L'ex-directeur de la CIA soutient que Trump a collaboré avec la Russie

WASHINGTON — L'ancien directeur de la CIA John Brennan a affirmé que le président américain Donald Trump lui avait retiré son habilitation secret défense pour faire peur à ses détracteurs et étouffer une enquête sur ses liens avec la Russie.

Dans une tribune au vitriol publiée jeudi dans le New York Times, M. Brennan a déclaré que cette décision, annoncée la veille par la Maison Blanche, était politique.

«Clairement, M. Trump veut à tout prix se protéger et protéger les personnes proches de lui», a dit M. Brennan, y voyant «une tentative de faire taire, en leur faisant peur, d'autres qui oseraient le défier».

L'ancien haut responsable, qui fut jusqu'en janvier 2017 le gardien des secrets des États-Unis, a balayé les assurances de M. Trump selon lesquelles son équipe de campagne n'a pas oeuvré avec la Russie à remporter l'élection présidentielle de 2016.

«Que M. Trump prétende qu'il n'y a pas eu collusion, c'est, pour faire court, n'importe quoi», a-t-il dit.

«Les seules questions qui demeurent sont celles de savoir si la collusion qui a eu lieu est un complot susceptible de constituer un crime, s'il y a eu entrave à la justice pour couvrir une collusion ou un complot, et combien de membres de la “SARL Trump” ont tenté d'escroquer le gouvernement en faisant du blanchiment d'argent et en cachant les mouvements financiers allant dans leurs poches», a-t-il ajouté.

Propos virulents

Les mots de M. Brennan sont d'une virulence sans précédent, même si de nombreux responsables dont lui ont critiqué le président depuis son accession au pouvoir.

Un procureur spécial, Robert Mueller, enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et sur une possible collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump.

«Aujourd'hui, plus que jamais, il est de la plus haute importance que le procureur Robert Mueller et son équipe d'enquêteurs puissent achever leur travail sans interférences — de la part de M. Trump ou de qui que ce soit d'autre — afin que les Américains obtiennent les réponses qu'ils méritent», a conclu John Brennan.

Dans un entretien au Wall Street Journal mercredi, M. Trump a reconnu que sa décision sur le retrait de l'habilitation secret défense de M. Brennan était liée à l'enquête russe.

«J'appelle ça la chasse aux sorcières truquée, c'est une farce», a dit le président, en référence à l'enquête. «Je pense donc que c'est quelque chose qu'il fallait faire», a-t-il ajouté.

Santé

États-Unis: forte hausse des overdoses mortelles en 2017 à cause des opiacés

WASHINGTON — Les décès par overdose ont bondi à près de 72.000 en 2017 aux États-Unis, dans le sillage de la crise liée aux opiacés qui sévit depuis plusieurs années.

D'après les dernières données publiées jeudi par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), 71 568 personnes ont succombé à une consommation excessive de drogues, un record. C'est bien plus que les décès sur la route, par armes à feu ou par suicide.

Et cela représente une nette hausse par rapport aux 67 114 décès par overdose de 2016 et aux 54 207 de 2015, ont relevé les CDC.

Les chiffres ont augmenté dans 38 des 50 États américains. Les plus élevés ont été enregistrés en Floride, en Californie, en Pennsylvanie et dans l'Ohio.

Mais les plus fortes progressions en pourcentage ont été constatées dans le Nebraska (+33,3%) et en Caroline du Nord (+22,5%).

La crise des opiacés a commencé au début des années 2010, découlant dans la grande majorité de la sur-prescription de médicaments comme l'oxycodone et autres antidouleurs. Cela a rendu plus de 2 millions de personnes dépendantes de ces substances.

Mais à l'arrivée à échéance de leur ordonnance, nombre d'entre elles se sont tournées vers l'héroïne et le fentanyl, un opiacé synthétique extrêmement puissant et moins cher.

