Monde

Theresa May remporte le vote de défiance organisé contre elle

LONDRES — La première ministre britannique conservatrice Theresa May a remporté mercredi soir le vote de défiance organisé au sein de son parti à l’initiative de députés hostiles à l’accord de Brexit conclu avec Bruxelles.

La dirigeante a reçu le soutien de 200 députés, 117 ayant voté contre elle, a annoncé Graham Brady, un responsable du parti. Il lui en fallait 159 pour l’emporter. Cette victoire signifie que son parti ne pourra plus chercher à la déloger pendant un an.

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Monde

Trois ans de prison pour l’ex-avocat de Donald Trump Michael Cohen

NEW YORK — L’ancien avocat de Donald Trump, Michael Cohen, a été condamné mercredi à trois ans de prison par un juge fédéral de Manhattan, après avoir à nouveau attaqué le président américain en affirmant avoir «couvert ses sales coups».

Juste avant de connaître sa sentence, M. Cohen a fait son mea culpa d’une voix étranglée et en retenant quelques larmes, déclarant devant une salle d’audience bondée regretter s’être mis au service du milliardaire, dont il a été l’homme de confiance pendant plus d’une décennie.

Évoquant un récent tweet de Donald Trump le traitant de «faible», l’avocat et homme d’affaires de 52 ans a estimé que «c’était vrai, mais pour une autre raison : je pensais que c’était mon devoir de couvrir ses sales coups plutôt que d’écouter ma conscience».

S’exprimant devant ses parents, ses beaux-parents, sa femme et ses enfants, il a affirmé que c’était sa «loyauté» envers le milliardaire new-yorkais qui l’avait «conduit sur la voie des ténèbres».

M. Cohen a notamment reconnu avoir payé en 2016 deux femmes «à la demande» de Donald Trump pour qu’elles taisent leur liaison supposée avec le milliardaire.

C’est une nouvelle attaque contre le président des États-Unis, qui cherche depuis des mois à discréditer son ancien avocat, le qualifiant de menteur et d’opportuniste.

Des différents collaborateurs de Donald Trump épinglés par la justice ces derniers mois, Michael Cohen est le seul à avoir appartenu à la garde rapprochée du président. Ce qui fait de lui un témoin à charge particulièrement dangereux pour l’occupant de la Maison-Blanche.

Depuis que M. Cohen a impliqué M. Trump dans les paiements à ses deux maîtresses supposées, les médias américains spéculent sur une éventuelle inculpation du président dans cette affaire.

La plupart des juristes semblent l’exclure tant qu’il est à la Maison-Blanche, mais les procureurs new-yorkais continuent d’étayer leur dossier : ils ont indiqué mercredi que l’éditeur du magazine National Enquirer, qui a effectué le paiement à l’une des deux femmes, corroborait les déclarations de M. Cohen et coopérait désormais avec les enquêteurs.

Monde

Un bourbier en guise de route pour sortir de la capitale du Gabon

LIBREVILLE — Couverts de boue, les véhicules zigzaguent pour éviter les nids-de-poule, mais ne peuvent contourner les énormes crevasses inondées: l’unique route qui permet de sortir de Libreville pour rallier l’intérieur du Gabon et les pays voisins, est un enfer pour les chauffeurs.

Des dizaines de camions se succèdent avec leur cargaison de bois, de produits agricoles et autres marchandises diverses, au milieu desquels les véhicules particuliers et les minibus de passagers tentent de se frayer un chemin.

Sur une centaine de kilomètres, la «Route Nationale 1» qui part vers l’est du Gabon et permet de rejoindre le Cameroun et la Guinée équatoriale au nord, n’est qu’une enfilade de trous, d’ornières et de crevasses. Avec, par endroits, quelques kilomètres goudronnés.

Avec la pluie qui tombe 8 mois sur 12 dans cette région, la RN1 est le plus souvent un véritable bourbier.

Or cette route est un axe vital pour l’économie gabonaise et l’approvisionnement de Libreville où vivent environ la moitié des quelque 1,8 million d’habitants du Gabon.

Une grande majorité des produits agricoles et alimentaires consommés par les Librevillois viennent en effet du Cameroun et de la Guinée équatoriale.

«L’eau est une fois montée jusqu’à hauteur de la cabine» de son camion, raconte Abdoul Karim Bah, en exhibant une photo prise lors d’un de ses voyages où il s’est retrouvé bloqué par une portion de route totalement inondée.

Ce camionneur, originaire de Guinée, effectue le trajet entre Libreville et d’autres destinations depuis 7 ans.

