On connaîtra lundi les différentes soumissions pour le projet de futur colisée au District 55.

Moins de sièges pour le colisée?

Trois-Rivières — C’est ce lundi matin, à l’hôtel de ville de Trois-Rivières, que l’on procédera à l’ouverture des soumissions pour la construction du nouveau colisée, un projet de 53 M$ qui a fait couler beaucoup d’encre au cours de cette campagne électorale. Et dépendemment de l’issue du vote aux élections municipales de dimanche, le projet pourrait prendre différentes avenues.

Pour le maire sortant, Yves Lévesque, il est désormais clair que la priorité sera de respecter l’enveloppe budgétaire fixée au départ. Le respect de cette enveloppe budgétaire pourrait du même coup vouloir dire la diminution du nombre de sièges annoncés au départ. 

«Il y a un minimum à respecter de 5500 personnes dans le projet de deux glaces. Il faut que ce nombre soit capable de circuler de façon fluide. Maintenant, on verra les projets qui nous sont soumis, mais si on nous arrive avec une proposition d’un colisée de 5500 sièges avec une bâtisse qui n’a l’air de rien, je préfère de loin avoir un colisée, par exemple, de 4500 sièges avec 1000 places debout et un bâtiment qui a de l’allure, avec de la plus value et des éléments qui ajouteront au projet. La priorité, c’est de ne pas dépasser le budget, ensuite c’est le nombre de personnes. À partir de là, on jugera le projet le plus intéressant», indique le maire Lévesque.

Ce dernier assure que la diminution potentielle du nombre de sièges ne pénaliserait pas Trois-Rivières si une équipe de haut calibre devait se montrer intéressée à s’y installer, rappelant que le Centre Gervais Auto de Shawinigan dispose d’un peu plus de 4000 sièges et accueille une équipe de la LHJMQ.

«On a opté pour la plus belle façon de faire, en optant pour un projet clé en main. Au bout du compte, il n’y a qu’une seule personne qui doit répondre de toutes les étapes. C’est ce qui va nous assurer de respecter le cadre budgétaire établi», considère Yves Lévesque.

Loufoque

À moins de 48 heures de l’élection municipale, le candidat à la mairie Jean-François Aubin considère qu’il s’agit là d’une bien drôle de façon de faire les choses pour le maire sortant, lui qui semblait tellement tenir, jusqu’à tout récemment, à ce que le colisée compte au moins 5000 sièges. «D’abord, je trouve particulier que l’on coule la nouvelle dans les médias, mais qu’on n’avise pas les conseillers par courriel de cette possibilité de changement. Je trouve ça loufoque parce que certains conseillers ont très souvent posé des questions en séance de travail sur les différentes possibilités et le maire sortant nous disait toujours qu’il n’y avait pratiquement pas de différence de prix entre 4000 et 5000 sièges. On se rend compte aujourd’hui que cet argument n’était pas vrai», mentionne M. Aubin.

Ce dernier est désormais convaincu que le scénario de 5000 sièges, à l’intérieur de l’enveloppe budgétaire prévue, ne tenait tout simplement pas la route. Peu importe qui sera élu à la table du conseil dimanche soir, Jean-François Aubin appelle désormais le futur conseil à ne pas se lancer dans ce projet les yeux fermés. «Il faut reporter de quelques mois à peine, refaire certains calculs et être convaincus, lorsque le moment sera venu de prendre la décision, que l’on choisit le meilleur scénario, le plus avantageux pour les Trifluviens», considère-t-il.

Pour André Bertrand, cette nouvelle donnée vient renforcer sa position de mettre une pause sur le projet de colisée. «C’est parti tout croche depuis le début. Même la vérificatrice générale a dit qu’on manquait d’analyse dans ce projet. On a voulu nous dire que les rapports réalisés à l’interne à la Ville étaient bons, mais on voit aujourd’hui que finalement, c’était très mauvais. Ça manque de planification, on ne sait même pas sur quoi se baser, ni où se trouve la vérité», constate le candidat à la mairie.