Monde

Trump se défend de couvrir Ryad

WASHINGTON — Donald Trump a nié mercredi chercher à «couvrir» ses alliés saoudiens dans l’affaire Jamal Khashoggi, ce journaliste qui aurait été assassiné à Istanbul par des tueurs envoyés par Ryad.

«Je ne couvre pas du tout» les Saoudiens, a assuré le président des États-Unis à des journalistes à la Maison-Blanche. «Je veux juste savoir ce qui se passe», a-t-il ajouté, expliquant s’attendre à ce que la vérité éclate «d’ici à la fin de la semaine» alors que sont publiés dans la presse des détails effroyables sur le possible assassinat.

Un prochain indice de la position américaine devrait venir de la décision du secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, qui a promis de décider jeudi, «sur la base du rapport du secrétaire d’État Mike Pompeo» de retour d’Arabie Saoudite, s’il se rend ou non à une conférence économique organisée à Ryad et boycottée par un nombre croissant de personnalités.

Signe de la complexité du dossier pour les Américains, Donald Trump, dont le mandat a été jusqu’ici marqué par un resserrement des relations avec la monarchie du Golfe, n’a pas cherché à masquer les énormes intérêts stratégiques qui lient les États-Unis à l’Arabie Saoudite.

Il a souligné que Washington avait besoin du royaume sunnite dans la lutte contre le terrorisme et contre l’Iran chiite. Et insisté une nouvelle fois sur la coopération militaire et sa dimension économique, soucieux, dit-il, de ne pas perdre «un énorme contrat» d’armement qu’il chiffre à 110 milliards $ — même si l’essentiel des ventes ne s’est pas encore concrétisé.

«Conflits d’intérêts»

«Les Saoudiens sont d’excellents partenaires» sur beaucoup de sujets, «et il faut bien garder à l’esprit qu’on a beaucoup des relations importantes, des relations financières entre des sociétés américaines et saoudiennes, des relations gouvernementales», a renchéri Mike Pompeo.

À cet égard, des sénateurs démocrates ont réclamé que le président Trump rende publics ses éventuels liens financiers avec le géant pétrolier, s’inquiétant d’éventuels «conflits d’intérêts».

Sous une pression croissante, les autorités saoudiennes nient avoir connaissance du sort de Jamal Khashoggi, qui s’est installé aux États-Unis en 2017 après être tombé en disgrâce à la cour. Mais de nouveaux indices accréditent la thèse d’un assassinat du journaliste au consulat saoudien d’Istanbul, où sa trace s’est officiellement perdue le 2 octobre.

Des informations du New York Times, photos à l’appui, renforcent les soupçons à l’encontre de Ryad : selon le quotidien, l’un des hommes identifiés par les autorités turques comme faisant partie du commando de 15 agents dépêchés par Ryad et suspectés de l’avoir tué fait partie de l’entourage du prince hériter saoudien Mohammed ben Salmane, dit «MBS». Trois autres appartenaient aux services de sécurité rattachés au jeune dirigeant.

«Nettoyage diplomatique»

Washington continue malgré tout de ménager Ryad, qui nie toute implication. Mike Pompeo s’est entretenu mardi dans la capitale saoudienne avec le roi Salmane et le prince héritier, considéré comme l’homme fort du royaume.

Le Washington Post, pour lequel écrivait parfois Jamal Khashoggi, a accusé Donald Trump et son gouvernement de mener une «opération de nettoyage diplomatique» pour préserver MBS, en épinglant «le large sourire» de Mike Pompeo lorsqu’il a rencontré le prince.

«Pourquoi l’administration Trump fait-elle le ménage pour le compte de l’Arabie Saoudite?» s’est demandé le quotidien.

Les autorités turques ont fouillé mercredi la résidence du consul saoudien à Istanbul et une partie des enquêteurs s’est rendue dans la soirée au consulat tout proche, la deuxième fouille cette semaine. Elle se poursuivait dans la nuit, selon un photographe de l’AFP.

