On ne voit sur cette photo qu’une poignée des personnes qui ont participé au rassemblement de mercredi soir à Trois-Rivières.
On ne voit sur cette photo qu’une poignée des personnes qui ont participé au rassemblement de mercredi soir à Trois-Rivières.

Mort de Joyce Echaquan: «C’est un choc pour tout le monde»

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Un rassemblement à la mémoire de Joyce Echaquan a également eu lieu mercredi soir devant les locaux du Centre amitié autochtone de Trois-Rivières. Plus d’une trentaine de personnes, membres des Premières nations ou non, tenaient à dénoncer le racisme dont a été victime la mère de sept enfants de Manawan avant de rendre l’âme à l’hôpital de Joliette.

Parmi les personnes présentes, on retrouvait Évangéline Bellemare, une Atikamekw originaire de Wemotaci, qui a bien connu Joyce Echaquan. «Joyce était une bonne maman et une très bonne amie. C’est un choc pour tout le monde, autant chez les Premières nations que les allochtones», a confié Mme Bellemare.

Évangéline Bellemare

«On veut que justice soit rendue. Pour elle, mais aussi pour toutes les femmes autochtones qui ont disparu ou qui ont été assassinées. C’est assez!»

Les manifestants dénonçaient aussi le racisme dont les autochtones font l’objet dans le système de santé. «C’est inacceptable ce qui s’est passé», ajoute Évangéline Bellemare. «On est ici pour une amie, une conjointe et une mère. Personne ne mérite ce qu’elle a vécu.»

Le traitement qui a été réservé à Joyce Echaquan est une insulte, croit Mme Bellemare, «à ses enfants, son conjoint et tous ceux qui l’ont connue».

Évangéline Bellemare soutient que plusieurs membres des Premières nations vivent du racisme lorsqu’ils sont soignés dans le système de santé. Elle affirme avoir elle-même vécu du racisme par du personnel soignant lorsqu’elle avait un cancer.