Des opposants à l’ex-président bolivien Evo Morales manifestaient devant la Cour de justice à La Paz, lundi. L’ancien président (de 2006 à 2019) souhaitait faire annuler la décision de l’instance électorale suprême qui lui avait interdit en février de se présenter dans la région centrale de Cochabamba où il ne réside pas.
Des opposants à l’ex-président bolivien Evo Morales manifestaient devant la Cour de justice à La Paz, lundi. L’ancien président (de 2006 à 2019) souhaitait faire annuler la décision de l’instance électorale suprême qui lui avait interdit en février de se présenter dans la région centrale de Cochabamba où il ne réside pas.

Bolivie: la justice confirme l’interdiction à Evo Morales de se présenter au Sénat

Agence France-Presse
LA PAZ — La justice a confirmé lundi l’interdiction à l’ancien président bolivien Evo Morales, réfugié en Argentine, de se présenter au Sénat lors des prochaines élections, compromettant son retour en politique après sa démission en novembre.

Le ministre de la Justice Alvaro Coimbra a tweeté «urgent Evo Morales empêché», aussitôt que la Cour constitutionnelle a confirmé la décision du Tribunal suprême électoral (TSE) de refuser à M. Morales de se présenter.

L’ancien président — de 2006 à 2019 — souhaitait faire annuler la décision de l’instance électorale suprême qui lui avait interdit en février de se présenter dans la région centrale de Cochabamba où il ne réside pas.

La Bolivie traverse une crise postélectorale depuis le scrutin présidentiel d’octobre 2019. Evo Morales s’était proclamé vainqueur de la présidentielle pour un quatrième mandat, mais l’opposition avait crié à la fraude.

Après des semaines de manifestations, le président avait démissionné et fui la Bolivie, lâché par la police et l’armée. Il s’est d’abord réfugié au Mexique puis en Argentine et un gouvernement de transition a été nommé.

M. Morales, 60 ans, poursuivi dans son pays pour «sédition et terrorisme» et d’autres plaintes, notamment des allégations de relations avec des mineures, ne pouvait pas se représenter une nouvelle fois à la présidence.

Les élections générales du 18 octobre, reportées à trois reprises en raison de la pandémie, visent à élire un président, le vice-président ainsi que 36 sénateurs et 120 députés.