«Toute personne aux États-Unis qui veut ces fichiers les aura», a dit le président du groupe Defense Distributed. «Je suis ravi d’être devenu désormais le iTunes des armes téléchargeables, à défaut de pouvoir être le Napster», faisant référence à la boutique en ligne d’Apple et à la plateforme d’échange de musique et de vidéos.

Les plans d’armes imprimées en 3D de nouveau disponibles

CHICAGO — Le président du groupe américain Defense Distributed, contraint fin juillet par un juge fédéral de retirer d’Internet les plans pour imprimer des armes en 3D, a remis les documents en ligne mardi, mais cette fois en les faisant payer.

Cody Wilson a indiqué mardi avoir interprété la décision de justice comme interdisant seulement la mise à disposition gratuite des documents controversés sur Internet. Il les a donc mis en vente, laissant chaque client fixer lui-même le prix d’achat.

Il s’est engagé à envoyer les plans sur une clé USB ou par courriel.

«Toute personne aux États-Unis qui veut ces fichiers les aura», a-t-il dit. «Je suis ravi d’être devenu désormais le iTunes des armes téléchargeables, à défaut de pouvoir être le Napster», faisant référence à la boutique en ligne d’Apple et à la plateforme d’échange de musique et de vidéos.

Un tribunal fédéral lui a ordonné le 31 juillet par injonction d’arrêter de distribuer les plans numériques pour imprimer des armes à feu en 3D. Cette décision a été étendue lundi jusqu’à ce que la justice statue sur les poursuites lancées par au moins huit États.

«Crypto-anarchiste»

Le procureur général de l’État de Washington Bob Ferguson, qui mène les poursuites pour le compte de tous ces États, a estimé mardi qu’il était «toujours illégal de publier des fichiers d’armes à feu téléchargeables sur Internet».

«J’ai confiance dans le fait que le gouvernement fédéral tiendra Cody Wilson, un “crypto-anarchiste” autoproclamé, responsable de cela devant la loi», a-t-il relevé.

M. Wilson, militant du droit de porter des armes à feu qui est garanti par le deuxième amendement à la Constitution, avait conclu le 29 juin un accord amiable — après cinq ans de procédures judiciaires — avec le département d’État, mais son existence était restée secrète jusqu’à ce que des groupes prônant un renforcement de la réglementation des armes n’exigent sa publication fin juillet.