Le voyage n’est pas sans risques: les énormes charges des camions qui zigzaguent tout au long du trajet, vacillent dangereusement juste à côté des voitures et des minibus de transport en commun. De nombreux accidents mortels ont régulièrement lieu sur cet axe.

«Il y a le facteur humain et mécanique, mais l’état du réseau est vraiment impliqué» dans les accidents, affirme Ghislain Malanda, président du Syndicat des agents du ministère du transport et de l’aviation civile (SAMTAC), également membre d’une ONG de lutte contre les accidents routiers.

Minibus et voitures sont en outre rudement mis à l’épreuve par les ornières laissées par les poids lourds lors de leur passage incessant sur cette route détrempée presque à longueur d’année.

«Ça nous pénalise, nous les routiers», explique le transporteur Nzamba Boussaga, car les manoeuvres pour éviter de se retrouver coincés dans les énormes crevasses entraînent souvent la chute de marchandises, au désespoir de leurs propriétaires.

Travaux jamais achevés

Dans les deux sens, les chauffeurs se cèdent le passage pour éviter une portion rendue impraticable par des tas de latérite déposés sur la route, en vue de travaux de réhabilitation tant espérés. Et il est risqué pour les voitures de tenter d’aller plus vite que les camions.

Les retards et les dégâts causés aux véhicules par l’état de la route font que certains «n’osent plus» investir dans le secteur du transport parce que «ça multiplie leurs pertes» selon M. Malanda.

Il ajoute que l’état «catastrophique» de la RN1 n’affecte pas que les marchandises, car les Gabonais de l’intérieur du pays «sont coupés du reste du monde», la plupart d’entre eux ne se déplaçant que par la route faute d’avoir les moyens de prendre l’avion.

L’état défectueux de la «nationale» date de plusieurs décennies, malgré d’importantes sommes investies par l’État. Ces dernières années, des projets de réfection ont régulièrement été entrepris, mais tardent à être réalisés.

En 2009, l’État avait lancé un projet de réhabilitation d’une partie de la route, réparti avec retard entre plusieurs entreprises, dont une société chinoise, encore occupée à remblayer les trous plusieurs mois après l’attribution du marché.

L’argent des travaux est «détourné», affirme le syndicaliste Ghislain Malanda qui réclame «un audit des travaux publics».

Il y a un an, le porte-parole de la présidence gabonaise, Ike Ngouoni, avait affirmé que «cela fait un certain temps que nous souhaitons, dans l’intérêt des Gabonais, que cette route soit réhabilitée». «La mise en place d’infrastructures durables est une priorité des pouvoirs publics», avait-il ajouté.

Récemment, un tronçon goudronné de quatre voies long de 7 km qu’«il aura fallu presque 10 ans» à terminer a été inauguré, note Ghislain Malanda. Une manière implicite de se demander combien de temps faudra-t-il encore pour refaire les dizaines de kilomètres restants.

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Monde

La France traque le suspect de l'attentat de Strasbourg

STRASBOURG — Des témoins de l’attaque à Strasbourg mardi soir ont entendu l’assaillant crier «Allah Akbar», a indiqué mercredi le procureur de Paris, Rémy Heitz, ajoutant que «quatre proches» du suspect toujours en fuite, Chérif C., étaient en garde à vue.

«Le terrorisme a une nouvelle fois frappé notre territoire, nous rappelant de façon dramatique que la menace est toujours bien réelle», a déclaré le chef du parquet antiterroriste lors d’une conférence de presse au tribunal de grande instance de Strasbourg.

«Au regard du lieu ciblé, du mode opératoire employé par l’assaillant, de son profil et des témoignages recueillis auprès de ceux qui l’ont entendu crier ‘’Allah Akbar’’, la section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie des faits d’hier soir», a-t-il indiqué.

À LIRE AUSSI : Horreur au marché de Noël de Strasbourg

Une enquête a été ouverte pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste, tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et d’association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des crimes d’atteinte aux personnes».

Activement recherché, l’agresseur de 29 ans né à Strasbourg et fiché «S» (pour Sûreté de l’État) pour radicalisation islamiste, a ouvert le feu mardi peu avant 20H00 en trois points du centre historique de Strasbourg dans le périmètre du marché de Noël.

«Il a, tout au long de ce parcours, à plusieurs reprises ouvert le feu avec une arme de poing et utilisé un couteau avec lesquels il a blessé grièvement et donné la mort», a relaté M. Heitz.

Selon le magistrat, deux personnes sont décédées, «une troisième se trouvant en état de mort cérébrale». Par ailleurs, «douze personnes sont blessées dont six en état d’urgence absolue».

