Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé.

MRC de Maskinongé: un surplus utile

L'utilisation d'une somme de 100 000 $ provenant du surplus accumulé de la MRC de Maskinongé dans la composition de son budget de 2016 vient une fois de plus à sa rescousse afin de limiter l'impact de différentes contraintes budgétaires.
Le conseil des maires vient d'adopter un budget équilibré de 6 610 454 $, une majoration minime de 1,45 % par rapport au budget de 2015. Mais contrairement à 2015, la MRC doit se passer d'un montant de 415 000 $ dans sa colonne des revenus.
L'année qui s'achève est la dernière comprise dans une entente de 14 ans résultant de la fusion municipale de 2002. Cette entente permettait à la MRC de toucher ces 415 000 $ par année en redevances pour le parc national de la Mauricie. Cette somme disparaît des revenus de la MRC en 2016, elle qui doit faire face à une augmentation de dépenses de 126 523 $ reliée à la modernisation du service d'évaluation.
«On le sentait venir, mais c'est une dépense de plus pour la MRC. Et pour le 415 000 $, il a fallu renflouer ça. On a quand même adopté un budget équilibré pour 2016. C'est un budget responsable, avec tout ce qui nous arrive. Mais on a réussi à avoir un budget équilibré en travaillant: on a regardé toutes les possibilités. Il a fallu compresser», admet Robert Lalonde, le préfet de la MRC de Maskinongé.
L'application d'argent provenant du fonds de développement du territoire a aidé la MRC à trouver des revenus. La gymnastique financière effectuée par la MRC a permis de limiter la hausse des coûts d'exploitation à 3 %.
Cette bonification des coûts d'exploitation sera couverte par les quotes-parts des municipalités. À ce chapitre, une seule municipalité échappe à une hausse.
La participation de Saint-Édouard-de-Maskinongé sera en baisse de 15,1 % par rapport à 2015. Lors de l'établissement des quotes-parts pour le budget de 2015, Saint-Édouard avait subi une hausse importante, soit de 12 %, parce qu'elle devait faire face à une rénovation cadastrale. Cette dépense ponctuelle a disparu en 2016.
À l'autre bout du spectre se trouvent Saint-Léon-le-Grand et Maskinongé. La première doit budgéter une quote-part en augmentation de 19,5 %. L'appréciation est reliée à un bond substantiel de sa richesse foncière uniformisée, celle-ci passant de 97,3 millions de dollars à 115,6 millions de dollars.
Avec une participation en croissance de 18,8 %, Maskinongé arrive en deuxième place des municipalités ayant les plus importantes hausses de quote-part. La municipalité doit composer avec une modernisation de son rôle d'évaluation.
Dix membres de la MRC de Maskinongé ont une quote-part affichant une hausse inférieure à 10 %.