Simon Parent, un des propriétaires du Sanatorium, est entouré des employés guatémaltèques qui sont venus prêter main-forte pour la saison des fraises.

Multiplication des projets au Sanatorium

Il y en a eu du travail au Sanatorium de Lac-Édouard depuis quatre ans. Le site a repris vie, plusieurs bâtiments ont été retapés dans le respect de leur histoire, les légumes abondent, les champs de fraises qui ont attiré les trois hommes d'affaires continuent de pousser et les projets ne cessent de se multiplier sur le site qui attire désormais plus de touristes que de chasseurs de fantômes.
Le jardin de démonstration du Sanatorium.
«Ce qu'on prépare pour l'an prochain, c'est d'avoir une mini-ferme, une belle volière, de mettre en valeur nos jardins de démonstration... Il y a des choses à raconter aussi sur l'architecture. Tout ça va servir à alimenter un tour guidé. C'est prévu pour l'an prochain, mais ça fait déjà un an qu'on le travaille», a lancé Simon Parent, un des trois propriétaires du Sanatorium historique Lac-Édouard.
Avant de proposer une telle offre touristique, on s'affaire à préparer les lieux pour recevoir les gens à dormir et à manger. Le deuxième étage de la maison d'accueil subit actuellement une véritable transformation.
«On met le paquet. On a beaucoup de potentiel, mais il y avait une problématique au Lac-Édouard au niveau de l'hébergement et de l'alimentation. Il y en a, mais pas assez pour recevoir un flot touristique. On veut se distinguer. On ne parle pas de restaurant, mais plutôt d'un café-musée avec le centre d'interprétation. On a toutes sortes de produits particuliers qu'on pourrait servir à une table, et encore là raconter l'histoire.»
Ce dernier fait référence aux produits qui poussent dans les jardins qui entourent les bâtiments et qui décorent la maison d'accueil. D'ailleurs, le Sanatorium est désormais en mesure de gérer un produit alimentaire, de la ferme à la table.
«Au niveau de la production, on est allé chercher des produits supplémentaires aussi, dont la salle à semis et la pépinière à l'extérieur», note M. Parent.
Il y a aussi eu des investissements au camping éco station boréale, un camping géré directement sur le site du Sanatorium. On veut désormais attacher des activités de tourisme d'aventure. 
«On a un projet de déposé au ministère des Ressources naturelles pour développer un réseau de canot-camping», a-t-il fait savoir.
Les fraises du Lac-Édouard
C'est d'abord et avant tout pour la culture des fraises que le site du Sanatorium a trouvé preneur. Un essai qui, quatre ans plus tard, rapporte.
«C'était un défi d'horticulteur. L'idée ce n'était pas de faire des fraises de plus, c'était de faire des fraises autrement. On a réalisé dès le premier essai que les fraises étaient plus savoureuses à Lac-Édouard», note Simon Parent.
Ce dernier espère pouvoir récolter 50 000 livres de fraises cette année «dans le meilleur des mondes».
«Il peut par contre se passer bien des choses entre l'objectif et le résultat final. C'est un bon volume et curieusement il y a une bonne partie de ces volumes qui passe à La Tuque», note-t-il.
Pour en arriver là, il y a eu, et il y a encore des défis. On parle notamment de la fertilité des sols.
«On est dans du sable de plage dans certaines sections et il y a peu de matières organiques disponibles. C'est une problématique», confirme Simon Parent.
Les dirigeants du Sanatorium vont donc lancer un autre projet pilote. Ils vont ramasser les résidus compostables. 
«On le fait déjà au camping, à la ferme ici, mais là on va l'ouvrir à toute la communauté. Ça coûte cher ramasser les déchets à Lac-Édouard. Si l'on pouvait réduire les déchets, on économiserait socialement parlant, mais on réglerait aussi notre problème d'approvisionnement en matière organique. On récupère le papier de la même façon pour faire des bûches écologiques pour chauffer nos habitations».
Les scabieuses géantes sont nombreuses au Sanatorium.
Des fleurs d'autrefois
L'immense site du Sanatorium réserve encore de belles surprises aux propriétaires. Simon Parent a d'ailleurs découvert, en faisant un inventaire écologique qui se trouvait sur le terrain, des fleurs d'une autre époque.
«Il s'est mis à sortir des fleurs qu'on n'arrivait pas à identifier. [...] On est rendu à une dizaine d'espèces d'autrefois. On parle aussi d'espèces oubliées, notamment, la scabieuse géante», raconte-t-il.
Les dirigeants veulent promouvoir l'entreprise et sa mission en rendant disponibles au public ces plantes-là qui vont raconter l'histoire du Sanatorium.