Les pouvoirs publics ont également multiplié les opérations contre des médecins et des cliniques peu scrupuleux, qui rédigeaient des ordonnances de complaisance, et contre l'industrie pharmaceutique.

«Urgence de santé publique»

D'après les données récoltées, les opiacés de synthèse sont impliqués dans près de la moitié des décès par overdose. Soit environ un tiers de plus que l'année précédente.

La crise des opiacés s'est emballée au point que le président Donald Trump l'a qualifiée en octobre d'«urgence de santé publique», débloquant des financements pour aider à lutter contre les addictions et limiter l'impact social de cette crise.

Malgré la hausse des décès au niveau fédéral, les statistiques des CDC semblent illustrer la réussite de certains programmes comme dans le Massachusetts, où les overdoses létales ont reculé alors que cet État du nord-est affichait les niveaux parmi les plus élevés ces dernières années.

Pour tenter d'inverser la tendance, des autorités locales ont diffusé plus largement des kits contenant du Narcan, un traitement d'urgence en cas d'overdose.

Monde

Attaqués par Trump, les journaux américains défendent la liberté de la presse

WASHINGTON — «Les journalistes ne sont pas l'ennemi.» Honnis par Donald Trump, des centaines de journaux américains ont répondu jeudi en publiant des éditoriaux pour insister sur l'importance de la liberté de la presse.

Menés par le Boston Globe sous le mot d'ordre #EnemyOfNone (Ennemi de personne), plus de 200 groupes de presse contre-attaquent après la multiplication des coups de boutoir du président américain contre les médias, qualifiant de «Fake News» tout article comportant des informations qui lui déplaisent.

Le milliardaire n'hésite pas également à traiter les grands médias d'«ennemi» ou d'«ennemi du peuple».

«Nous avons aujourd'hui aux États-Unis un président qui a créé un mantra selon lequel tout média qui ne soutient pas ouvertement la politique de l'administration actuelle est “l'ennemi du peuple”», écrit le Globe dans son éditorial jeudi.

«C'est un des nombreux mensonges propagés par notre président comme par un charlatan d'antan qui jetait de la poussière ou de “l'eau magique” sur une foule pleine d'espoir», poursuit le prestigieux quotidien.

Selon le Globe, cette attitude de Trump à l'égard des médias encourage les hommes forts comme le Russe Vladimir Poutine ou le Turc Recep Tayyip Erdogan de traiter les journalistes comme des ennemis.

Le New York Times, fréquemment cible des invectives présidentielles, a publié un court éditorial sous un titre en lettres capitales «LA PRESSE LIBRE A BESOIN DE VOUS» rappelant que le peuple avait le droit de critiquer la presse.

«Mais insister sur le fait que les vérités qui vous déplaisent sont des “fake news” est dangereux pour la démocratie», écrit le Times.

D'autres médias à travers le pays ont défendu leur rôle, qui consiste selon certains à faire économiser le temps du contribuable.

«Les journalistes couvrent des réunions du gouvernement ennuyeuses et déchiffrent les formules de financement de l'école publique, pour que vous n'ayez pas à le faire», souligne ainsi l'Arizona Daily Star. «Ce n'est pas aussi fondamental que le premier amendement, mais cela peut servir».

Pour les défenseurs de la liberté de la presse, les déclarations de M. Trump menacent le rôle de contre-pouvoir de la presse et vont à l'encontre du premier amendement qui garantit la liberté d'expression et protège les journalistes.

Initiative limitée

«Je ne crois pas que la presse puisse rester sans rien faire et subir, elle doit se défendre lorsque l'homme le plus puissant du monde tente d'affaiblir le premier amendement», estime Ken Paulson, ancien rédacteur en chef du quotidien USA Today et un des responsables du Newseum, le musée de l'information à Washington.

Mais il relativise l'efficacité de cette campagne de sensibilisation: «Les personnes qui lisent les éditoriaux n'ont pas besoin d'être convaincues. Ce ne sont pas elles qui hurlent (sur les journalistes) aux meetings présidentiels».

