L’activité de mobilisation syndicale n’affectera pas les services aux élèves.
L’activité de mobilisation syndicale n’affectera pas les services aux élèves.

Négociations: l’éducation prévoit un «Black week-end»

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Les syndicats du réseau scolaire affiliés à la CSQ, en Mauricie, se mobiliseront ce week-end, du 27 au 29 novembre, dans le cadre d’une action de mobilisation régionale qu’ils veulent «visible et positive» sous le thème «Black week-end», inspiré du Vendredi fou (Black Friday).

À l’occasion de leurs achats dans les commerces de la région, ce week-end, les syndiqués porteront en effet t-shirts et couvre-visages sur lesquels on pourra lire: «Il faut que ça change maintenant.»

Les professionnels, le personnel de soutien et les enseignants affirment avoir besoin de grands changements dans leurs conditions de travail.

«La détérioration de nos conditions de travail fait en sorte que le personnel déserte notre réseau et l’employeur peine à attirer des professionnels pour aider les élèves», indique Alexandra Vallières, présidente du SPPECCQ. Selon elle, il est impératif de mettre en place des seuils de services professionnels pour garantir l’accès aux services à tous les élèves.

Du côté du personnel enseignant, on souligne la lenteur du gouvernement à négocier pour régler les problèmes qui sont vécus en classe, pandémie ou pas.

«Nos revendications vont bien au-delà de nos conditions de travail. Elles peuvent aussi améliorer les conditions d’apprentissage des élèves», souligne de son côté Chantal Légaré, présidente du Syndicat de l’enseignement de la Mauricie. Les revendications portent notamment sur la composition des classes et sur les élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage.

Le personnel de soutien, lui, veut être reconnu par le gouvernement. «Il doit savoir que nous existons, autant en temps de négociation qu’en temps de pandémie», souligne Mathieu Laforme, président du SESM.

L’activité de visibilité organisée par les syndicats «ne touche pas les services aux élèves. Nous souhaitons grandement avoir une écoute attentive à la table de négociation et voir le gouvernement passer à l’action pour améliorer les conditions de travail de tous ses employés», plaide Mme Cousin en soulignant qu’en éducation, en ce moment, «tout le monde est à bout de souffle».