Manifestation aux bureaux du député Simon Allaire.
Manifestation aux bureaux du député Simon Allaire.

Mobilisation pour la justice sociale et climatique

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Des membres du Regroupement des organismes d’éducation populaire autonome de la Mauricie (ROÉPAM) se sont présentés, lundi, aux bureaux des parlementaires provinciaux de la Mauricie afin de leur rappeler qu’il existe un consensus sur la crise environnementale et pour demander la mise en place de mesures radicales pour contrer les effets des changements climatiques.

Dans le cadre de leur journée d’action, les représentants des organismes se sont rendus aux bureaux des ministres Jean Boulet et Sonia LeBel, ainsi qu’aux bureaux des députés Simon Allaire et Marie-Louise Tardif afin de leur demander d’accorder autant de crédit au savoir scientifique concernant la crise environnementale qu’à celui entourant la crise sanitaire causée par la COVID-19.

Manifestation aux bureaux de la députée Marie-Louise Tardif.

Le ROÉPAM se demande pourquoi le gouvernement n’écoute pas tout autant la communauté scientifique lorsqu’il est question d’environnement alors que les changements climatiques ont de plus en plus d’impacts sur les populations, et ce, «même au niveau local», signale Pierre Blanchet, coordonnateur du Groupement pour la défense des droits sociaux de Trois-Rivières et président du ROÉPAM.

Le regroupement affirme que les mesures qu’il demande sont celles que demande aussi la science, soit l’abandon des combustibles fossiles, la reforestation massive, le refus des excès du capitalisme et la transition écologique porteuse de justice sociale.

Manifestation aux bureaux de la ministre Sonia LeBel.

«Si le gouvernement du Québec a été capable d’écouter les expertes et les experts scientifiques en agissant rapidement pour protéger la population contre une menace dont il a pris connaissance il y a moins d’un an, pourquoi peine-t-il autant à écouter la même communauté scientifique qui sonne l’alerte depuis des années sur les effets dévastateurs du réchauffement planétaire», se questionne Marc Benoît, coordonnateur du ROÉPAM.

Manifestation aux bureaux du ministre Jean Boulet.