Monde

Le roi du Swaziland rebaptise son pays «eSwatini»

MBABANE - Le roi du Swaziland, dernier monarque absolu d’Afrique, a annoncé que son pays changeait de nom pour s’appeler «eSwatini», une décision rendue publique jeudi à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance de ce petit État d’Afrique australe.

«Je voudrais annoncer que le Swaziland va reprendre son nom d’origine», a déclaré le roi Mswati III à Manzini (centre), la deuxième ville du pays.

«À leur indépendance, tous les pays africains ont repris leur ancien nom, celui d’avant la colonisation», a-t-il dit devant un stade bondé.

«Le Swaziland est le seul pays à avoir conservé son nom de l’époque coloniale. Donc à partir de maintenant, le pays s’appellera officiellement le royaume d’eSwatini», a-t-il ajouté.

ESwatini signifie «le pays des Swazis», en langue swati. Le nom Swaziland est un mélange des langues swati et anglaise.

Ancien protectorat britannique, ce petit pays montagneux, enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, a accédé à l’indépendance en 1968.

Pendant l’ère coloniale, des pays africains ont changé de nom. Mais une fois l’indépendance acquise, ils se sont parfois rebaptisés. Le Congo belge est devenu Zaïre avant de prendre le nom de République démocratique du Congo, la Rhodésie du Sud s’appelle le Zimbabwe, la Côte d’Or a été rebaptisée Ghana.

Au pouvoir depuis 1986, le roi Mswati III est régulièrement épinglé par la communauté internationale et les ONG pour son train de vie dispendieux malgré la grande pauvreté de sa population, ainsi que pour ses violations répétées des droits de l’Homme.

Monde

Diaz-Canel, l’homme qui succédera aux Castro

LA HAVANE — Apparatchik modèle de 57 ans, Miguel Diaz-Canel a gravi discrètement les échelons du pouvoir cubain jusqu’à devenir mercredi le seul candidat pour succéder au président sortant Raul Castro.

Sa nomination officielle comme président du Conseil d’État et de l’île doit être confirmée jeudi matin après le vote des députés.

Né après la révolution, ce civil aux cheveux poivre et sel et au regard perçant aura la lourde tâche de fédérer autour de sa personne, de consolider les acquis de la révolution et de poursuivre la transformation économique esquissée par Raul Castro.

Depuis qu’il a été désigné numéro deux de l’exécutif en 2013, l’homme qu’on dit abordable, quoique peu souriant et au talent d’orateur relatif, a pris de plus en plus d’espace dans les médias d’État et représente fréquemment Raul Castro lors de missions à Cuba et à l’étranger.

«Ce n’est ni un parvenu ni un intrus», dit de lui le président sortant, vantant ses trois décennies de loyaux services et sa «solide fermeté idéologique».

Jeans et tablettes numériques

Dans les arcanes du pouvoir cubain, sa qualité de «civil» et son goût pour les jeans et les tablettes numériques détonnent. Il a su se donner une image moderne en se faisant l’avocat d’une ouverture accrue de l’île à internet et d’une presse plus critique.

Derrière cette représentation, il s’est appliqué cependant à éviter toute polémique, n’accordant pas d’interviews et ne s’exprimant que lors d’activités publiques ou dans l’anonymat de réunions à huis clos.

Ses partisans assurent qu’il «sait écouter» et insistent sur sa simplicité.

Il sait toutefois aussi se montrer inflexible, comme l’a illustré l’année dernière une vidéo fuitée par la dissidence. Dans ce document, il prône devant des cadres du parti l’intransigeance contre les portails internet d’information indépendants, une poignée d’ambassades et bien sûr l’opposition, illégale à Cuba.

Parcours exemplaire

Professeur d’université au début de sa carrière, cet ingénieur en électronique est rapidement devenu un cadre du tout puissant Parti communiste cubain (PCC).

En 1994, il est nommé premier secrétaire du PCC dans sa province, alors frappée comme le reste du pays par la crise causée par la coupure des subsides vitaux de Moscou.

En 2003, alors en poste dans la province stratégique de Holguin (est), riche en matières premières, il fait son entrée parmi les quinze membres du bureau politique du parti, une fonction indispensable à tout aspirant au pouvoir.

