Marc H. Plante aux côtés de Dominique Anglade, la nouvelle chef du PLQ.
Marc H. Plante aux côtés de Dominique Anglade, la nouvelle chef du PLQ.

«Mme Anglade va faire un excellent travail»

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Maintenant que Dominique Anglade est couronnée à la tête du Parti libéral du Québec (PLQ), l’opposition officielle peut enfin procéder à sa reconstruction et préparer sa stratégie en vue des prochaines élections de 2022.

«De grands défis restent à venir pour notre parti et je suis certain que Dominique Anglade saura les relever avec brio», affirme l’ancien député de Maskinongé et membre de l’équipe de Dominique Anglade, Marc H. Plante.

«Le PLQ est un grand parti. C’est le parti qui a construit et bâti le Québec. On va continuer à travailler et Mme Anglade va faire un excellent travail, comme chef du parti et comme chef de l’opposition.»

Ces défis évoqués par Marc H. Plante, tant économiques que sociaux, sont bien sûr teintés, rappelle l’ancien député, par la crise sanitaire sans précédent que vit actuellement le Québec.

L’ancien député de Maskinongé appuyait en effet Dominique Anglade dans cette course à la chefferie qui se termine abruptement en raison de la pandémie. Il avait même quitté en novembre dernier son travail au sein du caucus du PLQ pour joindre l’équipe de Dominique Anglade.

«C’est un grand jour pour le Parti libéral. Dominique Anglade est la première femme nommée à la tête de notre parti politique. Je suis très fier et très heureux», ajoute Marc H. Plante.

Élu à l’Assemblée nationale de 2014 à 2018, Marc H. Plante a été défait par le caquiste Simon Allaire lors des dernières élections. Maintenant que Dominique Anglade est la nouvelle chef du PLQ, est-ce que Marc H. Plante briguera une nouvelle fois le siège dans Maskinongé? «Ma réflexion à savoir si je me représente ou pas n’est pas débutée pour le moment», s’est-il contenté de dire.

L’ancien ministre libéral Yvon Picotte avait appuyé Dominique Anglade dans la course à la chefferie du PLQ.

L’ancien ministre libéral Yvon Picotte avait aussi donné son appui à Dominique Anglade, tout comme les anciens députés Pierre Giguère, Jean-Paul Diamond ainsi que l’ancienne candidate Marie-Claude Durand.

M. Picotte se réjouissait lundi qu’une première femme accède à la chefferie du PLQ.

«Ça fait l’histoire. C’est la première femme depuis 153 ans au parti libéral qui exerce des fonctions aussi importantes. Le PLQ a toujours innové pour les femmes. On se rappellera que Lise Bacon a été vice-première ministre et que Claire Kirkland-Casgrain a été la première femme à siéger à l’Assemblée nationale. Qu’on décide d’avoir une première femme comme chef, c’est important», mentionne-t-il.

Malgré tout, Yvon Picotte aurait préféré qu’il y ait une course à la chefferie, plutôt qu’un couronnement. «C’est toujours plus sain pour un parti», précise-t-il. «Mais je suis convaincu que s’il y avait eu une course jusqu’à la fin, Dominique Anglade allait gagner.»

De son côté, l’ancienne ministre libérale Julie Boulet avait appuyé Alexandre Cusson. Elle saluait toutefois la victoire de Dominique Anglade, tout en affirmant qu’elle devra faire face à d’importants défis.

«Elle a toutes les compétences et de grandes qualités pour être une excellente chef du PLQ», mentionne-t-elle d’emblée tout en ajoutant que la tâche ne sera pas facile pour la nouvelle chef libérale.

«Il y a beaucoup de travail à faire. Avec la défaite que nous avons eue aux dernières élections, il faut reconstruire le parti et repartir de la base. On doit aller voir les militants et savoir ce qu’on veut donner comme parti. Quelle vision voulons-nous projeter?»

L’ancienne ministre Julie Boulet.

Le PLQ devra aussi, estime Julie Boulet, se rapprocher du Québec francophone, un électorat qui a massivement appuyé la Coalition avenir Québec (CAQ) aux dernières élections.

«Il y a de grands défis, mais Dominique Anglade est une femme travaillante et intelligente. Je n’ai aucun doute qu’elle va faire un bon travail», conclut Julie Boulet.