Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry, est le président du comité d’étude de regroupement de services de sécurité incendie au sein de la MRC de Maskinongé.

MRC de Maskinongé: des chiffres en novembre pour les services incendies regroupés

SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS — Les six municipalités de la MRC de Maskinongé qui réfléchissent à regrouper leurs brigades d’incendie devraient connaître le 19 novembre les données budgétaires nécessaires à la réalisation de ce projet. Et si ce n’était que de Robert Landry, le regroupement serait composé non pas de six, mais de 10 localités.

Saint-Paulin, Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Barnabé, Sainte-Ursule, Saint-Mathieu-du-Parc et Saint-Boniface sont les partenaires financiers de l’étude de faisabilité d’un tel projet. Les six localités regroupent une centaine de pompiers. Elles désirent miser sur un regroupement afin de mettre leurs ressources en commun dans le but de maintenir un service de qualité à leurs citoyens. Une mise en commun des ressources humaines viendrait combler la difficulté de recruter des pompiers.

Ce projet d’étude a été lancé en 2018. Les directeurs généraux des six localités analysent les budgets déjà réservés pour les services de sécurité incendie.

«On vise à ne pas avoir d’augmentation de frais de service pour la sécurité incendie. On évalue le budget, il faut départager les quotes-parts de chacun, les chefs regardent pour faire un organigramme. C’est un beau défi», déclare M. Landry, maire de Saint-Étienne et président du comité d’étude de regroupement.

La présentation du budget de fonctionnement de l’an 1 d’un éventuel regroupement devait se faire la semaine dernière, mais avec la quantité de données à évaluer, le comité a décidé de reporter le tout de deux mois. Robert Landry reconnaît que la tâche est complexe, mais il croit toujours au bien-fondé d’un tel projet.

«C’est un must. Il faut trouver une façon de faire le projet. C’est toujours une bonne idée pour réussir à atteindre le nombre de pompiers exigé par le schéma de couverture de risque. On a des camions. C’est des hommes dont on a besoin.»

Robert Landry rappelle que le comité travaille dans l’optique de fonder un regroupement sans hausse de frais de service, mais une augmentation du budget demeure possible lors du lancement du projet. Le maire de Saint-Étienne aimerait que d’autres joueurs joignent l’équipe, ce qui faciliterait la présentation d’un budget équilibré. Il voit d’un bon oeil un regroupement de 10 municipalités.

«On ne mettrait pas plus de directeur et d’adjoints. Si on regarde la partie nord de la MRC, on aimerait que Charette et Saint-Élie-de-Caxton fassent partie du regroupement. Sainte-Ursule est un peu isolée dans la partie plus à l’ouest. Avec deux voisins comme Saint-Justin et Saint-Édouard, ce serait intéressant en terme d’opération. Une régie à 10, ça commencerait à être plus intéressant en termes de budget et d’organisation.»

Le maire de Saint-Étienne a toujours gardé la porte ouverte pour accueillir d’autres partenaires municipaux. Il confie que des maires de municipalités non membres de ce projet pourraient assister à la rencontre de novembre à titre d’observateurs. C’est le cas de Charette. Claude Boulanger confirme que la Municipalité y sera comme observatrice.

«On n’est pas fermé à l’idée, mais on veut en savoir un peu plus sur le projet, confie le maire. On avait des chiffres de regroupements dans d’autres MRC, mais on veut attendre que le projet soit plus avancé. Avec ce qu’ils vont nous présenter, ça va nous éclairer.»

François Gagnon, maire de Saint-Justin, précise que le conseil a décidé de ne pas embarquer dans la première mouture du projet. Mais il garde en tête une possible participation.

«Pour le moment, on n’est pas intéressé. On a un service fonctionnel, ça va relativement bien. Avec les comparatifs qu’on avait, il n’y avait pas d’avantages. Mais je serais intéressé à assister à la rencontre de novembre, moi ou quelqu’un d’autre du conseil. Dans la vie, il ne faut jamais se peinturer dans le coin.»

La réaction est semblable du côté de Saint-Édouard-de-Maskinongé. Selon Réal Normandin, ce type de projet nécessite un examen sérieux du budget qui devra y être consenti.

«Ça doit être équitable pour tous, souligne le maire. Si j’ai une invitation (à la rencontre), je n’ai aucun problème à y participer. Il faut vérifier les impacts selon l’investissement. Toutes les portes sont ouvertes. Ce sont les conditions qu’il faut regarder.»

Le conseil de Saint-Élie-de-Caxton s’est basé sur le projet présenté en 2018 pour refuser l’invitation de se joindre au regroupement. Le maire, Robert Gauthier, affirme que la porte n’est pas totalement fermée à une éventuelle adhésion.

«On a des ententes d’entraide qui fonctionnent bien avec les municipalités voisines. On a depuis un an une entente non syndiquée patronale-employés jusqu’en 2024 qui couvre les salaires, les conditions de travail. Je n’ai pas été invité à la présentation du mois de novembre. Mais je ne suis pas fermé à analyser différents scénarios.»

Selon Robert Landry, les autres municipalités de la MRC démontrent peu d’intérêt à devenir membres d’un tel regroupement.