Autour du globe, 19 avril 2018

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Monde

Frappes en Syrie: Mattis voulait le feu vert du Congrès

WASHINGTON — Le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, aurait préféré obtenir le feu vert du Congrès avant de lancer des frappes en Syrie la semaine dernière, mais le président Donald Trump n'a pas tenu compte de son avis, a rapporté mercredi le New York Times, ce que M. Mattis lui-même et la Maison-Blanche ont contesté.

Le chef du Pentagone, général des Marines à la retraite, a néanmoins réussi à limiter les frappes à trois cibles qui étaient supposées abriter des fabriques et des stocks d'armes chimiques, mais qui ne risquaient pas de mettre la vie de soldats russes en danger, précise le quotidien américain, citant des sources militaires et de l'administration Trump non identifiées.

Monde

Les Américains jettent 150 000 tonnes de nourriture par jour

TAMPA — Les Américains gaspillent près de 150 000 tonnes de nourriture par jour, soit l'équivalent de plus de 400 grammes par personne, a indiqué une étude mercredi, en précisant que fruits et légumes étaient les produits les plus fréquemment jetés.

Cette nourriture qui est allée à la poubelle a été cultivée sur près de 7 % des terrains agricoles américains, et des milliers de milliards de litres d'eau ont été utilisés pour la produire, selon un article publié dans le journal PLOS ONE. Elle correspond également à 30 % des calories consommées quotidiennement par chaque Américain.

Monde

Stormy Daniels «arnaque» les médias, dit Trump

WASHINGTON - Le président Donald Trump a prévenu mercredi que l’actrice pornographique qui affirme avoir eu une aventure extraconjugale avec lui en 2006 est en train de perpétrer une «arnaque totale».

Stormy Daniels, dont le vrai nom est Stephanie Clifford, a publié mardi le portrait-robot d’un individu qui les aurait menacés en 2011, sa petite fille et elle, pour qu’elle se taise au sujet de sa relation avec M. Trump.

L’image montre un homme de 30 ou 40 ans qui serait «mince, mais en forme».

M. Trump a lancé sur Twitter, tôt mercredi, qu’il s’agit «des années plus tard du sketch d’un homme qui n’existe pas». Il accuse Mme Daniels de perpétrer «une arnaque totale qui berne les médias des fausses nouvelles (mais ils le savent!)».

Ce serait la première fois que le président évoque directement l’actrice sur Twitter.

L’avocat de Mme Daniels, Michael Avenatti, n’a pas tardé à répliquer, lui aussi sur Twitter, en rappelant qu’une perquisition menée récemment par le FBI dans les bureaux de l’avocat personnel de M. Trump a permis de mettre la main sur «des documents EXISTANTS et des enregistrements qui témoignent d’arnaque après arnaque perpétrée contre des gens RÉELS et des citoyens américains RÉELS (qui n’en savaient rien)».

Il a ajouté que M. Trump est un adversaire «complètement dérangé et indiscipliné (...) qui se tire souvent dans le pied».

M. Avenatti a porté de 100 000 $ US à 131 000 $ US la récompense offerte pour toute information permettant d’identifier l’individu. Le nouveau montant pourrait faire référence aux 130 000 $ US que Mme Daniels dit avoir reçu de l’avocat de M. Trump, Michael Cohen, avant l’élection présidentielle de 2016 pour acheter son silence.

Mme Daniels tente de faire invalider l’entente de confidentialité qu’elle a signée à ce moment.

Monde

Le patron de la CIA à Pyongyang, le sommet Kim-Trump prend corps

WEST PALM BEACH - Les préparatifs en vue d’un sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong Un ont connu une soudaine accélération mercredi avec la confirmation par le président américain que Mike Pompeo, son homme de confiance et directeur de la CIA, avait rencontré secrètement le dirigeant nord-coréen à Pyongyang.

Depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, où il passe deux jours avec le premier ministre japonais Shinzo Abe, autre acteur clé du dossier, le président américain a fait souffler un vent d’optimisme.

