L’impasse se maintient aux États-Unis, Trump attaque les démocrates

Cloîtré à la Maison-Blanche après avoir annulé ses vacances à son club privé de Floride, le président Donald Trump a vertement critiqué les démocrates pendant que les négociations visant à mettre fin au gel des activités gouvernementales demeuraient dans une impasse.

Rien ne laisse présager que les républicains et les démocrates mènent des discussions de fond. Chaque partie accuse l’autre d’être responsable de l’impasse budgétaire qui a contraint l’État fédéral à cesser partiellement ses activités.

M. Trump réclame des milliards de dollars pour construire un mur le long de la frontière du Mexique, ce que refusent les démocrates.

Fidèle à lui-même, le président a attaqué ses adversaires par l’entremise de Twitter. «Je suis à la Maison-Blanche attendant l’arrivée des démocrates pour conclure un accord sur la sécurité des frontières». Il n’y a peu de contacts entre les parties. M. Trump n’a pas exigé des républicains, qui détiennent encore la majorité à la Chambre des représentants pour une période de cinq jours, de maintenir la session parlementaire.

Il a aussi exonéré son administration de tout reproche dans la mort de deux enfants migrants placés sous la garde de la police frontalière. Selon lui, ces décès étaient «strictement imputables aux démocrates et à leurs politiques d’immigration pathétiques qui permettent aux gens de faire le long trajet en pensant pouvoir entrer illégalement dans notre pays».

Pendant ce temps, le secrétaire à la Sécurité intérieure rencontrait des professionnels de la santé et ordonnait que des changements soient apportés dans la façon avec laquelle les enfants étaient détenus.

Le président a aussi menacé de fermer la frontière entre le Mexique et les États-Unis pour faire céder les élus démocrates. Ceux-ci promettent d’ajouter un projet de loi visant à rétablir le gouvernement dès qu’ils auront pris le contrôle de la Chambre des représentants, jeudi. Toutefois, les efforts seront vains puisque les républicains gardent la majorité au Sénat.

M. Trump est resté à l’abri des regards du public depuis son retour à la Maison-Blanche, jeudi matin. Il s’est défendu de ne pas avoir pu obtenir un financement pour la construction de son mur lorsque les deux chambres parlementaires américaines étaient contrôlées par les républicains.

«Ceux qui se demandent naïvement pourquoi les républicains n’ont pas reçu l’autorisation de construire le mur au cours de la dernière année, c’est parce qu’AU SÉNAT, NOUS AVONS BESOIN DE 10 VOIX DÉMOCRATIQUES, et qu’ils nous donneront rien pour la sécurité des frontières!», a-t-il écrit.

Entre-temps, les conséquences de l’impasse pour le public se sont aggravées lorsque l’Agence de protection de l’environnement, qui disposait des fonds suffisants pour fonctionner une semaine de plus que certaines agences, a mis en œuvre son plan de fermeture, vendredi soir. La porte-parole de l’EPA, Molly Block, a déclaré qu’un grand nombre des 14 000 employés de l’agence avaient été licenciés, tandis que les équipes d’intervention en cas de catastrophe et certains autres employés jugés essentiels restaient en poste. Cela inclut les travailleurs nécessaires pour prévenir les menaces immédiates pour la santé publique sur plus de 800 sites de déchets dangereux.

Ne recevant plus d’argent, la Smithsonian Institution a annoncé que ses musées, ses galeries d’art et le zoo de la capitale fermeraient leurs portes en milieu de semaine.