Casquette «Make America Great Again» sur la tête, le président américain Donald Trump s’est rendu jeudi dans une ville texane frontalière avec le Mexique avant d’y promouvoir son mur.

Trump songerait à utiliser des fonds prévus contre les catastrophes pour son mur

MCALLEN, Texas — La Maison-Blanche a demandé au Corps du génie de l’armée de terre (USACE) d’envisager l’utilisation d’une partie des fonds d’urgence approuvés par le Congrès pour les secours en cas de catastrophe aux fins de la construction du mur frontalier avec le Mexique. C’est ce qu’a indiqué un assistant au Congrès bien au fait du dossier et n’étant pas autorisé à en parler publiquement.

Selon ce conseiller au Congrès, 13,9 milliards $ ont été alloués, mais pas encore engagés, dans le cadre de contrats portant sur divers projets en Californie, en Floride, au Texas, dans d’autres États et à Porto Rico, des endroits qui ont subi des ouragans, des incendies de forêt ou d’autres catastrophes naturelles.

L’argent doit financer divers projets, principalement la lutte contre les inondations afin de prévenir de futures catastrophes.

Le sénateur républicain Lindsey Graham a déclaré qu’il était temps que le président Donald Trump invoque des pouvoirs d’urgence pour construire le mur frontalier avec le Mexique.

Le président s’est rendu jeudi dans une ville frontalière du Texas pour plaider pour la construction de son mur promis depuis longtemps.

M. Trump a parcouru McAllen, dans le sud du Texas, au 20e jour de la paralysie partielle du gouvernement fédéral.

Plusieurs centaines de manifestants scandaient des slogans et brandissaient des affiches opposées à un mur frontalier.

En face des manifestants postés près de l’aéroport de McAllen se trouvait un groupe plus restreint de contre-manifestants scandant: «Construisez ce mur!»

Le président Trump tente de convaincre le Congrès d’autoriser un financement de 5,7 milliards $ pour la construction d’un mur frontalier afin de mettre un terme à la paralysie des activités du gouvernement.

Debra Tietz, une résidante d’une municipalité voisine, faisait partie du groupe de manifestants anti-Trump. La femme de 64 ans a estimé que la visite du président dans la région constituait un «coup de pub» et a déclaré qu’elle s’opposait aux dommages que l’éventuel mur causerait à l’environnement.

De l’autre côté de la rue, Eva Arechiga portait une casquette rouge avec l’inscription «Make America Great Again» et tenait une pancarte proclamant: «Finissez le mur!» Cette résidante de McAllen, âgée de 54 ans, a expliqué qu’elle voulait souhaiter la bienvenue à M. Trump et le remercier. Selon elle, le mur enverra un message aux autres pays afin qu’ils respectent les frontières américaines.