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Sans contrat de travail depuis un an, les employés de la fonction publique ont manifesté la semaine dernière.
Sans contrat de travail depuis un an, les employés de la fonction publique ont manifesté la semaine dernière.

Négociations dans la fonction publique: des votes de grève à l’horizon

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
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Très déçu de la position du gouvernement du Québec dans les présentes négociations avec les employés de l’éducation, de la santé et de la fonction publique, le Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers de la Mauricie et du Centre-du-Québec, à l’instar des autres syndicats affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) impliqués dans les pourparlers, demandera prochainement à ses membres de voter sur un mandat de grève.

Ces derniers seront en effet invités à se prononcer, lors d’assemblées générales spéciales prévues les 4 et 5 mai prochain, sur la possibilité de faire la grève pendant un nombre de jours illimités – selon un calendrier qui reste à être déterminé – afin de mettre de la pression sur le gouvernement.

Selon le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers de la Mauricie et du Centre-du-Québec (SPPSAM – MCQ), Pascal Bastarache, la dernière offre salariale déposée par le gouvernement Legault est une «véritable insulte». La semaine dernière, la présidente du Conseil du Trésor et députée de Champlain, Sonia LeBel, a en effet indiqué que Québec était prêt à bonifier de 1 % son offre salariale à ses quelque 550 000 employés, mais seulement si l’inflation dépasse les 5 % sur trois ans qu’il offrait déjà.

Rappelons que les syndiqués de l’État sont sans contrat de travail depuis un an et que Québec en est à sa troisième offre aux employés des secteurs publics, alors que les deux dernières remontent à décembre 2019 et mai 2020.

«Malheureusement, il n’y avait pratiquement rien de nouveau dans cette fameuse troisième offre. Les travailleurs du secteur public ont été assez patients. On comprenait que nous étions dans une conjoncture difficile en lien avec la pandémie. […] Il n’y a aucune ouverture de la partie patronale à négocier, malgré ce que le gouvernement dit publiquement», déplore M. Bastarache, dont le syndicat regroupe plus de 7000 travailleurs de la santé.