Valérie Bellerose, directrice générale de la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé, et Jean-Yves St-Arnaud, président du conseil d’administration, apparaissent sur cette photo prise l'automne dernier.
Valérie Bellerose, directrice générale de la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé, et Jean-Yves St-Arnaud, président du conseil d’administration, apparaissent sur cette photo prise l'automne dernier.

MRC de Maskinongé : le transport collectif en hausse

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
Louiseville — La tendance à la hausse du nombre de déplacements effectués chaque année par la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé s’observe une fois de plus en 2019, alors que l’organisme a réalisé 99 352 déplacements. Et comme en 2018, les navettes transportant des travailleurs d’Olymel ont un impact réel sur cette appréciation.

Avec une croissance de 80,5 % du nombre de déplacements comparativement aux 55 030 transports réalisés en 2018, l’organisme a connu une année occupée en 2019. Des 99 352 déplacements totaux, 48 224 ont l’été pour cette usine de Yamachiche. En 2018, 10 626 transports avaient été réalisés par le biais des navettes d’Olymel.

«En 2019, ça a explosé pour les navettes de travailleurs. Olymel est une des bonnes explications de la hausse. Cinquante pour cent des déplacements ont été pour des navettes de travailleurs», mentionne la directrice générale de la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé, Valérie Bellerose.

Le quart du transport a été réalisé pour des demandes quotidiennes, alors que l’autre concerne des projets de transport pour des organismes comme la Maison de la famille du bassin de Maskinongé lors de sorties spéciales ou pour des camps de jour.

«Le travail et la formation demeurent importants (comme raison de déplacements) pour développer des services, car c’est avec ça qu’on a des récurrences, comme le lancement de ligne Express. D’ailleurs, depuis le lancement (mardi) de l’Express orange (à partir de Saint-Alexis-des-Monts vers Louiseville), on a une superbe réponse. On a une dizaine de personnes qui l’utilisent par jour. Ce sont des personnes âgées, mais aussi des jeunes qui vont au cégep», ajoute la directrice générale.

Davantage de transports signifient davantage de subventions, étant donné que le ministre des Transports du Québec finance selon l’achalandage. La contribution du MTQ est passée de 334 000 $ à 595 000 $.

La corporation a géré un budget de 1,4 million de dollars en 2019, soit le double de celui de 2018. Les dépenses en transport sont de 1,1 million de dollars. La différence sert à couvrir les frais administratifs (salaires, frais locatifs, etc.).

Et 2020?

Le bilan annuel de la corporation a été dévoilé jeudi, soit six mois plus tard que d’habitude en raison de la pandémie de coronavirus. Valérie Bellerose a donc une très bonne idée de la tendance qui se dessine pour 2020. Selon les premières observations, la corporation va connaître une année fort respectable malgré un printemps plus tranquille.

«On est étonnés. Durant les six premiers mois de 2020, on a effectué 39 274 déplacements. Donc, on devrait finir l’année avec environ 80 000 déplacements. On en avait 55 000 en 2018. Ça va être pas si mal!»