La suspension de vols, vendredi soir, a entraîné encore plus de retards et d’annulations. Des dizaines de milliers de voyageurs ont été bloqués ou retardés en raison de la crise persistante des drones à Gatwick, située à 45 km au sud de Londres.

Deux suspects arrêtés en lien avec les drones à l’aéroport Gatwick

LONDRES — Les autorités britanniques ont procédé à l’arrestation de deux suspects, tard vendredi soir, en lien avec «l’utilisation criminelle de drones» qui a paralysé l’aéroport Gatwick au cours des derniers jours.

Les policiers du comté du Sussex n’ont pas précisé l’âge ou le sexe des personnes interpellées. L’endroit où ont eu lieu les arrestations n’a pas non plus été dévoilé. Les deux suspects n’ont pas encore été accusés.

Le commissaire James Collis a demandé à la population de la région de Gatwick de demeurer aux aguets. Il a ajouté que l’enquête se poursuit et que les stratégies déployées pour empêcher l’incursion de drones près de l’aéroport sont maintenues.

De nouvelles observations de drones, vendredi, ont semé le chaos parmi les vacanciers à l’aéroport Gatwick. Les vols avaient repris en matinée après une interruption de 36 heures, seulement pour être suspendus de nouveau pendant plus d’une heure en fin d’après-midi, en plein coeur de l’une des journées les plus achalandées de l’année.

La réouverture, suivie d’une nouvelle fermeture et d’une nouvelle réouverture du deuxième aéroport britannique, en raison d’observations répétées de drones, a soulevé de nombreuses questions au sein des autorités britanniques.

La suspension de vols, vendredi soir, a entraîné encore plus de retards et d’annulations. Des dizaines de milliers de voyageurs ont été bloqués ou retardés en raison de la crise persistante des drones à Gatwick, située à 45 km au sud de Londres.

La dernière observation de drones est survenue après que la police britannique et les responsables des transports eurent déclaré que des mesures supplémentaires avaient été mises en place pour empêcher les drones de s’introduire dans l’aéroport, qui dessert 43 millions de passagers par année.

Des militaires dotés d’un équipement spécial ont été amenés sur place et des unités de police travaillent sans interruption, mais le ou les coupables n’ont toujours pas été identifiés. La police affirme qu’une opération sophistiquée de perturbation à l’aide de drones vise l’aéroport en pleine période de pointe.

Les motivations derrière cette opération de nuisance ne sont toujours pas connues, mais les autorités britanniques soutiennent que rien ne laisse croire à un quelconque lien avec le terrorisme.

Selon le secrétaire au transport, Chris Grayling, un petit groupe de drones aurait été aperçu une quarantaine de fois durant la fermeture de l’aéroport. Il a déclaré à la BBC que ce genre de perturbation dans un aéroport par des drones était «sans précédent dans le monde».

Les autorités aéroportuaires conseillaient aux voyageurs de vérifier l’état de leur vol auprès de leur compagnie aérienne vendredi, puisque le service ne reprenait que de manière graduelle avant d’être interrompu.

Au Royaume-Uni, faire voler un drone à moins d’un kilomètre d’un aéroport est passible d’une peine maximale de cinq ans de prison.