«Mike Pompeo a rencontré Kim Jong Un en Corée du Nord la semaine dernière. La rencontre s’est bien déroulée et une bonne relation s’est établie», a déclaré Donald Trump sur Twitter. «La dénucléarisation sera un grand événement pour le monde, mais aussi pour la Corée du Nord».

Les États-Unis ont toujours posé la perspective d’une dénucléarisation de la péninsule coréenne comme condition à des discussions directes avec la Corée du Nord.

L’envoi de Mike Pompeo, l’un de ses plus proches collaborateurs qui deviendra son secrétaire d’État dans quelques jours, montre à quel point la question nord-coréenne est devenue la priorité diplomatique de l’administration Trump.

Le président américain avait créé une immense surprise le 8 mars en acceptant une invitation à se rencontrer de Kim Jong Un, transmise par la Corée du Sud.

Traité de paix

La mission secrète de Mike Pompeo qui, selon le Washington Post, a eu lieu pendant le week-end de Pâques, intervient dans un contexte de détente entre la Corée du Nord et la Corée du Sud qui a débouché sur une floraison d’initiatives diplomatiques impensables il y a encore quelques mois.

Séoul a ainsi annoncé mercredi étudier des pistes pour un éventuel traité de paix avec le Nord. Les combats sur la péninsule coréenne avaient pris fin en 1953 à la suite d’un armistice, mais aucun traité de paix n’a été signé, si bien que les deux Corées sont toujours techniquement en guerre.

La Zone démilitarisée qui divise la péninsule est hérissée de mines et de fortifications.

Le troisième sommet intercoréen depuis la fin de la guerre, prévu le 27 avril, pourrait être l’occasion d’aborder la question d’une déclaration officielle pour clore le conflit sur la péninsule.

«Nous examinons la possibilité de remplacer le régime de l’armistice sur la péninsule coréenne par un régime de paix», a déclaré à la presse un haut responsable de la Maison Bleue, la présidence sud-coréenne.

«Ils ont ma bénédiction pour discuter de la fin de la guerre. Les gens ne réalisent pas que la guerre de Corée n’est pas terminée», avait affirmé mardi Donald Trump, en compagnie de Shinzo Abe.

«La question du traité de paix est un problème très difficile», a commenté Koo Kab-woo, professeur à l’Université des études nord-coréennes.

Pyongyang et Séoul revendiquent tous deux la souveraineté sur la péninsule tout entière. Un traité pourrait vouloir dire que les deux Corées se reconnaissent l’une l’autre.

Le Nord demanderait probablement le retrait des soldats américains déployés sur la péninsule. Le conseiller sud-coréen à la sécurité nationale, Chung Eui-yong, a lui déclaré mercredi que Séoul et Washington voulaient que Pyongyang renonce à ses ambitions atomiques.

«Nous les respectons»

Les moments clés du sommet intercoréen, dont la première poignée de main entre MM. Kim et Moon, seront diffusés en direct à la télévision, a annoncé Séoul après une réunion de travail entre les deux parties mercredi.

Mais le monde a déjà les yeux braqués sur le face-à-face qui se dessine entre Donald Trump et Kim Jong Un. Il aura lieu début juin ou peut-être un peu avant, a précisé le président américain mardi.

«Ils nous respectent. Nous les respectons. L’heure est venue de parler, de résoudre les problèmes». «Il y a une véritable chance de résoudre un problème mondial», a-t-il lancé.

Le président américain a évoqué «cinq lieux» possibles pour ce sommet, sans davantage de précisions. Panmunjom, village situé dans la Zone démilitarisée, fait partie des hypothèses régulièrement évoquées, de même que la Corée du Sud ou la Corée du Nord et la Chine.

Pékin est le principal allié de Pyongyang, mais leurs relations s’étaient rafraîchies avec la multiplication des tirs de missiles balistiques et les essais nucléaires du Nord, Pékin soutenant les sanctions de l’ONU.

Donald Trump doit, de son côté, poursuivre les consultations avec le premier ministre japonais en Floride. Les deux hommes ont prévu une conférence de presse commune en fin de journée. Une partie de golf, leur sport favori, est aussi au programme.

