Stormy Daniels

Deux policiers limogés pour avoir arrêté illégalement Stormy Daniels

WASHINGTON — Deux policiers américains ont été limogés pour avoir illégalement arrêté l’actrice X Stormy Daniels, connue pour la liaison qu’elle affirme avoir eue avec Donald Trump, alors qu’elle se produisait dans un club d’effeuillage de l’Ohio en juillet 2018, selon des documents rendus publics vendredi.

L’actrice, dont le vrai nom est Stephanie Clifford, avait été arrêtée par la police de la ville de Columbus pour comportement sexuel inapproprié — en l’occurrence pour avoir touché «une zone anatomique déterminée» des clients. Les charges avaient été rapidement abandonnées.

Pendant sa performance, elle aurait amené «de force les têtes des clients contre sa poitrine en utilisant ses seins nus pour les gifler», selon un procès-verbal de la police diffusé à l’époque par les médias locaux.

Or, une loi de l’Ohio interdit aux employés «d’une entreprise à vocation sexuelle» tout contact physique avec des clients.

Elle avait porté plainte en janvier 2019, assurant que cette arrestation avait des motivations politiques liées à sa liaison supposée en 2006 avec le futur président. L’actrice avait obtenu quelques mois plus tard 450 000 dollars dans le cadre d’un règlement à l’amiable avec la mairie de Columbus.

Le directeur de la sécurité publique de la municipalité, Ned Pettus, a expliqué dans une lettre aux policiers qu’ils étaient limogés pour avoir fait preuve d’un excès de zèle.

«Aucun autre suspect n’a été privé de ses droits en étant arrêté “sur-le-champ” [...] sauf Mme Clifford, ce qui montre un manquement grossier à vos devoirs et votre incompétence», a écrit M. Pettus.

Selon la procédure, après avoir constaté l’infraction, les policiers auraient dû adresser à l’actrice de films pornographiques une simple convocation au tribunal.

Stormy Daniels est devenue célèbre aux États-Unis quand elle a tenté d’obtenir en justice l’annulation d’un accord de confidentialité signé en 2016 avec l’avocat de Donald Trump, Michael Cohen. Elle avait touché 130 000 $ en échange de son silence sur la liaison qu’elle dit avoir eue avec le milliardaire.

Michael Cohen a plaidé coupable en 2018 d’avoir violé les lois sur le financement électoral en versant cette somme, une transaction ordonnée par Donald Trump, selon lui.