Le président du Conseil du Trésor, Pierre Moreau.

Négos avec les ingénieurs: Moreau dit non

Après les avocats de l'État en février et les travailleurs de la construction en mai, ce pourrait être bientôt au tour des ingénieurs en grève de faire l'objet d'une loi spéciale forçant leur retour au travail.
Les 1400 ingénieurs de l'État, en grève depuis le 24 mai, ont rejeté la dernière offre du gouvernement, présentée la semaine dernière.
Constatant l'impasse entre les deux parties après deux ans et demi de négociations infructueuses, le syndicat qui représente les ingénieurs employés par l'État a demandé au gouvernement de nommer un arbitre indépendant dans le dossier.
Le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau, a déclaré qu'il n'était pas question de faire appel à un arbitrage liant les parties, déclarant par communiqué, lundi soir, que le gouvernement du Québec «ne sous-traitera pas à un tiers son droit de gérance».
M. Moreau s'est dit étonné de l'absence d'une contre-offre à la «septième offre présentée» par le gouvernement la semaine dernière, laquelle répondait spécifiquement, selon lui, aux recommandations de la commission Charbonneau relatives à l'expertise interne.
Le président du Conseil du trésor a invité l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) à revoir sa position et à retourner rapidement à la table des négociations. Les ingénieurs savent qu'ils s'exposent à se voir imposer dans les jours qui viennent une loi spéciale de retour au travail, alors que la présente session parlementaire prend fin vendredi.