Politique

Trudeau rattrapé par les pipelines à Londres

LONDRES — Des environnementalistes opposés au projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain attendaient le premier ministre Justin Trudeau de pied ferme mercredi, au Royaume-Uni.

La manifestation coïncidait avec un nouveau rapport des Nations unies sur les gaz à effet de serre qui montre que les émissions du Canada commencent à fléchir, mais qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire pour respecter les engagements internationaux du pays.

Néanmoins, le premier ministre n’a pas semblé ébranlé par la manifestation, remerciant d’abord les militants de leur présence en se dirigeant vers une première rencontre avant de réaffirmer l’importance de vendre aujourd’hui le pétrole canadien pour payer pour de l’énergie plus propre à long terme.

Il y a des gens qui «croient qu’il y a encore un choix à faire entre ce qui est bon pour l’économie et ce qui est bon pour l’environnement», a dit M. Trudeau en entrevue après s’être entretenu avec ses homologues du Royaume-Uni, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.

«Nous continuerons de faire ces deux choses de front, car nous savons que de faire croître l’économie est la seule manière de payer pour la transition vers le futur propre dont nous avons tous besoin», a ajouté le premier ministre.

M. Trudeau a amorcé sa première journée complète au Royaume-Uni, mercredi, avec un événement pour les droits des femmes à l’hôtel de ville de Londres, avant de s’entretenir avec la première ministre britannique Theresa May, le président rwandais Paul Kagame et des dirigeants de divers pays insulaires.

Le premier ministre a aussi eu une rencontre avec la reine, avant de discuter de cyberattaques, particulièrement celles menées par la Russie, avec ses homologues du Royaume-Uni, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, qui forment, avec les États-Unis, le Groupe des cinq («Five Eyes» en anglais), un partenariat en matière de sécurité et de renseignement

Les militants de Greenpeace UK ont notamment installé un faux oléoduc autour du haut-commissariat du Canada à Londres, près de la place Trafalgar, sur lequel on pouvait lire «Crudeau Oil».

Des manifestants ont aussi gravi deux colonnes de style grec de la mission canadienne pour dérouler de gigantesques bannières portant la même inscription, pendant que la police britannique et des employés les observaient calmement.

La trentaine de militants espéraient simplement exprimer leur opposition à M. Trudeau, mais ils l’ont aperçu pendant quelques secondes quand il est sorti de la mission pour se rendre à un événement à la mairie. Les écologistes ont crié au premier ministre «Les leaders de la lutte aux changements climatiques ne construisent pas d’oléoducs!» et «Laissez les sables bitumineux dans le sol!».

Un porte-parole de Greenpeace UK a expliqué qu’ils voulaient témoigner de leur solidarité avec tous ceux qui s’opposent au projet, y compris les Autochtones de la Colombie-Britannique.

«Beaucoup de personnes s’y opposent, incluant les Premières Nations, la province de la Colombie-Britannique, les résidants de Vancouver et de Burnaby», a affirmé le directeur de campagnes de Greenpeace UK, Pat Venditti.

«Et nous sommes ici pour les soutenir et pour dire que si M. Trudeau veut être un leader en matière de climat, il doit laisser de côté les oléoducs», a-t-il fait valoir.

Les changements climatiques ont été abordés à plusieurs reprises au cours de la journée, notamment durant une rencontre avec Theresa May dans les célèbres jardins de la résidence de la première ministre britannique.

Monde

Une ex-pilote de chasse, héroïne du vol tragique

NEW YORK — Tammie Jo Shults était aux commandes du Boeing 737 de la Southwest mardi lorsqu’un moteur a explosé en plein vol, blessant mortellement une passagère. Le sang-froid de cette ex-pilote de l’US Navy, qui a sans doute permis d’éviter un bilan plus lourd, était célébré mercredi aux États-Unis.

L’avion, avec à son bord 144 passagers et cinq membres d’équipage, a dû se poser en urgence à Philadelphie après que des éclats du moteur ont brisé un hublot, peu après le décollage de New York à destination de Dallas.

La cabine a été dépressurisée et une passagère a été partiellement happée à l’extérieur. Des passagers ont réussi à la rattraper mais Jennifer Riordan, 43 ans, une mère de deux enfants connue pour ses activités de philanthropie au Nouveau Mexique, a succombé à ses blessures peu après l’atterrissage.