«Plusieurs perquisitions ont été réalisées cette nuit dans des lieux que» Chérif C. «est susceptible de fréquenter» et «quatre proches ont été placés en garde à vue cette nuit», a indiqué M. Heitz.

Le suspect est «connu des services de police et de justice pour des faits de droit commun, principalement pour des faits de vols et de violences», a-t-il par ailleurs ajouté, précisant que «27 condamnations» figuraient à son casier judiciaire, «pour des faits de droit commun, commis pour la quasi-totalité en France, mais aussi en Allemagne et également en Suisse».

«Il a déjà été incarcéré à de multiples reprises et était connu de l’administration pénitentiaire pour sa radicalisation et son attitude prosélyte en 2015», a encore indiqué M. Heitz, confirmant qu’il était inscrit au Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) et faisait «l’objet d’un suivi de la DGSI».

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Autour du globe, 12 décembre 2018

Monde

Strasbourg: horreur au marché de Noël

PARIS — La France a relevé son degré d’alerte à «Urgence attentat» dans la foulée de la fusillade survenue mardi soir au marché de Noël de Strasbourg, qui a fait trois morts et six blessés graves et dont l’auteur présumé est toujours en fuite.

Le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castener, a annoncé ce nouveau bilan des morts pendant la nuit de mercredi, après que des chiffres contradictoires eurent été révélés par des représentants syndicaux des policiers.

Quelque 350 responsables de sécurité et deux hélicoptères sont impliqués dans les recherches pour trouver l’assaillant présumé. Des effectifs de sécurité supplémentaires seront envoyés dans cette ville du nord-est de la France, qui abrite le Parlement européen.

Selon le site du ministère de l’Intérieur, le niveau Urgence attentat «déclenche un état de vigilance et de protection maximal» et «est associé à des mesures additionnelles contraignantes». Les contrôles à la frontière seront d’ailleurs renforcés, a indiqué le ministre.

Au même moment, les autorités commençaient à laisser sortir des citoyens qui étaient enfermés depuis plusieurs heures dans certains endroits de la ville.

Un photographe de l’Associated Press était parmi les quelque 5000 personnes qui étaient dans un stade de baseball pendant l’attaque de mardi soir et qui ont dû y rester pendant environ cinq heures. Le stade est situé à quelques pas du Parlement européen, qui faisait également l’objet de mesures de confinement. On ne savait pas si les gens à l’intérieur du Parlement ont commencé à sortir.

Le bureau du procureur de la France a annoncé l’ouverture d’une enquête terroriste sur les événements, bien qu’il n’ait pas précisé les motivations exactes du présumé assaillant. On ne sait pas si le marché de Noël — qui avait été visé par un attentat déjoué du groupe Al-Qaïda en 2000 — était la cible.

Les autorités ont identifié le suspect de l’attaque, qui est toujours en fuite.

Selon le représentant syndical Stéphane Morisse, de l’Unité SGP Police, le présumé tireur avait été blessé par des soldats qui surveillaient le marché avant de prendre la fuite.

Les policiers s’étaient rendus plus tôt dans la journée au domicile du suspect pour l’arrêter, mais l’individu de 29 ans, qui serait radicalisé, n’y était pas, selon M. Morisse. Les policiers ont cependant trouvé des explosifs sur les lieux, selon lui.

Des visées terroristes?

Le préfet de la région Grand Est et du Bas-Rhin a révélé que l’individu était «fiché S», ce qui signifie qu’il était recherché par les autorités parce qu’on le soupçonnait de visées terroristes ou d’atteinte à la sûreté de l’État, selon le site du ministère de l’Intérieur.

Le porte-parole de l’armée française, le colonel Patrik Steiger, a indiqué que le tireur n’avait pas cherché à s’attaquer aux soldats qui patrouillaient dans les environs; il s’en serait plutôt pris aux civils.

Plusieurs des blessés l’étaient grièvement, a indiqué le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

Le maire de Strasbourg, Roland Ries, a annoncé sur les réseaux sociaux que le marché de Noël serait fermé mercredi en raison des événements.

«Je tenais à remercier les Strasbourgeois et les visiteurs pour leur patience et leur compréhension; les confinements sont respectés et cela facilite le travail des forces de l’ordre», a-t-il ajouté.

La France a été touchée par plusieurs attaques perpétrées par des extrémistes, dont les attentats de 2015 à Paris, et l’attaque au camion-bélier à Nice en 2016.

L’attaque survient alors que les policiers sont épuisés dans la foulée d’importantes manifestations contre le président Emmanuel Macron.

