Ce même genre de mobilisation envers la presse locale et régionale a eu lieu récemment au Saguenay.

Mobilisation le 4 septembre pour la presse régionale

Trois-Rivières — Dans le contexte de la Commission parlementaire sur l’avenir des médias et la crise qui frappe de plein fouet Groupe Capitales Médias, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), section Mauricie-Centre-du-Québec, convie l’ensemble de la population à un 5 à 7, le mercredi 4 septembre, au Musée POP de Trois-Rivières, en soutien non seulement au Nouvelliste, mais à l’ensemble de la presse locale et régionale.

«Je serai là avec grand plaisir et ce, pour toutes les raisons du monde. On n’a qu’un seul quotidien, on n’en a pas deux», a déjà fait savoir le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, tout en reconnaissant l’importance de l’ensemble des médias.

Son homologue de Trois-Rivières, Jean Lamarche, répond aussi présent à cette «activité mobilisatrice». De plus, il sera même à Québec, mercredi, avec les maires de Sherbrooke et Granby, la mairesse de Saguenay et un représentant du maire de Gatineau pour assister au dépôt du mémoire de Groupe Capitales Médias. «Les maires de la région, on se parle aussi des actions qu’on veut prendre. On doit aussi se rencontrer à ce sujet-là», a-t-il annoncé.

Ayant lui-même trempé dans le domaine des communications et des relations médias, et «comme maire d’une ville comme Trois-Rivières», le premier magistrat trifluvien dit connaître et reconnaître l’importance des médias régionaux.

«Dans ce cas-ci, il est question du Nouvelliste, il n’y a pas si longtemps, il était aussi question des groupes des hebdos. Le modèle de communication régional, peu importe la façon dont il doit être revu, c’est un enjeu citoyen», affirme M. Lamarche.

Quant au genre de mobilisation prévu dans une semaine, il a déjà eu lieu en Estrie et au Saguenay, toujours en lien avec les difficultés des quotidiens régionaux. «À la suite de l’annonce du Groupe Capitales Médias, on a tout de suite senti le besoin d’organiser un rassemblement pour envoyer une grosse vague d’amour à nos collègues du Nouvelliste. Le premier réflexe fut de se tourner vers eux parce que, sur le terrain, on est tous des collègues, même si on travaille pour un média différent», a expliqué une administratrice de la FPJQ régionale, Claudie Simard.

Celle-ci veut aussi envoyer comme message fort que les journalistes ont beau oeuvrer pour des employeurs différents, ils travaillent tous pour la même cause, soit le droit du public à l’information.

«Et chacune de ces voix-là est importante, c’est ce qui fait en sorte qu’il existe une démocratie de nos jours. Donc, on voulait vraiment organiser un rassemblement pour que tout le monde puisse témoigner de l’importance du Nouvelliste dans la région, une institution qui va célébrer son 100e anniversaire l’an prochain», précise-t-elle. D’ailleurs, la FPJQ organisera son congrès 2020 à Trois-Rivières pour marquer le centenaire du quotidien régional.

D’ici au 4 septembre, les citoyens sont invités à laisser un commentaire sur la page Facebook de l’événement Je soutiens mon journal – Mauricie et Centre-du-Québec, pour témoigner leur attachement à la presse locale et régionale. «Ce que les gens pensent du Nouvelliste sera projeté sur écran géant au cours de la soirée. On voulait vraiment que chacun des citoyens puisse avoir un droit de parole. On invite tout le monde à venir dans le hall d’entrée du Musée POP pour discuter, dont des élus, des gens d’affaires et des représentants d’organismes. On veut que tout le monde se mobilise», insiste Claudie Simard.

À son avis, il faut d’abord prendre le temps de rappeler l’importance de la presse écrite, «de notre journal, de tous les médias» avant de se mettre en mode solution.

«J’espère que les gens vont avoir envie de venir au Musée POP pour discuter et donner leur appui. On veut vraiment que les citoyens prennent leur place, c’est leur journal», lance la porte-parole.

Pour le maire Jean-Guy Dubois, un créateur d’information tel que Le Nouvelliste est «extrêmement important» tant pour le citoyen que l’appareil municipal.

«La base de la démocratie, c’est l’information, une information neutre, non biaisée et c’est ce que nous procure Le Nouvelliste. Dans les prochains jours, au niveau des municipalités régionales, un appel va se faire pour une certaine prise de position», a indiqué le premier magistrat.

On sait que la FPJQ a déjà exhorté les municipalités, les institutions et les associations à publier leurs avis publics dans les journaux locaux imprimés.