Une régie de sécurité incendie pourrait voir le jour au sein de la MRC de Maskinongé.
Une régie de sécurité incendie pourrait voir le jour au sein de la MRC de Maskinongé.

MRC de Maskinongé: la décision approche pour la création d’une régie de sécurité incendie

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS — L’intérêt que démontreront d’ici avril les municipalités de la MRC de Maskinongé concernant la création d’une régie de sécurité incendie donnera une bonne idée de l’allure de cette structure qui pourrait être constituée officiellement en juin. Mais d’ores et déjà, il faut s’attendre à ce que ce regroupement gagne davantage d’appuis.

L’idée de former une régie afin de régler des problèmes de recrutement de pompiers, de miser sur un seul état-major et de mettre en commun les équipements remonte à plus de trois ans. Depuis ce temps, un comité d’étude de regroupement appuyé par les municipalités de Saint-Mathieu-du-Parc, de Saint-Paulin, de Saint-Étienne-des-Grès, de Sainte-Ursule, de Saint-Barnabé et de Saint-Boniface a établi un budget de fonctionnement pour la première année, a effectué un recensement des équipements et a bâti un projet d’organigramme. Le résultat a été présenté en novembre aux six municipalités participantes et les autres étaient libres d’assister à la rencontre. Mais mardi, les 17 municipalités de la MRC ont été invitées à une rencontre finale de présentation. À part les six municipalités mentionnées plus haut, sept autres avaient délégué un représentant afin d’entendre le compte rendu du comité d’étude.

Les municipalités doivent maintenant analyser les pour et les contre de ce projet afin de déterminer si elles ont l’intention d’adhérer à une éventuelle régie. Selon Robert Landry, on peut s’attendre à ce que le projet regroupe de huit à 10 localités.

«On a fait l’harmonisation des conventions collectives, on a présenté un programme de formation et la base budgétaire dit que pour l’an 1 de la Régie, les budgets prévus par les municipalités pour 2020 devraient être les mêmes ou presque. Les réactions sont bonnes. La rencontre d’hier (mardi) a été positive. Je demeure optimiste quant à regrouper le plus de gens. Maintenant, ce sont les conseils qui vont décider», raconte M. Landry, président du comité d’étude de regroupement et maire de Saint-Étienne.

M. Landry mentionne que le projet de protocole d’entente relié à la constitution d’une future régie est bâti pour accueillir les 17 municipalités de la MRC de Maskinongé. Le maire de Saint-Étienne rêve d’une régie qui rassemble tous les joueurs de ce territoire de la Mauricie. Mais il sait bien que ce rêve peut prendre quelques années à se réaliser.

«On avait 13 municipalités représentées à la réunion. M. Dubé (Serge, maire de Saint-Paulin et membre du comité d’étude) a fait une bonne présentation de notre projet. Il y avait des directeurs généraux, des élus, des chefs de service de sécurité incendie. Le timing est plus favorable pour ça», ajoute ce partisan des regroupements de services depuis ses débuts en politique municipale, en 2008.

Maintenant que l’information a été diffusée, les municipalités devront manifester leur intérêt lors de leur séance de conseil du mois d’avril. Le comité d’étude va récolter le nombre de municipalités partantes afin d’ajuster en conséquence ses prévisions budgétaires pour cinq ans. Le document sera ensuite soumis aux municipalités qui devront confirmer en mai leur volonté ferme de joindre la régie d’incendie.

Si la volonté de regrouper des services de sécurité incendie est réelle, une demande d’autorisation gouvernementale sera effectuée en vue de la constitution de la régie en juin. La mise en place de la structure occupera les mois suivants. La régie devrait être en fonction en janvier 2021.