Selon lui, face aux assauts de la Maison Blanche, les médias doivent développer une campagne «marketing» plus large pour souligner l'importance d'une presse libre comme valeur fondamentale.

Mais l'initiative de jeudi pourrait galvaniser les partisans du président, qui pourraient y voir une preuve que les médias sont ligués contre lui.

«Les médias organisent une attaque plus étudiée et publique que jamais contre Donald Trump» et contre «la moitié du pays qui le soutient», a tweeté Mike Huckabee, ancien gouverneur républicain et commentateur sur la chaîne conservatrice Fox News.

Même des critiques du président ont des doutes. A l'instar de Jack Shafer, de Politico, qui pense que l'effort coordonné «va à coup sûr avoir un effet contre-productif».

Mais pour les défenseurs des médias, les enjeux sont bien trop importants pour accepter que les affirmations présidentielles soient hors de contrôle.

Certains estiment que ses propos ont généré des menaces contre des journalistes et auraient aussi pu créer un climat d'hostilité ayant mené à de violentes attaques comme celle contre le Capital Gazette à Annapolis (Maryland) fin juin, où cinq personnes ont été tuées par un tireur entretenant une relation conflictuelle avec le journal.

Selon un récent sondage Ipsos, 43% des républicains pensent que le président devrait avoir l'autorité de fermer des médias ayant une «mauvaise attitude».

Monde

Italie: l'effondrement du pont aurait fait 20 disparus, en plus des 39 morts

MILAN — Une vingtaine de personnes pourraient manquer à l'appel après l'effondrement d'un pont à Gênes plus tôt cette semaine, a prévenu jeudi le procureur général de la ville.

Le bilan de la tragédie s'élève à au moins 39 morts.

Les secouristes continuaient jeudi à fouiller les tonnes de ciment et d'acier à la recherche de corps ou de survivants.

Le procureur en chef Francesco Cozzi a révélé aux journalistes qu'«il pourrait y avoir dix ou vingt personnes manquantes».

Le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, a expliqué qu'il est difficile d'en arriver à un chiffre précis, puisque certains «disparus» n'ont peut-être simplement pas communiqué avec leurs proches depuis la catastrophe.

Des funérailles d'État seront organisées pour les victimes samedi à Gênes. La cérémonie sera présidée par l'évêque de la ville, monseigneur Angelo Bagnasco.

Monde

Un nageur attaqué par un requin à Cape Cod

TRURO, Mass. — Un homme qui nageait au large de Cape Cod a été attaqué par un requin, mercredi après-midi, et a dû être transporté d’urgence à l’hôpital par la voie des airs.

Selon Gary Sharpless, adjoint au capitaine du port de Truro, au Massachusetts, la victime est un homme de 61 ans dont l’identité n’a pas été dévoilée. Il aurait eu le torse et les jambes perforés par l’animal.

Le chef du service d’incendie de Truro, Timothy Collins, a précisé que la victime «était consciente et elle parlait» au moment de son transport vers l’hôpital.

D’après M. Sharpless, l’attaque s’est produite vers 16h à Long Nook Beach. Cette plage est située du côté de la péninsule qui donne sur l’océan Atlantique.

Des témoins ont dit avoir aperçu la victime nager loin au large de la plage où se trouvaient des phoques. La présence de phoques a évidemment pour effet d’attirer les requins.

Plusieurs observations de requins ont été rapportées au cours de l’été, notamment la présence de grands requins blancs, l’espèce rendue célèbre par la série de films Les Dents de la mer.

Rien ne permet toutefois de confirmer que l’attaque de mercredi implique un grand requin blanc.

L’organisme Conservation des requins blancs de l’Atlantique, qui étudie le comportement des requins, rappelle que les incidents impliquant des morsures sont «aussi rares que terrifiants».

Sans connaître les détails de l’attaque survenue mercredi après-midi, l’organisme insiste que les requins ne sont pas reconnus pour cibler les baigneurs. Habituellement, ils vont mordre pour déterminer si ce qu’ils voient est une proie où non.

