Luc Dostaler, maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

Mont-Carmel étudie toujours son projet de centre multifonctionnel

Il s'en est fallu de peu pour que le conseil municipal de Notre-Dame-du-Mont-Carmel adopte une résolution, en séance publique lundi soir, pour annoncer la réalisation d'une étude sur les avantages et les inconvénients de construire un centre multifonctionnel, avec glace intérieure.
Des éclaircissements à venir sur les coûts qui peuvent être assumés par le gouvernement du Québec dans cette démarche ont convaincu les élus de mettre le couvercle sur la marmite, mais le projet flotte toujours dans l'air.
Le maire, Luc Dostaler, rappelle qu'un promoteur privé s'est avancé pour démontrer son intérêt dès le début de la controverse sur les équipements supralocaux offerts par Shawinigan. Rappelons que cette dernière estime à 476 000 $ la différence entre les coûts engagés par ces services et les frais exigés aux citoyens de neuf municipalités qui ceinturent la ville.
Il faut voir combien d'heures de glace la Municipalité de Notre-Dame-du-Mont-Carmel devrait réserver à ce promoteur privé pour répondre à ses besoins et s'il s'agirait d'un coût compétitif par rapport à ce qui sera demandé par Shawinigan pour la présence des jeunes à l'aréna Gilles-Bourassa ou au Centre Gervais auto.
«C'est encore très embryonnaire», tempère M. Dostaler. «Quand ils viendront nous déposer une proposition, nous déciderons si nous sommes intéressés à poursuivre dans cette voie.»
En attendant, le conseil municipal a officiellement adopté sa résolution pour rejeter la médiation de la Commission municipale du Québec, lundi soir. Le maire constate que sa communauté s'organise, en réponse aux demandes de Shawinigan.
Par exemple, M. Dostaler raconte qu'un cours d'espagnol et un autre de gymnastique sont offerts cet hiver. «On n'avait jamais vu ça ici!», fait-il remarquer. «Avant, ça ne valait pas la peine d'imprimer une circulaire de cours pour notre population, mais nous en aurons maintenant une de deux pages! Dans mon esprit, ça a déjà réglé plusieurs problèmes.»
M. Dostaler assure qu'il n'acceptera jamais de payer des frais supplémentaires pour l'entretien du Centre des arts ou du Parc de l'Île Melville. Pour lui, le noeud demeure le hockey mineur, mais la construction d'un centre multifonctionnel ou une entente avec Trois-Rivières ou Saint-Boniface constituent des avenues à étudier.
«Je comprends que ma population aime aller à Shawinigan-Sud parce que c'est plus près», convient-il. «On verra comment les négociations vont tourner. Shawinigan est-elle prête à reconnaître l'impact positif des visiteurs et si oui, comment le fera-t-elle? C'est là-dessus que se jouera un dénouement positif ou pas.»
Le 16 février
Jeudi, les maires des neuf municipalités limitrophes se rencontreront, à Saint-Boniface. Il s'agira d'un premier brassage d'idées depuis le rendez-vous du 12 janvier à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, alors qu'ils avaient unanimement décidé de rejeter la proposition de soumettre le différend à la médiation de la Commission municipale du Québec. 
Cette séance de travail préparera la réunion tant attendue avec le maire de Shawinigan, Michel Angers, prévue le 16 février en soirée. La revue de la fameuse étude de Raymond Chabot Grant Thornton, sur laquelle s'appuie la Ville, se retrouvera à l'ordre du jour.
«Tout le monde doit être là», détecte le maire de Saint-Mathieu-du-Parc, Claude McManus, désigné comme porte-parole du groupe. 
«Ce sera une première rencontre, alors on verra quelle direction ça va prendre. Pour nous, on est toujours en faveur du principe de l'utilisateur payeur. Nous avons les mêmes orientations.»