Dans cette photo de juin 2018, des enfants de migrants en provenance du Mexique sont gardés dans un bâtiment sécurisé et contrôlé du Texas.

États-Unis: 50 enfants migrants vont retrouver leur famille

SAN DIEGO — Au moins 50 enfants migrants de moins de cinq ans séparés de leurs parents à leur arrivée aux États-Unis âgés vont pouvoir retrouver leur famille dès mardi, tel qu’ordonné par un tribunal, a indiqué lundi une avocate de l’administration Trump.

La justice avait imposé cette date limite pour forcer le gouvernement américain à réunir les familles séparées à la frontière avec le Mexique.

Cette cinquantaine d’enfants qui vont retrouver leurs parents ne représente cependant que la moitié de la centaine de jeunes visés par l’ordre de la cour.

Lors d’une audience tenue lundi, l’avocate du département de la Justice, Sarah Fabian, a reconnu que l’administration Trump ne serait pas en mesure de ramener tous les enfants à leurs parents avant la date butoir imposée par la cour.

Sarah Fabian a expliqué que le gouvernement procédait toujours à des vérifications afin de confirmer le lien de parenté entre les adultes et les enfants en détention.

Plus de 2000 enfants ont été séparés de leurs parents par les autorités américaines de l’immigration à leur arrivée à la frontière sud des États-Unis ce printemps.

Le président Donald Trump a mis fin à la pratique le 20 juin en raison de l’indignation internationale qu’elle avait soulevée.

À la fin du mois de juin, le juge fédéral Dana Sabraw avait ordonné à l’administration Trump de réunir les enfants de moins de cinq ans avec leurs parents avant le 10 juillet. Pour les enfants de plus de cinq ans, la date butoir a été fixée au 26 juillet.

Avant le début de l’audience, lundi, l’avocat de l’Union américaine pour les libertés civiles Lee Gelernt a rappelé que le juge avait l’autorité d’imposer des sanctions, habituellement des amendes, si le gouvernement ne se conformait pas à l’ordonnance.

L’organisation n’a toutefois pas l’intention d’exiger des sanctions, mais demande plutôt des explications détaillées sur quand et comment le gouvernement prévoit réunir les familles.

«Ce qu’on veut, ce sont des étapes précises et concrètes», a réclamé M. Gelernt.

Il a insisté sur le fait que les enfants «ont déjà trop souffert de cette politique» et que «chaque jour de plus ne fait qu’ajouter à leur souffrance».