Le site web de la municipalité de Truro indique que la plage est fermée à la baignade jusqu’à nouvel ordre en raison de l’incident.

C’est aussi à Truro qu’est survenue la précédente attaque de requin dans la région de Cape Cod, en juillet 2012. Un homme du Colorado avait été mordu au large de Ballston Beach.

Monde

Ex-chef de campagne de Trump: menteur invétéré ou professionnel trahi?

ALEXANDRIA — Menteur invétéré aux millions de dollars cachés au fisc ou consultant politique honorable trompé par un proche? Accusation et défense ont dépeint deux visages bien différents de l'ex-chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, lors des déclarations finales de son procès mercredi.

Après le réquisitoire et le plaidoyer, au tribunal d'Alexandria, près de Washington, le juge T.S. Ellis a donné ses instructions aux douze jurés, puis les a convoqués à 9h30 jeudi. Ils devraient se retirer peu après pour délibérer sur les 18 chefs d'accusation pesant contre Paul Manafort, 69 ans.

Monde

Après les pailles, au tour des ballons de disparaître?

NEW YORK — Maintenant que les pailles en plastique semblent vouées à l’extinction, l’amour des Américains pour les ballons pourrait-il être en voie de se dégonfler?

Les célébrations joyeuses lors desquelles on laisse s’envoler des ballons dérangent depuis longtemps les écologistes, qui affirment que les débris qui retombent sur la terre peuvent se révéler mortels pour les oiseaux de mer et les tortues qui les mangent.

Autour du globe, 16 août 2018

Monde

La Turquie hausse ses tarifs douaniers contre les États-Unis

ANKARA — La Turquie a fortement augmenté mercredi les tarifs douaniers de plusieurs produits américains emblématiques, alimentant une crise diplomatique avec les États-Unis qui a fortement malmené la livre turque ces derniers jours.

Parmi les produits visés par cette forte hausse figurent les véhicules de tourisme, dont les tarifs douaniers s'élèvent désormais à 120%, certaines boissons alcoolisées (140%), le tabac (60%) ou encore le riz et des produits cosmétiques.

D'après la ministre turque du Commerce Ruhsar Pekcan, le montant des nouveaux tarifs douaniers annoncés mercredi s'élève à 533 millions de dollars.

Cette décision, annoncée dans un décret signé par le président Recep Tayyip Erdogan, survient alors que Washington et Ankara traversent une crise diplomatique ayant conduit ces deux alliés au sein de l'Otan à s'imposer des sanctions réciproques en août.

Le vice-président turc Fuat Oktay a précisé mercredi que la hausse des tarifs douaniers était un acte de «représailles» contre les «attaques délibérées de l'administration américaine» sur (l')économie turque.

Le président américain Donald Trump avait notamment annoncé la semaine dernière le doublement des tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium turcs.

Ces tensions ont précipité l'effondrement ces derniers jours de la livre turque qui a perdu plus de 40% de sa valeur face au billet vert et à l'euro depuis le début de l'année.

La livre semble toutefois s'être stabilisée cette semaine sous l'effet de mesures de la banque centrale et de nouvelles restrictions aux échanges financiers («swap») annoncées mercredi par l'autorité des banques (BDDK) afin de contrer les spéculations.

Mercredi, la livre continuait ainsi de reprendre des couleurs face au dollar, sans toutefois effacer la chute de ces derniers jours. La devise turque progressait de 4,5% face au billet vert à 14h30.

Soutien du Qatar

La hausse des tarifs mercredi survient au lendemain d'un spectaculaire appel de M. Erdogan, qui dénonce une «guerre économique», à boycotter les appareils électroniques manufacturés par les États-Unis.

Les turbulences entre la Turquie et les États-Unis se sont renforcées au cours des derniers mois avant de virer à l'orage en juillet à cause de la détention en Turquie du pasteur américain Andrew Brunson.

