Jim Mattis n’a pas précisé ce qu’il entendait faire pour la suite. Il a suggéré qu’il pourrait retourner à ses racines, dans l’État de Washington.

Jim Mattis exhorte les employés du Pentagone et les militaires à «tenir bon»

WASHINGTON — À son dernier jour comme secrétaire américain de la Défense, Jim Mattis a exhorté les employés du Pentagone, les soldats et les civils à «tenir bon» pour défendre les États-Unis.

M. Mattis, qui a remis sa démission le 20 décembre trois jours avant d’être, dans les faits, congédié par le président Donald Trump, travaillait au Pentagone lundi et se préparait à passer le relais à minuit au secrétaire adjoint à la Défense, Patrick Shanahan.

Le président a choisi M. Shanahan, un ancien dirigeant de Boeing n’ayant aucune expérience militaire ou politique, pour succéder temporairement à M. Mattis, en attendant un remplaçant permanent.

Jim Mattis n’a pas précisé ce qu’il entendait faire pour la suite. Il a suggéré qu’il pourrait retourner à ses racines, dans l’État de Washington.

Le général à la retraite est né à Pullman et a grandi à Richland. Il a obtenu son diplôme de la Central Washington University en 1971. Il s’était ensuite enrôlé dans le Corps des Marines, où il a commencé comme deuxième lieutenant, avant de se hisser au poste de général quatre étoiles.

Dans un message d’adieu écrit, M. Mattis a cité une phrase d’un télégramme que l’ancien président Abraham Lincoln avait envoyé à Ulysses S. Grant, qui était alors commandant de l’armée de l’Union, dans les dernières semaines de la guerre de Sécession, le 1er février 1865.

«Let nothing which is transpiring, change, hinder, or delay your military movements», avait-il écrit. («Ne laissez rien qui arrive, change, entrave ou reporte vos mouvements militaires ou vos plans», en français.) À cette date, le président Lincoln avait signé une résolution commune avec le Congrès pour proposer l’abolition de l’esclavage.

M. Mattis, qui a démissionné en raison de désaccords avec le président Trump - dont sa décision de retirer les troupes américaines de la Syrie - dit être optimiste à l’idée que les employés du Pentagone demeurent «concentrés face à notre mission sous serment de soutenir et défendre la Constitution, tout en protégeant notre mode de vie».

«Notre département excelle dans les moments les plus difficiles. Alors gardez foi envers notre pays et tenez bon auprès de nos alliés contre nos ennemis», a-t-il écrit.

Jim Mattis prévoyait diriger le département de la Défense jusqu’en février pour assurer une transition harmonieuse. Mais les répercussions négatives de son départ, notamment au Congrès, ont dérangé le président, qui a devancé son départ au 1er janvier.

M. Mattis était le premier général à la retraite à diriger le département de la Défense depuis George Mashall en 1950. Pour confirmer sa nomination, le Sénat avait dû adopter une loi pour déroger à une directive interdisant aux militaires à la retraite depuis moins de sept ans d’assumer ces fonctions. Jim Mattis avait pris sa retraite des Marines en 2013.