Calme face à la panique 

«Vol Southwest 1380, nous n’avons qu’un seul moteur (...). Une partie de l’appareil manque, nous allons devoir ralentir», a calmement expliqué Mme Shults à la tour de contrôle juste après l’explosion, dans un enregistrement diffusé par plusieurs médias américains.

«Nous avons des blessés (...). Ils disent qu’il y a un trou et que quelqu’un est sorti», a ajouté, toujours dans la retenue, cette femme de 56 ans qui fut parmi les premières à piloter des avions de combat F-18 de la Marine.

Southwest, l’une des plus grandes compagnies aériennes américaines, n’a pas confirmé l’identité de la pilote mercredi, et Mme Shults a décliné toute entrevue. Sa belle-mère a néanmoins confirmé au Washington Post que c’était bien elle qui pilotait l’avion.

Le calme de cette pilote habitant au Texas tranchait avec la panique qui s’est emparée de la cabine : selon les récits de plusieurs passagers, notamment celui de Marty Martinez, qui s’enregistrait en vidéo en direct grâce au wifi de l’avion, les voyageurs criaient, pleuraient et beaucoup pensaient leur dernière heure venue.

Comparée à Sully

Après l’atterrissage, la pilote a salué un à un les passagers, selon l’un d’entre eux. Et les hommages à Mme Shults se sont multipliés sur les réseaux sociaux, beaucoup de passagers envoyant aussi des messages de remerciement à Southwest.

«Voilà une vraie héroïne américaine», a écrit la passagère Diana McBride sur Facebook, en remerciant Shults pour son «courage dans cette situation traumatisante».

D’autres l’ont comparée au pilote Chesley Sullenberger, surnommé «Sully», qui a réussi un atterrissage d’urgence spectaculaire à New York sur la rivière Hudson en janvier 2009, immortalisé en 2016 par le film Sully de Clint Eastwood.

Monde

Barbara Bush meurt à l’âge de 92 ans

WASHINGTON — Barbara Bush, femme de l’ancien président américain George H. W. Bush et mère de l’ancien président George W. Bush, est décédée mardi, selon un communiqué diffusé par le porte-parole de son mari.

«Barbara Bush est décédée le mardi 17 avril 2018 à 92 ans», a précisé le communiqué publié sur Twitter par Jim McGrath, qui avait fait savoir dimanche qu’elle avait décidé d’arrêter son traitement médical.

«Après une récente série d’hospitalisations et après avoir consulté sa famille et ses médecins, Mme Bush, maintenant âgée de 92 ans, a décidé de ne pas poursuivre son traitement médical et va se concentrer à la place sur des soins palliatifs», avait-il précisé, évoquant une santé «déclinante».

Les détails concernant les funérailles seront indiqués ultérieurement, a-t-il précisé mardi, soulignant qu’elle laissait notamment derrière elle son mari depuis 73 ans, cinq enfants, dix-sept petits-enfants et sept arrière-petits-enfants.

Le président américain Donald Trump a rapidement salué dans un communiqué transmis par la Maison-Blanche «sa solide dévotion pour son pays et sa famille, qu’elle a servis indéfectiblement bien».

«En tant qu’épouse, mère, grand-mère, femme de militaire, et ancienne première dame, Mme Bush a été une militante pour la famille américaine», a-t-il poursuivi, saluant «parmi ses plus grands accomplissements la reconnaissance de l’importance de l’alphabétisation comme une valeur familiale fondamentale nécessitant soins et protection».

«Gratitude»

Jeb Bush a rapidement publié sur Facebook un message évoquant sa «gratitude» et celle de sa famille face au «déferlement d’amour et de soutien pour ma maman ces derniers jours, et tout au long de sa vie remarquable».

«Ma chère mère est décédée à 92 ans, [...], et je suis triste, mais nos âmes sont en paix parce que nous savons que la sienne l’était», a confié dans un communiqué George W. Bush, évoquant une «première dame fabuleuse et une femme comme aucune autre» et s’estimant «chanceux» de l’avoir eu comme mère.