Le président Macron a d’ailleurs reporté une rencontre à l’Élysée, mardi soir, afin de surveiller le déroulement des événements.

Condamnation de l’attaque

Les dirigeants internationaux n’ont pas tardé à déplorer cette autre attaque en sol français.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a exprimé ses pensées à l’égard des victimes du drame.

«Strasbourg est par excellence une ville symbole de la paix et de la démocratie européennes. Des valeurs que nous défendrons toujours. La Commission se tient aux côtés de la France», a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.

La première ministre britannique, Theresa May, a quant à elle déclaré sur Twitter qu’elle était «choquée et attristée de la terrible attaque à Strasbourg».

Le premier ministre du Québec François Legault s’est lui aussi dit «profondément attristé» par cet «acte de terreur».

«Au nom du gouvernement du Québec, j’offre toutes mes pensées et mes sympathies à ceux et celles qui sont touchés de près ou de loin par cette tragédie», a-t-il ajouté.

Monde

Fusillade près d'un marché de Noël à Strasbourg

PARIS - Une fusillade a éclaté mardi à Strasbourg, selon les médias français, et le ministère de l'Intérieur a appelé la population à rester à l'abri, alors qu'un «événement grave de sécurité publique est en cours» dans le centre-ville.

Les autorités locales de la région Grand Est et du Bas-Rhin ont écrit sur Twitter «d'éviter le secteur de l'hôtel de police», qui est situé près du marché de Noël de la ville, dans nord-est de la France.

Selon les médias français, il y aurait un mort et six blessés.

Des résidents de Strasbourg disent avoir entendu des coups de feu dans certaines zones du centre-ville.

Environnement

Moins de caribous, davantage d’algues rouges dans un Arctique plus chaud en 2018

WASHINGTON - L’Arctique s’est encore réchauffé à l’hiver 2017-2018, la glace de la région se réduit, les caribous disparaissent et les algues rouges remontent vers le nord, selon le rapport annuel de l’administration océanique et atmosphérique américaine (NOAA) publié mardi.

L’année 2018 a été la deuxième plus chaude en Arctique depuis que les relevés existent, à partir de 1900. Il a fait 1,7°C plus chaud que la moyenne des trois dernières décennies et le réchauffement y est deux fois plus rapide que la moyenne mondiale.

Le record absolu date de 2016.

La tendance est évidente: les cinq dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, selon la NOAA, qui a coordonné ce rapport de référence écrit par plus de 80 scientifiques de douze pays.

L’agence dépend directement de l’administration du président Donald Trump, qui a rejeté en novembre un rapport sur les effets du changement climatique rédigé par des scientifiques fédéraux. La NOAA a malgré tout pu publier cette année la 13e édition de son rapport arctique.

«L’Arctique subit une transition sans précédent dans l’histoire humaine», a averti Emily Osborne, du programme de recherche sur l’Arctique de l’agence.

Dans l’océan Arctique, la glace se forme de septembre à mars, mais la saison se raccourcit inexorablement au fil des années. Les glaces sont moins épaisses, plus jeunes et couvrent moins d’océan. La vieille glace, c’est-à-dire âgée de plus de quatre ans, s’est réduite de 95% depuis 33 ans.

C’est un cercle vicieux: des glaces plus jeunes sont plus fragiles et fondent plus tôt au printemps. Moins de glace signifie moins de réflexion solaire: l’océan absorbe davantage d’énergie et se réchauffe donc un peu plus.

Les douze années de plus faibles couvertures glaciaires sont... les douze dernières années.

Par exemple, il n’y a jamais eu aussi peu de glace hivernale dans la mer de Bering, entre la Russie et l’Alaska, qu’en 2017-2018. Habituellement, le plus fort de l’hiver arrive en février, mais cette année, la glace a fondu ce mois-là dans des proportions inédites.

«C’est l’information importante de cette année», a dit Donald Perovich, professeur au Dartmouth College. «La perte d’une zone de la taille de l’Idaho», environ 215.000 km² en deux semaines de février, soit le tiers de la France.

Moins de glace

À l’inverse, l’accélération de la fonte de la couverture glaciaire du Groenland s’est stabilisée, selon la NOAA.

L’agence américaine dispose de données considérables. Ses satellites passent 28 fois par jour au-dessus de l’Arctique et fournissent les relevés les plus précis sur la glace et les océans.

Ces changements climatiques ont un effet dramatique non seulement sur l’écosystème arctique, mais sur le climat mondial.