Autour du globe, 18 octobre 2018

Monde

Des milliers de Honduriens en route vers les États-Unis

GUATEMALA — Des milliers de Honduriens fuyant la misère et la violence des gangs dans leur pays traversaient mercredi le Guatemala, dans l'espoir d'atteindre les États-Unis, une «caravane» fustigée par le président américain Donald Trump.

Épuisés par des heures de marche sous le soleil et sous la pluie, avec quelques trajets en auto-stop pour les plus chanceux, un millier de migrants ont fait étape dans la nuit de mardi à  mercredi dans la ville de Guatemala, la capitale.

Monde

Quatre accusés pour le vol d’une pièce d’or canadienne géante à Berlin en 2017

BERLIN - Quatre jeunes hommes ont été accusés pour le vol, dans un musée de Berlin en 2017, d’une pièce d’or de 100 kilos frappée par la Monnaie royale canadienne.

La pièce de monnaie géante, d’une valeur nominale d’un million de dollars - mais qui en vaudrait six fois plus, vu son tirage limité -, avait été volée au Bode-Museum de Berlin en mars 2017.

Les procureurs du parquet de Berlin ont déclaré mercredi qu’ils avaient porté des accusations de vol contre quatre suspects devant un tribunal de la jeunesse. Trois hommes, identifiés uniquement comme étant Wissam R., 21 ans, Ahmed R., 20 ans, et Wayci R., 23 ans, sont accusés d’avoir volé la pièce pendant la nuit à l’aide d’une brouette.

Le quatrième suspect, Dennis W, âgé de 20 ans, travaillait comme gardien au musée pour une entreprise de sécurité privée; il est accusé d’avoir surveillé la scène du vol.

Les procureurs croient que les suspects ont découpé la pièce d’or géante et revendu le métal précieux.

Les voleurs étaient entrés par effraction au Bode-Museum, située sur l’«île aux musées», au coeur de Berlin, en utilisant une échelle pour atteindre une fenêtre depuis une voie ferrée surélevée qui longe l’édifice. Selon la police, les malfaiteurs se sont emparés de l’énorme pièce, prêtée au musée pour sa collection de monnaies et médailles depuis 2010, et l’ont placée dans une brouette. Ils sont ensuite ressortis du musée, ont suivi la voie ferrée pour traverser la rivière Spree, puis sont descendus dans un parc à l’aide d’une corde avant de prendre la fuite en voiture.

La pièce, d’une épaisseur de trois centimètres et d’un diamètre de 53 centimètres, a une valeur nominale d’un million de dollars, mais son poids lui confère une valeur de plus de 6 millions $ CAN sur le marché. Le musée a indiqué que la pièce avait été homologuée par le livre Guinness des records en raison de sa pureté de 999.99/1000.

La Monnaie royale canadienne est toujours en possession de la pièce originale, fabriquée en 2007; au total, cinq pièces ont été produites et vendues.

Monde

Jamal Khashoggi «décapité», selon un quotidien turc

ANKARA — Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été torturé avant d’être «décapité» dans le consulat de son pays à Istanbul, a affirmé mercredi le quotidien turc Yeni Safak qui dit avoir eu accès à un enregistrement sonore des faits.

L’éditorialiste critique de Ryad s’est rendu au consulat le 2 octobre pour des démarches administratives en vue de son mariage. Il n’a pas été vu depuis.

Affirmant avoir eu accès à des enregistrements sonores de ce qui s’est déroulé ensuite, Yeni Safak explique que M. Khashoggi a été torturé au cours d’un interrogatoire et que ses doigts ont été coupés par des agents saoudiens.

Il a ensuite été «décapité», selon le quotidien progouvernemental, qui ne précise pas comment il a eu accès à ces enregistrements.

Des responsables turcs ont accusé Ryad d’avoir fait assassiner le journaliste par une équipe spécialement envoyée sur place, mais les autorités saoudiennes ont démenti.

