La saison touristique a été moins achalandée à Saint-Élie.
La saison touristique a été moins achalandée à Saint-Élie.

Moins de touristes à Saint-Élie

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
SAINT-ÉLIE-DE-CAXTON — Avec 1176 billets vendus pour différentes activités et 3725 visiteurs au bureau d’accueil touristique, Saint-Élie-de-Caxton a connu une saison touristique inférieure à celle de 2019. Mais comparer les deux années serait une erreur, croit Robert Gauthier.

Selon le maire de Saint-Élie, cet exercice ne peut être réalisé, car la saison a été tenue dans une année particulière.

«En raison de la pandémie, la saison a débuté le 18 juillet au lieu du début juin. Deuxièmement, on n’a pas pu sortir avec des carrioles pleines, car on devait laisser des espaces libres. On a aussi changé le produit cette année», explique le maire qui refuse de donner un aperçu en pourcentage de la diminution d’achalandage.

Le produit auquel M. Gauthier fait référence est le contenu des audioguides en 2020. En raison du refus de Fred Pellerin de poursuivre son association avec la Municipalité, celle-ci a remplacé les récits du conteur par un contenu à saveur historique. À partir des travaux de l’historien local Gaétan Thériault, Saint-Élie a embauché la firme Personare de Trois-Rivières. Cette compagnie, qui a réalisé des parcours historiques pour la capitale régionale, a conçu les textes et engagé des comédiens pour produire ce document audio.

Ce parcours historique fait partie de l’entente de 2017 avec le ministère de la Culture, comme le rappelle M. Gauthier.

Le maire, Robert Gauthier.

«Avant, durant les balades avec les contes de Fred, on avait un produit rodé, peaufiné. C’était un produit fini, connu. En 2020, on recommence comme la Municipalité a commencé en 2007, alors que 2000 personnes sont venues. Notre produit est nouveau, on est en phase d’expérimentation. Il y a un côté pédagogique et on va le peaufiner pour l’année prochaine. On va améliorer le volet divertissant du parcours parce que des gens trouvaient que le contenu était un peu aride.»

Le maire se dit tout de même satisfait que le bureau d’accueil touristique ait accueilli près de 4000 visiteurs et d’avoir réussi à organiser une saison touristique malgré l’annulation d’autocars qui devaient se rendre à Saint-Élie durant l’été.

La nécessité de diversifier l’offre touristique pousse le conseil à faire cheminer son projet de Parc nature et culture. Ce vaste aménagement de 800 000 $ devrait voir le jour en 2021 avec la construction d’un préau au sein du parc de l’imaginaire qui sera situé près de la boutique des pèlerins. L’acquisition de la propriété de la caisse Desjardins, incluant les terrains, jouera un rôle important dans ce projet. Via ces terrains situés parallèlement à l’avenue Principale, on fera le lien entre l’immeuble qui abrite maintenant la bibliothèque et le terrain de l’église.

Ce parc sera un lieu de rassemblements et de prestations artistiques qui n’entreront pas en compétition avec ce que le Garage de la culture offre, assure le maire.

«L’achat par l’ancien conseil de la caisse populaire et des terrains a été stratégique. On aura une entrée du parc à l’ancienne caisse. Le parc va faire un tout avec ce qui existe déjà. Et il y a différents types de clientèle pour les spectacles. Au préau, ça pourrait être plus des clowns le dimanche, alors qu’au Garage, ça peut être un chanteur populaire le samedi soir. On veut que Saint-Élie devienne plus culturelle et diversifiée.»

La Municipalité souhaite que les travaux se mettent en branle cet automne.