Sur la principale avenue de Tunis, l’avenue Habib Bourguiba, un kamikaze a visé jeudi un véhicule de police tuant un policier et blessant trois civils ainsi qu’un policier, selon le ministère de l’Intérieur.

Deux attentats en Tunisie: un mort et huit blessés

TUNIS, Tunisie — Deux attentats-suicides visant les forces de sécurité ont frappé jeudi la capitale tunisienne, tuant un policier et blessant au moins huit personnes.

Les attaques se sont produites alors que le président du pays, âgé de 92 ans, qui avait été brièvement hospitalisé la semaine dernière, était conduit d’urgence à l’hôpital après avoir subi un «grave malaise».

Un des assaillants a déclenché ses explosifs dans un quartier commerçant animé près de l’ambassade de France peu avant 11h. Il visait apparemment une patrouille de police. Un des policiers a succombé à ses blessures et un autre a été blessé, de même que trois passants.

À peu près au même moment, un deuxième kamikaze s’est fait exploser près de l’entrée des bureaux de la brigade antiterroriste en périphérie de la ville. Quatre policiers blessés ont été hospitalisés.

En octobre, une femme kamikaze avait frappé le centre-ville de Tunis, mais n’avait pas fait d’autre victime qu’elle-même.

En 2015, des attaques avaient touché deux importants lieux touristiques tunisiens: le musée du Bardo à Tunis, où 22 personnes avaient été tuées, et la ville côtière de Sousse trois mois plus tard, où 38 personnes avaient perdu la vie.

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Le président Béji Caïd Essebsim en 2017

Daech (le groupe armé État islamique) avait revendiqué la responsabilité de ces deux attaques.

Ces attentats avaient durement touché le secteur du tourisme en Tunisie. Le gouvernement tunisien a depuis renforcé la sécurité autour des destinations populaires et le tourisme a partiellement repris de la vigueur.

Le département d’État américain classe actuellement la Tunisie au même niveau que la France en termes de risque pour les voyageurs.