établissement de la station de lavage.

Le nouveau propriétaire de la marina, Danny Umansky, ne ferme pas la porte à cette possibilité, préférant d’abord en discuter avec l’administration municipale.

«Nous trouvons tous important, au lac des Piles, de procéder au lavage des bateaux avant leur mise à l’eau», reconnaît-il. «Nous tenons à conserver l’intégrité du lac. Nous voulons respecter l’environnement.»


« Nous trouvons tous important, au lac des Piles, de procéder au lavage des bateaux avant leur mise à l’eau. Nous tenons à conserver l’intégrité du lac. Nous voulons respecter l’environnement.  »
Danny Umansky

Or, ces opérations de nettoyage pourraient entraîner des rejets d’eaux usées dans le lac, ce qui incite la Ville à analyser d’autres emplacements.

Elle possède notamment un vaste terrain sur le chemin des Pionniers, à l’intersection du chemin du lac-Chrétien, qui serait très bien situé pour cette procédure de nettoyage. Le centre communautaire Chanoine-Langevin, sur le chemin de Sainte-Flore, fait aussi partie des possibilités.

Claude Grenier, conseiller du district des Montagnes et président de la Commission sur l’aménagement du territoire et du développement durable, mentionne que l’analyse n’est pas encore terminée.

«Il faut trouver un autre site, mais l’endroit n’est pas encore déterminé», commente-t-il. «Notre politique de lavage de bateaux est importante pour sauvegarder le lac. Le site n’est pas choisi. Il faut trouver un endroit approprié, qui sera conforme à l’environnement. Rien n’est encore réglé, mais il faut trouver une solution, parce qu’on ne peut pas le faire où nous l’avions prévu.»

Joan Hamel, présidente de l’Association des résidents du lac des Piles, sait que la Ville regarde ailleurs.

«Il y a des propositions sur la table. Je pense que la station ne sera pas au lac des Piles. Nous n’avons pas un terrain pour ça en haut de la marina. On ne peut pas faire des lavages de bateaux et que cette eau se retrouve dans le lac. On ne serait pas gagnant avec une procédure semblable. Les terrains du lac des Piles ne seraient pas appropriés.»

Une préoccupation qui retient également l’attention de la conseillère du district de la Rivière, Nancy Déziel.

«Il faudrait un système de traitement d’eau rattaché au nettoyage de bateaux pour éviter que les contaminants s’en aillent dans le lac», fait-elle remarquer.

«C’est exactement ce qu’on veut éviter! Le Service de l’aménagement du territoire travaille là-dessus.»