Le milliardaire républicain avait dit mardi que les explosions «ressemblaient à un terrible attentat».
Le milliardaire républicain avait dit mardi que les explosions «ressemblaient à un terrible attentat».

Explosions à Beyrouth : Trump admet qu’il a pu s’agir d’un «accident»

Agence France-Presse
WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a admis mercredi que les gigantesques explosions qui ont ravagé Beyrouth avaient pu être causées par un «accident», sans toutefois revenir sur ses propos polémiques de la veille, quand il avait affirmé qu’elles ressemblaient à un «terrible attentat».

«Je peux vous dire que quoi qu’il soit arrivé, c’est terrible, mais ils ne savent pas vraiment ce que c’est. Personne ne sait encore», a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche.

«J’ai entendu les deux choses. J’ai entendu accident. J’ai entendu, vous savez, explosifs. Évidemment, cela a dû être un type d’explosifs, mais que ce soit une bombe intentionnellement déclenchée ou pas, cela a fini par être une bombe», a déclaré le président des États-Unis.

Quelqu’un «a laissé de terribles engins explosifs et des choses traîner, peut-être. Peut-être que c’était ça. Peut-être que c’était un attentat. Je ne pense pas que quiconque puisse le dire en ce moment», a-t-il ajouté.

«Nous sommes solidaires avec ce pays», a encore dit Donald Trump. «Nous avons une très bonne relation avec ce pays, mais c’est un pays plongé en pleine crise et dans de nombreux problèmes».

Le milliardaire républicain avait dit mardi que les explosions «ressemblaient à un terrible attentat».

«J’ai rencontré nos généraux et il semble que ce n’était pas un accident industriel. Il semble, selon eux, que c’était un attentat, c’était une bombe», avait-il expliqué.

Le chef du Pentagone Mark Esper a lui évoqué mercredi la thèse d’un accident.

«Je m’informe sur ce qui s’est passé», a indiqué le ministre américain de la Défense lors d’un forum en ligne. «La plupart des gens pensent que c’est un accident, comme cela a été rapporté».

M. Esper a précisé que Washington se «positionnait» pour accorder une aide humanitaire au Liban.

Le chef de la diplomatie Mike Pompeo a fait savoir qu’il avait offert l’aide des États-Unis lors d’un entretien téléphonique mercredi avec le premier ministre libanais Hassan Diab.

Le secrétaire d’État américain a exprimé l’«engagement résolu» de Washington «à aider le peuple libanais qui est confronté aux conséquences de cet événement terrifiant», a indiqué le département d’État dans un communiqué.

Ce dernier ne mentionne pas les causes de la catastrophe, n’évoquant qu’une «terrible explosion».

Les autorités libanaises ont déclaré que les déflagrations, qui ont fait plus de 100 morts et 4000 blessés, étaient dues à l’explosion de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium dans le port. L’ammonium entre dans la composition de certains engrais, mais aussi d’explosifs.