Barack Obama croit que la décision de Donald Trump de retirer les États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien pourrait nuire à la crédibilité des États-Unis dans le monde.

Obama dénonce la «grave erreur» de Trump

WASHINGTON — L'ancien président américain Barack Obama a qualifié mardi de «grave erreur» la décision de Donald Trump de retirer les États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, jugeant qu'elle pourrait nuire à la crédibilité des États-Unis dans le monde.

«Je pense que la décision de mettre le JCPOA en danger sans aucune violation de l'accord de la part des Iraniens est une grave erreur,» a indiqué l'ex-président américain, très discret depuis son départ de la Maison-Blanche, dans un communiqué au ton particulièrement ferme.

Sans cet accord, signé en 2015 à l'issue de près de deux années de négociations internationales, «les États-Unis pourraient in fine se retrouver face un choix perdant entre un Iran doté de l'arme nucléaire ou une autre guerre au Moyen-Orient», met-il en garde.

«La réalité est claire», martèle-t-il. L'accord, qui est «un modèle de ce que la diplomatie peut accomplir», fonctionne et «est dans l'intérêt de l'Amérique», explique-t-il, déplorant une décision qui revient à tourner le dos aux «plus proches alliés de l'Amérique».

«Dans une démocratie, il y aura toujours des changements de politiques et de priorité d'une administration à l'autre», reconnaît le 44président des États-Unis. «Mais bafouer de façon systématique les accords auxquels notre pays est partie risque d'éroder la crédibilité de l'Amérique», ajoute-t-il.

«Les débats dans notre pays devraient se baser sur les faits», écrit-il encore dans une pique à son successeur républicain.

Donald Trump a annoncé le rétablissement des sanctions contre la République islamique qui avaient été levées en contrepartie de l'engagement pris par l'Iran de ne pas se doter de l'arme nucléaire.

«Aujourd'hui, nous avons la preuve définitive que la promesse iranienne était un mensonge», a-t-il martelé lors d'une allocution depuis la Maison-Blanche.