Certains médias, dont le Washington Post pour lequel écrivait M. Khashoggi, avaient auparavant rapporté l’existence d’enregistrements audio et vidéo prouvant que le journaliste avait été «interrogé, torturé puis tué» à l’intérieur du consulat, avant que son corps ne soit démembré.

Mais c’est la première fois qu’un média turc dit avoir eu accès à de tels enregistrements.

Selon Yeni Safak, le consul saoudien Mohammad Al-Otaibi peut être entendu sur l’un des enregistrements, disant: «faites ça dehors, vous allez m’attirer des problèmes».

Ce à quoi un individu non identifié lui répond: «si tu veux vivre quand tu reviens en Arabie saoudite, tais-toi».

M. Al-Otaibi a quitté Istanbul mardi.

Le site d’informations en ligne Middle East Eye raconte, citant une source qui a eu accès à l’enregistrement sonore des derniers moments du journaliste, que M. Khashoggi a été emmené dans le bureau du consul.

Selon cette source, «il n’y a pas eu de tentative d’interrogatoire. Ils étaient venus le tuer» et le consul lui-même a été sorti de la pièce.

Un médecin légiste, identifié comme Salah al-Tubaigy et qui faisait partie de la quinzaine de Saoudiens dépêchés par Ryad à Istanbul ce jour-là selon plusieurs médias, a ensuite commencé à découper le corps de M. Khashoggi encore vivant, d’après la source de Middle East Eye.

Pendant qu’il faisait cela, M. Tubaigy a commencé à écouter de la musique à l’aide d’écouteurs. «Quand je fais ce travail, j’écoute de la musique. Vous devriez (le) faire aussi», l’entend-on dire sur l’enregistrement, selon la même source.

L’assassinat a duré sept minutes, affirme Middle East Eye.

Des médias américains ont affirmé que l’Arabie saoudite, dont l’image a terriblement souffert de cette affaire, envisageait de reconnaître la mort du journaliste lors d’un interrogatoire qui aurait mal tourné au consulat.

Monde

Attentat meurtrier dans un collège en Crimée

SIMFÉROPOL — Un élève a ouvert le feu dans le lycée technique où il étudiait mercredi à Kertch, en Crimée, tuant 18 personnes et en blessant une cinquantaine, pour la plupart des adolescents, avant de lui-même trouver la mort.

Ce bilan a été fourni au cours d’une conférence de presse donnée dans cette ville par Sergueï Aksionov, le premier ministre de cette péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014, selon lequel 12 des 53 blessés sont dans un état extrêmement grave.

Le Comité d’enquête, l’organisme chargé des grandes affaires criminelles en Russie, a de son côté fait savoir que l’auteur de l’attaque s’appelait Vladislav Rosliakov et était âgé de 18 ans.

M. Aksionov a dit avoir lui-même vu le corps sans vie de l’assaillant, retrouvé avec des impacts de balles dans la bibliothèque du Collège polytechnique de Kertch.

Dans un premier temps, il avait affirmé sur la chaîne de télévision Rossiya 24 que le jeune homme, qui n’avait «pas d’antécédents judiciaires», s’était «suicidé avec une arme».

Faisant face à une foule de parents en colère, certains sans nouvelles de leurs enfants, le premier ministre a affirmé que celui qu’il a décrit comme n’étant «pas un Criméen, pas même une personne» avait agi seul, tout en reconnaissant ignorer «ce qui avait poussé cette non-personne à faire ça», les enquêteurs cherchant toujours à déterminer quel avait été le mobile de son acte.

Selon l’agence de presse RIA Novosti, le domicile des parents de Vladislav Rosliakov a été perquisitionné après la tuerie.

Sergueï Aksionov a ajouté que l’adolescent, qui avait fait quatre ans d’études dans ce collège, était titulaire d’une bourse et avait été jugé «pacifique» par ses professeurs, avait légalement obtenu une autorisation de port d’arme.

Sur des images diffusées sur les réseaux sociaux et provenant des caméras de vidéosurveillance de l’établissement, on peut voir un jeune homme aux cheveux courts, portant un tee-shirt blanc et un pantalon noir, dans un escalier, un fusil à la main.