Les populations de caribous et de rennes sauvages de la toundra sont en déclin depuis le milieu des années 1990, passant de 4,7 à 2,1 millions d’animaux.

Seuls deux des 22 troupeaux surveillés n’ont pas décliné. Cinq ont perdu plus de 90% de leurs membres dans la région Alaska-Canada et «ne montrent aucun signe de reprise».

«Certains troupeaux ont des populations au plus bas niveau jamais enregistré», avertit l’agence.

La cause est probablement l’allongement de l’été pour les bêtes, bien équipées pour l’hiver, mais pas pour la saison douce, qui apporte parasites, puces, maladies...

Le réchauffement aide au contraire les algues rouges toxiques (planctons microscopiques ou bien algues de mer) à conquérir de nouveaux territoires en pénétrant les eaux de moins en moins froides de l’Arctique, où poissons et crustacés peuvent s’empoisonner.

«Les données récoltées dans la dernière décennie montrent clairement que de multiples espèces toxiques d’algues sont présentes dans la chaîne alimentaire de l’Arctique à des niveaux dangereux et il est très probable que ce problème persiste et sans doute empire à l’avenir», selon la NOAA.

Mais le réchauffement de l’Arctique modifie aussi le jet stream ce qui a des conséquences jusqu’aux latitudes moyennes, bien en dessous du pôle. Ce courant rapide de vents d’altitude encercle et contient l’air froid de l’Arctique.

Mais la barrière «s’amollit» au lieu de rester droite, selon ce qui fait descendre des masses d’air froid et fait monter l’air chaud... D’après des travaux cités par la NOAA, cela contribue à la multiplication d’événements météorologiques extrêmes, comme les canicules dans l’ouest américain et les tempêtes de neige exceptionnelles de la côte est.

Monde

Khashoggi et d’autres journalistes personnalités de l’année pour le magazine Time

NEW YORK — Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, tué le 2 octobre au consulat d’Arabie à Istanbul, a été désigné mardi personnalité de l’année par le magazine américain Time, une distinction partagée avec plusieurs autres journalistes qui symbolise, pour l’hebdomadaire, la recherche de la vérité et les risques qu’elle présente aujourd’hui.

Outre Jamal Khashoggi, Time a mis à l’honneur la journaliste philippine Maria Ressa, les deux reporters birmans de l’agence Reuters Wa Lone et Kyaw Soe Oo, actuellement en prison, ainsi que la rédaction du journal local américain Capital Gazette, dont cinq membres ont péri lors d’une attaque perpétrée le 28 juin à Annapolis, dans l’État du Maryland.

C’est la première fois qu’un ou plusieurs journalistes deviennent personnalité de l’année du magazine, qui décerne ce titre depuis 1927.

Autre première: jamais une personne décédée n’avait été retenue comme personnalité la plus marquante de l’année écoulée.

Time a choisi de publier quatre Unes différentes de son magazine cette semaine pour mettre en avant les quatre journalistes, ou équipes de journalistes, placés en tête de son classement.

Les journalistes ont devancé Donald Trump, désigné en 2016 et déjà deuxième l’an dernier, que les bookmakers donnaient favori.

Quelques minutes après l’annonce du palmarès, le président américain a de nouveau tweeté sur les médias, qu’il a accusés de propager des «fake news» (fausses informations) au sujet de la désignation du futur secrétaire général de la Maison-Blanche.

Monde

Les concessions de Macron coûteront entre huit et dix milliards d’euros

PARIS - Les mesures annoncées lundi par le président français Emmanuel Macron pour tenter de calmer la colère des «gilets jaunes» coûteront entre huit et dix milliards d’euros (entre 12 et 15 milliards $CAN environ).

Le chiffre a été dévoilé mardi sur les ondes de BFM-TV par Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement.

Un peu plus tard, le premier ministre Édouard Philippe a déclaré devant l’Assemblée nationale que les mesures de M. Macron sont massives et qu’elles démontrent qu’il a bien entendu la colère des manifestants.

M. Macron a annoncé que le salaire minimum augmentera de 100 euros par mois dès 2019, sans contribution supplémentaire de l’employeur, et les heures supplémentaires seront payées et non imposées.

M. Macron demandera aussi aux employeurs qui le peuvent de verser une prime de fin d’année non imposable à leurs employés.

Quant aux retraités, ceux qui reçoivent moins de 2000 euros par mois ne seront pas touchés par la hausse de la contribution sociale généralisée (CCG).

Les manifestations et les émeutes ont causé des pertes économiques importantes en France. Le gouvernement fait également état de cinq morts et 1407 blessés, dont 46 personnes touchées plus grièvement.