Ce dernier est accusé par Ankara d'espionnage et d'activités «terroristes», ce qu'il nie en bloc. Après plus d'un an et demi d'incarcération, il a été placé en juillet en résidence surveillée.

Un tribunal truc a rejeté mercredi un nouveau recours du pasteur demandant la levée de son assignation à résidence.

La veille, la Maison Blanche avait fait savoir que M. Trump ressentait «beaucoup de frustration du fait que le pasteur ne soit pas libéré».

Si la Turquie joue la fermeté avec les États-Unis, elle semble cependant soucieuse de ménager ses autres partenaires et alliés.

Le président turc a ainsi reçu à Ankara pendant plus de trois heures et demie mercredi l'émir du richissime Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.

Spectre d'une récession

Signe que la crise avec Washington pourrait également pousser Ankara à renouer avec l'Europe, M. Erdogan s'est entretenu au téléphone mercredi avec la chancelière allemande Angela Merkel, qu'il doit rencontrer fin septembre à Berlin.

D'après un responsable turc, les deux dirigeants ont convenu d'une rencontre «dans les prochains jours» entre le patron de l'économie turque Berat Albayrak, gendre de M. Erdogan, et les ministres allemands de l'Economie et celui des Finances.

Par ailleurs, la justice turque a ordonné mardi la libération de deux soldats grecs et mercredi du président d'Amnesty International en Turquie, des développements inattendus dans deux affaires qui ont contribué à tendre les rapports entre Ankara et l'Europe.

Outre les tensions avec Washington, les marchés s'inquiètent aussi de la mainmise de M. Erdogan sur l'économie, notamment depuis sa réélection en juin.

Les économistes critiquent le refus de la banque centrale de redresser ses taux malgré une forte inflation (près de 16% en juillet). M. Erdogan s'oppose fermement à une telle mesure, malgré les appels répétés des marchés en ce sens.

«Le plongeon de la livre turque va vraisemblablement faire grimper l'inflation à plus de 20% et faire basculer l'économie dans une récession dans les mois à venir», s'alarme Capital Economics.

Monde

Poutine prêt à rencontrer Kim Jong Un

SÉOUL — Vladimir Poutine s'est déclaré prêt à rencontrer le dirigeant nord-coréen «à une date rapprochée», dans un message adressé à Kim Jong Un, au moment où la péninsule coréenne connaît une remarquable détente, a rapporté mercredi l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

M. Poutine avait déjà invité M. Kim et le président sud-coréen Moon Jae-in au Forum économique de l'Est, prévu du 11 au 13 septembre à Vladivostok (est de la Russie).

Dans un message adressé à M. Kim à l'occasion de la Journée nationale de la libération, qui commémore au Nord la fin de la présence coloniale japonaise en 1945, le président russe a réitéré selon KCNA sa proposition de sommet.

Selon le message repris par l'agence KCNA, M. Poutine a assuré Kim Jong Un être «prêt» à le rencontrer à «une date rapprochée pour discuter des questions urgentes liées aux relations bilatérales et aux questions importantes dans la région».

Il a exprimé l'espoir de développer «la coopération réciproque et notamment la réalisation du projet tripartite», qui impliquerait aussi Séoul, selon l'agence.

De son côté, M. Kim a également adressé d'après KCNA un message au président russe, en relevant que les «puissantes racines» de leurs relations bilatérales plongeaient dans leur lutte commune contre le Japon pendant la guerre.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé à la presse l'envoi de ce message où M. Poutine «a souligné son envie et sa volonté d'établir un dialogue» avec Kim Jong Un.

Interrogé sur une éventuelle rencontre entre Vladimir Poutine et Kim Jong Un à Vladivostok, il a souligné que le Forum économique de l'Est «est ouvert à tous les dirigeants régionaux», tout en précisant qu'«aucune confirmation de (la participation de) Pyongyang n'a été reçue à ce jour».