«Un fusil de chasse», a affirmé Igor Mikhailitchenko, un responsable local.

«Une tuerie de masse» 

L’attaque a été requalifiée en «meurtre» alors qu’une enquête avait d’abord été ouverte pour «acte terroriste», a précisé le Comité d’enquête.

«Ce n’est pas un acte terroriste, c’était une tuerie de masse causée par un seul individu», a affirmé par la suite Sergueï Aksionov à Rossiya 24.

Dans un premier temps, le Comité d’enquête avait seulement évoqué «un engin explosif non identifié bourré d’objets métalliques» déclenché dans la cantine de l’établissement.

«Une fusillade s’est produite après l’explosion», a quant à lui assuré Igor Mikhailitchenko.

Le Comité d’enquête a souligné que la plupart des victimes étaient des adolescents, tandis que, sur son site internet, le Collège polytechnique de Kertch explique qu’il accueille des élèves âgés de plus de quatorze ans suivant un cursus technique et faisant leurs dernières années d’études.

«J’ai entendu des tirs» 

«J’ai entendu des tirs au premier étage. Nous nous sommes tous précipités dans le couloir où des gens étaient en train de courir et de hurler qu’un homme avec une mitraillette tirait sur tout le monde», a dit à l’ADP un élève qui a souhaité conserver l’anonymat.

«Ensuite, il y a eu une puissante explosion mais heureusement j’étais déjà dehors. J’ai vu l’onde de choc qui a brisé les fenêtres», a-t-il ajouté au téléphone, très choqué.

Les premières images de télévision montraient des victimes évacuées dans des ambulances de fortune. Les victimes «ont été emmenées dans des transports en commun, dans des cars, en ambulance», a déclaré à une chaîne de télévision locale un homme au tee-shirt couvert de sang.

«Il y a quelques heures, un événement tragique a eu lieu à Kertch. Des gens sont morts, il y a beaucoup de blessés. Je présente mes condoléances aux proches des victimes», a pour sa part réagi le président Vladimir Poutine.

Le ministère russe des Situations d’urgence a décrété l’état d’urgence à Kertch et annoncé sur son compte Tweeter l’envoi sur place de trois hélicoptères avec du personnel médical et d’un avion.

L’armée russe, citée par les agences de presse, a de son côté décidé d’envoyer 200 militaires tandis que les médias diffusaient des images de blindés et d’hommes en tenue de camouflage se déployant autour de Kertch.

Trois jours de deuil seront observés en Crimée.

Monde

Guantanamo ouverte encore 25 ans au moins

BASE AMÉRICAINE DE GUANTANAMO — La prison de Guantanamo, qui abrite notamment des détenus accusés d'avoir participé aux attentats du 11 septembre, se prépare à rester ouverte pendant encore au moins 25 ans.

Nous devons «nous assurer que nos installations peuvent durer 25 ans», a déclaré à quelques journalistes l'amiral John Ring, commandant de la force opérationnelle interarmées qui gère le centre de détention controversé.

Autour du globe, 17 octobre 2018

Monde

Pocahontas, Face de cheval: jour de tweets à la Maison-Blanche

WASHINGTON — Donald Trump n’a rien sur son agenda. Alors il tweete.

Tous les soirs, la Maison-Blanche publie le programme présidentiel du lendemain, horaires à l’appui. Pour le mardi 16 octobre 2018, fait relativement rare, le message était laconique : «LE PRÉSIDENT n’a aucun événement public prévu».

Le tempétueux milliardaire n’avait cependant pas l’intention de rester silencieux : il a redoublé d’activité sur le réseau social au petit oiseau bleu.

La sénatrice démocrate Elizabeth Warren, l’administration Obama, les Honduriens qui fuient leur pays, la situation de l’emploi, Wall Street, l’Arabie saoudite, l’actrice porno Stormy Daniels, les élections parlementaires à venir : le président a tweeté sans relâche, points d’exclamation et majuscules intempestives à l’appui.

