Les migrants qui se massent à Tijuana espèrent franchir la frontière à la recherche d'une vie meilleure aux États-Unis.

Migrants: le maire de Tijuana déclare une crise humanitaire

TIJUANA — Le maire de Tijuana a déclaré une crise humanitaire et demandé l'aide des Nations Unies en réponse aux quelque 5000 migrants arrivés dans sa ville depuis quelques jours.

Juan Manuel Gastelum affirme n'avoir reçu pratiquement aucune aide du gouvernement fédéral mexicain et prévient qu'il n'utilisera pas les ressources de sa ville pour affronter la situation. Il dit que 4976 migrants sont arrivés.

«Nous ne disposons pas des infrastructures nécessaires pour aider ces gens, pour leur offrir un espace décent», a-t-il expliqué sur les ondes de la radio de Grupo Formula.

Son administration avait indiqué par voie de communiqué, jeudi, qu'elle demandait l'aide du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU.

M. Gastelum a prévenu qu'il ne dépensera pas l'argent des contribuables de Tijuana.

Les migrants qui se massent dans sa ville sont à la recherche d'une vie meilleure aux États-Unis. Ils pourraient y rester coincés pendant des mois en attendant que leur demande d'asile soit entendue.

M. Gastelum a dit vendredi que le gouvernement fédéral a évoqué l'envoi de 20 tonnes de ressources à Tijuana, dont seulement cinq tonnes de biens pour aider les migrants, le reste étant composé de matériaux pour renforcer la frontière.

Le maire a critiqué Mexico pour ne pas avoir pris plus au sérieux la menace du président américain Donald Trump de fermer la frontière s'il juge que la situation à Tijuana est hors de contrôle.