Boeing inclura dorénavant dans tous les Max 8 et 9 un dispositif de sécurité qui aurait peut-être aidé l’équipage d’un avion qui s’est écrasé peu de temps après le décollage en Indonésie, tuant tous les passagers à bord.

Le patron d’Ethiopian Airlines défend ses pilotes

Boeing inclura dorénavant dans tous les Max 8 et 9 un dispositif de sécurité qui aurait peut-être aidé l’équipage d’un avion qui s’est écrasé peu de temps après le décollage en Indonésie, tuant tous les passagers à bord.

L’équipement, qui était jusqu’à maintenant offert en option, alerte les pilotes d’informations erronées fournies par les capteurs. Il sera désormais inclus sur tous les 737 Max, dans le cadre des modifications que Boeing s’empresse de mener à bien d’ici le début de la semaine prochaine, selon une personne familière des modifications.

La cause des accidents n’a pas encore été déterminée, mais les enquêteurs qui se penchent sur l’écrasement d’un avion du transporteur Lion Air se sont concentrés sur un système automatisé conçu pour utiliser les informations de deux capteurs afin d’éviter un décrochage aérodynamique dangereux.

Les capteurs mesurent si l’avion est dirigé vers le haut, le bas ou le niveau par rapport à la direction du flux d’air. Le logiciel installé sur le Max peut pousser l’avion en piqué si les données d’un des capteurs indiquent que l’avion est tellement incliné qu’il peut caler et tomber du ciel.

Dans l’affaire Lion Air, les capteurs ont mal fonctionné et ont donné des informations extrêmement contradictoires, et l’appareil s’est écrasé quelques minutes après le décollage. Un rapport préliminaire décrit un combat acharné de la part des pilotes pour contrôler l’appareil alors qu’il piquait du nez plus de deux douzaines de fois.

Formation des pilotes

On ne sait pas si le même système de contrôle de vol a joué un rôle dans l’écrasement de l’avion d’Ethiopian Airlines, survenu le 10 mars, peu après le décollage d’Addis-Abeba, mais les régulateurs ont indiqué que les deux avions avaient des trajectoires de vol irrégulières similaires, une partie importante de leur décision de clouer au sol les quelque 370 avions Max dans le monde.

Le transporteur aérien Ethiopian Airlines a assuré jeudi que ses pilotes avaient suivi toute la formation supplémentaire requise par Boeing et les régulateurs de l’aviation aux États-Unis pour piloter le 737 Max 8 qui s’est écrasé ce mois-ci, tuant les 157 personnes à bord, dont 18 Canadiens.

Le PDG du transporteur, Tewolde Gebremariam, soutient que les pilotes avaient suivi la formation destinée à les aider à passer d’un modèle plus ancien de 737 à un modèle plus récent, le 737 Max 8.

Il a ajouté, dans un communiqué, que les pilotes avaient également été informés d’une directive d’urgence émise par l’agence américaine de l’aviation civile (FAA) à la suite de l’écrasement en octobre d’un Boeing 737 Max 8 appartenant au transporteur aérien indonésien Lion Air.

Le New York Times a rapporté que les pilotes de l’avion éthiopien ne s’étaient jamais entraînés dans un simulateur de vol. M. Gebremariam a expliqué que le simulateur 737 Max n’était pas conçu pour simuler des problèmes avec le nouveau logiciel. Il a toutefois refusé de dire si les pilotes s’étaient entraînés sur un simulateur.

Les appareils Boeing Max sont cloués au sol dans le monde entier pendant que les autorités tentent d’identifier le problème et que le constructeur américain publie une mise à jour de son logiciel d’aviation.