Le grand-père de Cédrika, Henri Provencher, a profité de l'événement pour se recueillir dans la basilique pendant une vingtaine de minutes.

Moment de recueillement pour Cédrika et les enfants disparus

«Tu rentres dans un endroit de calme, de sérénité. C'est rare dans la vie actuellement qu'on prend le temps de s'asseoir, d'écouter le silence et de réfléchir à des choses et c'est ce que je fais ici. Ça vaut une fortune. J'ai l'impression d'être dans l'âme du paradis.»
Les visiteurs du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap étaient invités samedi soir à prendre un moment de réflexion en mémoire de Cédrika Provencher et des enfants disparus dans le cadre de l'activité Une bougie pour un ami.
C'est ainsi qu'Henri Provencher qualifiait l'activité Une bougie pour un ami à sa sortie de la basilique Notre-Dame-du-Cap samedi soir.
Encore cette année, Cap-Jeunesse, le service d'animation pour les jeunes et les familles du sanctuaire, organisait l'activité à la mémoire de Cédrika Provencher et des enfants disparus.
Une semaine seulement après le premier anniversaire de la découverte des ossements de la petite Cédrika dans un boisé de Saint-Maurice, les gens présents au sanctuaire étaient invités à entrer dans la basilique, allumer une bougie et se recueillir devant un portrait de la petite fille disparue en juillet 2007.
«Une bougie pour un ami, c'est prendre un temps de silence, de réflexion pour soi ou pour les autres dans un moment aussi important que la période des Fêtes. Il y a une notion toute particulière à Cédrika Provencher parce que la Mauricie en entier a été touchée par son enlèvement.
L'an dernier, on venait tout juste de retrouver son corps et on avait demandé à la Fondation Cédrika-Provencher si on pouvait faire une soirée pour que les gens puissent se vider le coeur et réfléchir à tout ça. Ça avait été très bien reçu et on voulait remettre ça parce que ça touche tout le monde. Un enfant, ça nous tient à coeur», explique Jonathan Houle, le coordonnateur de la culture et des événements à Cap-Jeunesse.
Tout au long de la soirée, plus d'une centaine de personnes de tous les âges ont défilé dans la basilique bougie à la main et ont pris un moment de réflexion dans le silence, le calme et la pénombre.
«L'expérience est vraiment géniale. On dit qu'aujourd'hui les gens ne croient plus, ne vont plus à la messe, c'est vrai. Par contre, on se rend compte que c'est maintenant beaucoup plus spirituel et ce genre d'expérience-là est grandement apprécié. On voit des gens s'asseoir dans les bancs, prendre un 10-15 minutes de silence en famille. C'est toujours beau de voir un enfant de trois ans avec son frère plus vieux et ses parents prendre un temps de réflexion dans la basilique», image M. Houle.
Recueillement
Le grand-père de Cédrika, Henri Provencher, a pris une vingtaine de minutes dans la basilique pour se recueillir, un moment important pour lui à cette période de l'année.
«Chaque année, on se recueille et on réfléchit à tout ça. Qu'on le veuille ou non, ça prive toute une famille de moments extraordinaires qu'on aurait pu avoir avec Cédrika. Il y a des tonnes de gens qui subissent la même chose.
Demain, ça peut être n'importe qui qui vit ce qu'on a vécu, personne n'est à l'abri. J'essaie de travailler à sensibiliser les gens pour éviter que ces choses-là se perpétuent. Les enfants n'ont pas à subir des choses comme ça... ni les familles. Dans notre cas, tout ce qu'on espère c'est que Cédrika se trouve dans le calme et le repos», confie M. Provencher.