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Une régie de sécurité incendie est sur le point de voir le jour au sein de la MRC de Maskinongé.
Une régie de sécurité incendie est sur le point de voir le jour au sein de la MRC de Maskinongé.

MRC de Maskinongé: la régie de pompiers en voie d’être formée

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
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La régie de sécurité incendie de la MRC de Maskinongé est en bonne voie d’être formée. Les conseils de Saint-Mathieu-du-Parc, de Charette, de Saint-Boniface et de Saint-Paulin ont donné leur aval à ce projet de regroupement, alors que celui de Saint-Étienne-des-Grès devrait en faire autant lors de sa séance de lundi prochain.

Saint-Mathieu, Charette et Saint-Boniface ont adopté une résolution en ce sens mardi lors de leur séance du conseil d’avril. Saint-Paulin a fait de même mercredi. Tout le monde s’entend pour dire que le regroupement des services de pompiers est l’orientation à prendre.

Josée Magny est la mairesse de Saint-Mathieu-du-Parc.

«La principale raison d’accepter le regroupement est de mieux rencontrer le schéma de couverture de risque concernant le nombre de pompiers sur une intervention, explique Josée Magny, mairesse de Saint-Mathieu. On n’a pas tant de misère à recruter chez nous, mais ce ne sont pas tous les pompiers qui se présentent sur une intervention, car ils travaillent. Au niveau de la prévention, c’est intéressant, tout comme pour l’entretien des équipements et la gestion des ressources humaines.»

«Ça va régler le problème de recrutement, laisse entendre Claude Boulanger, maire de Charette. Avec un regroupement à cinq, on va avoir un bassin intéressant de pompiers. Chez nous, on n’a pas de problème de recrutement, on a une très bonne brigade. Mais il faut penser à demain et à après-demain.»

Le maire de Charette, Claude Boulanger.

M. Boulanger croit qu’une telle régie amènera aussi l’avantage des achats regroupés, une opinion partagée par Pierre Desaulniers, le maire de Saint-Boniface.

«Il y aura des économies à long terme par le regroupement d’achats. C’est une bonne affaire pour le recrutement des pompiers, on aura un état-major avec des gens à temps plein. Le service risque d’être meilleur par la force du regroupement. L’équipement sera à la fine pointe de la technologie. Je suis vendu à cette idée», raconte M. Desaulniers, qui s’attend à ce que la régie accueille dans l’avenir d’autres municipalités de la MRC de Maskinongé.

Pierre Desaulniers, maire de Saint-Boniface.

«Ce sera un meilleur service, croit Claude Frappier, le maire de Saint-Paulin. On pourra avoir un préventionniste qui fera le tour des municipalités pour faire de la prévention. Ça nous donnera une brigade plus efficace et ce sera plus facile de recruter de futurs pompiers. C’est un avantage sur tous les points de vue pour les cinq municipalités. Pour les économies, on verra ça dans l’avenir. C’est pas mal égal à ce que ça coûtait avant, mais comme on dit: l’union fait la force.»

Cet appui manifesté clairement par Saint-Mathieu, Charette, Saint-Boniface et Saint-Paulin réjouit Robert Landry. Le maire de Saint-Étienne et président du comité d’étude de regroupement s’attendait à de bonnes nouvelles de la part de ses partenaires. Maintenant que c’est chose faite, il croit que le signal de départ du projet de regroupement est donné.

Claude Frappier est le maire de Saint-Paulin.

«Au début du projet, des gens avaient des doutes pour voir si c’était viable. Mais dans Mékinac, ils ont deux régies. Ils ont le même territoire que nous et ça va bien. Je ne vois pas pourquoi on ne peut pas réussir une régie à cinq», raconte le maire de Saint-Étienne, en précisant que ce projet reçoit un accueil positif au sein de son conseil.

Des élus ont manifesté certaines préoccupations par rapport à ce projet qui a aussi suscité des interrogations auprès d’une partie de la population de Saint-Mathieu. Des pompiers ont remis en doute l’aspect budgétaire de ce projet et ont même annoncé qu’ils ne deviendraient pas des employés d’une future régie.

Robert Landry, maire de Saint-Étienne-des-Grès.

Afin d’informer sa population le plus possible, Saint-Mathieu a mis en ligne un long texte expliquant le projet. Cette information a aussi été diffusée via un enregistrement vidéo accessible sur son site web et par un document envoyé dans les maisons de la localité, précise la mairesse Magny.

«Les commentaires qu’on a reçus des gens disaient qu’ils avaient apprécié cette diffusion et que cela avait répondu à leurs questions. Par la suite, ça a été tranquille sur les réseaux sociaux. Pour les pompiers, on souhaite qu’ils restent avec nous», mentionne Josée Magny, elle qui souhaite que le gouvernement prenne l’initiative dans la réalisation de regroupements de services de sécurité incendie, étant donné qu’il dicte les exigences en la matière.

Avec la collaboration de Sébastien Lacroix