Le secrétaire à la Défense des États-Unis, Mark Esper, présentera lundi au président Trump son plan de retrait d'une partie des forces américaines stationnées en Allemagne.
Le secrétaire à la Défense des États-Unis, Mark Esper, présentera lundi au président Trump son plan de retrait d'une partie des forces américaines stationnées en Allemagne.

Trump informé lundi du plan de retrait de troupes américaines d’Allemagne

WASHINGTON - Le chef du Pentagone Mark Esper présentera lundi à Donald Trump une série d’options pour retirer une partie des forces américaines stationnées en Allemagne, afin de les redéployer vers des pays d’Europe de l’Est.

Le ministre américain de la Défense «a rencontré le président Trump mercredi pour discuter de notre présence en Europe», a déclaré samedi un porte-parole du Pentagone, Jonathan Hoffman. 

«Lundi, le ministre présentera des options au président à la Maison-Blanche sur notre posture militaire en Allemagne».

Selon deux hauts responsables du Pentagone, le plan prévoit que les effectifs stationnés en permanence en Allemagne seront bien portés à 25.000 militaires, comme l’avait annoncé M. Trump le 15 juin, soit une réduction de quelque 9.500 hommes.

Certains seront rapatriés aux États-Unis, d’autres seront envoyés dans d’autres pays de l’ancien bloc soviétique, avec l’intention d’envoyer un message clair à la Russie de Vladimir Poutine, dont les ambitions militaires ont notamment été démontrées par l’annexion de la Crimée en 2014, ont précisé ces responsables ayant requis l’anonymat.

Les deux responsables n’ont pas précisé dans quels pays les forces américaines pourraient être déployées, car cela fait partie des options qui seront présentées à M. Trump lundi. Mais le président américain lui-même a affirmé mercredi que «la Pologne sera l’un de ces autres endroits en Europe», en recevant le président polonais Andrzej Duda à la Maison-Blanche.

Certaines de ces troupes seront stationnées en permanence, mais la majorité seront déployées par rotation, ont-ils ajouté.

L’OTAN a promis à la Russie en 1997 de ne pas établir de bases permanentes dans l’ex-bloc de l’Est. Aussi, les tensions croissant, l’alliance a-t-elle fait seulement tourner ses troupes dans les pays les plus proches géographiquement de la Russie.

Mais les États-Unis considèrent que l’annexion de la Crimée et le conflit qui se poursuit en Ukraine les ont libérés de cette promesse. En outre, a précisé un des deux responsables du Pentagone, ces déploiements seront issus d’accords bilatéraux entre les États-Unis et les pays concernés, et non de l’Alliance atlantique elle-même.

Le système de rotation offre aussi plus de flexibilité, et il est plus imprévisible et donc plus déstabilisant pour la Russie, a-t-il ajouté.

Le calendrier de tels mouvements reste flou, à un peu plus de quatre mois du scrutin présidentiel américain.