Coutumier des surnoms moqueurs contre ses adversaires, mais aussi des attaques sur l’apparence physique des femmes, il s’en est pris à Stormy Daniels —Stephanie Clifford de son vrai nom— qui affirme avoir eu une liaison avec le magnat de l’immobilier en 2006 alors qu’il était déjà marié à Melania.

Se félicitant de la décision d’un tribunal fédéral de Los Angeles qui a rejeté lundi la plainte en diffamation le visant, il s’est moqué de l’actrice de films pornographiques, qualifiée de «Face de cheval», et de «son avocat de bas étage».

«Elle ne sait rien de moi, une arnaque complète!» a-t-il lancé d’un ton rageur, provoquant immédiatement une réaction de cette dernière.

«Mesdames et messieurs, je vous présente votre président», a-t-elle lancé, dénonçant un homme qui a «une nouvelle fois» montré «son incompétence, sa haine des femmes et son absence de sang-froid».

«C’est parti, petite chose...», a-t-elle conclu, dans une allusion à son livre publié récemment dans lequel elle donnait des détails très explicites sur l’anatomie de l’homme d’affaires.

Piques moqueuses 

Quelques heures plus tôt, c’est une autre femme, Elizabeth Warren, possible candidate démocrate à la présidentielle de 2020, qui avait été visée par les piques moqueuses du 45e président des États-Unis.

Cette figure de l’aile gauche de l’opposition est de longue date l’une des cibles préférées du président qui l’accuse d’avoir menti sur ses origines amérindiennes pour faire avancer sa carrière et la surnomme «Pocahontas».

Elle a relancé la polémique en publiant un test ADN prouvant ses (très) lointaines origines amérindiennes.

Donald Trump a ironisé sur ce test ADN «bidon», estimant qu’elle devrait s’excuser face à l’Amérique pour ses «mensonges».

«INSCRIVEZ-VOUS POUR Voter», a-t-il lancé un peu plus tard, retweetant un message de son fils Eric Trump, accompagné de son mot-clé préféré MAGA (Make America Great Again).

La plupart des sondages prédisent une «vague bleue» (démocrate) lors des élections du 6 novembre dans lesquelles tous les sièges de la Chambre des représentants, un tiers de ceux du Sénat, ainsi que les postes de gouverneurs dans une trentaine d’États seront en jeu.

Les tweets présidentiels furent la seule communication de la journée de la part de l’exécutif américain.

Le briefing quotidien du porte-parole de la Maison-Blanche, rendez-vous quasi immuable au cours des dernières décennies, a peu à peu disparu sous la présidence Trump.

Mardi, la salle de presse la plus célèbre du monde est une nouvelle fois restée vide.

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Cannabis: un producteur américain prévient Trump que le Canada sera favorisé

WASHINGTON — Un producteur américain de cannabis avertit le président Donald Trump que le Canada est sur le point de dominer l'industrie nord-américaine de la marijuana, à moins que les États-Unis ne prennent des mesures pour éliminer les obstacles au financement et à la commercialisation de la substance au sud de la frontière.

Une pleine page de publicité apparaissant dans le «Wall Street Journal» de mardi signale que les États-Unis «perdent rapidement» leur avantage concurrentiel au profit du Canada, où le cannabis à des fins récréatives deviendra légal à minuit et une, mercredi.

La publicité, signée par Derek Peterson, le président-directeur général de Terra Tech Corp, en Californie, déplore que plusieurs entreprises de cannabis n'aient pas accès au financement bancaire ou traditionnel, et ce, même si l'industrie du cannabis est légale dans 31 États américains — à des fins récréatives ou médicales.

Cela force des entreprises à s'installer au Canada pour avoir accès à des capitaux, ajoute M. Peterson.

La publicité indique également que les entreprises canadiennes ont profité de l'intérêt des investisseurs américains pour recueillir et dépenser de l'argent afin d'acquérir des actifs américains liés au cannabis.