L’Association des pêcheurs du lac Saint-Pierre est en quête de résolutions d’appui de la part de 18 municipalités riveraines du lac Saint-Pierre dans le but de demander au nouveau gouvernement du Québec la levée du moratoire sur la perchaude qui dure depuis sept ans.

Moratoire sur la pêche à la perchaude: Bécancour reste neutre... pour l’instant!

BÉCANCOUR — Même si le sujet était initialement à l’ordre du jour de la séance publique de lundi, le conseil municipal de Bécancour a préféré traiter ultérieurement la demande d’appui formulée par l’Association des pêcheurs du lac Saint-Pierre pour la levée du moratoire sur la pêche à la perchaude au lac Saint-Pierre.

«La Ville de Bécancour n’a pas pris position. On a fait une très rapide consultation pour s’apercevoir qu’on était dans un débat d’experts. On n’a pas la compétence pour juger de ça», a expliqué le maire Jean-Guy Dubois.

L’Association des pêcheurs du lac Saint-Pierre, qui regroupe les pêcheurs sportifs, est en quête de résolutions d’appui de la part de 18 municipalités riveraines du lac Saint-Pierre dans le but de demander au nouveau gouvernement du Québec la levée du moratoire sur la perchaude qui dure depuis sept ans. Jusqu’à présent, Trois-Rivières et Nicolet ont dit non tandis que la demande d’appui a été reçue favorablement à Louiseville.

La demande de résolution de l’Association des pêcheurs est accompagnée d’un rapport rédigé par un biologiste à la retraite de Nicolet, Raymond Faucher, qui contredit en de nombreux points les conclusions du Comité aviseur scientifique sur la gestion de la perchaude au lac Saint-Pierre, un regroupement d’experts présidé par le professeur Pierre Magnan de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Jusqu’à présent, environ la moitié des municipalités sollicitées ont répondu à l’Association. Les autres devraient prendre position ce mois-ci. D’ici le printemps, si elle devient forte d’une majorité d’appuis des municipalités riveraines du lac Saint-Pierre, l’Association veut également convaincre les députés de la région dans l’objectif de faire pression sur le ministre de la Forêt, Faune et Parcs pour lever le moratoire.

«On s’attend de rencontrer probablement la semaine prochaine les deux parties. On a l’information que de toute façon, le ministère avait l’intention de faire une autre vérification de mi-mandat pour voir si c’est nécessaire de maintenir (le moratoire) jusqu’en 2022. Devant toutes ces considérations, on ne juge pas à propos de passer une résolution», a-t-il ajouté.

Du moins, pas pour l’instant. «On continue notre démarche d’analyse. On embarque dans un domaine qui est vraiment hors de notre compétence et de notre compréhension. C’est sûr qu’on va prendre une position après avoir consulté les deux parties. Si on décidait de passer une résolution, on fera une séance spéciale pour ne pas faire attendre pour rien», conclut celui qui avait reçu la demande d’appui en décembre, mais qu’en raison de la préparation du budget, «on n’a vraiment pas eu le temps de regarder ça».