Dans le cadre de la Journée qui a du chien qui aura lieu le 6 novembre, Daniel Bonin a pris l’initiative d’organiser une collecte de fonds en Mauricie. Sur la photo, il est accompagné de son chien-guide, Caddo.

Mira: des chiens qui changent des vies

Trois-Rivières — Daniel Bonin, non-voyant, est bénéficiaire d’un chien Mira depuis 33 ans. Très impliqué au sein de l’organisme, il a pris l’initiative, dans le cadre de la plus grande collecte de fonds annuelle de la Fondation, d’organiser des barrages routiers en Mauricie le lundi 6 novembre.

Atteint de la maladie du glaucome congénital dès sa naissance, M. Bonin a perdu la vue à l’âge de 20 ans.

Le glaucome congénital est une infection rare qui est souvent diagnostiquée chez les nouveau-nés. Elle touche le nerf optique qui permet de transmettre l’information visuelle de l’œil au cerveau. Dans la plupart des cas, les dommages sont causés par une pression accrue dans l’œil.

«J’ai eu 29 opérations entre ma naissance et l’âge de cinq ans. Cependant, à la suite d’un choc opératoire, les médecins ont dû arrêter toutes les opérations. Comme je dis toujours, ils m’ont sauvé la vue pendant 20 ans, car j’aurais dû être aveugle dès l’âge d’un an», indique-t-il.

Le principal intéressé ne s’en cache pas, la présence d’un chien Mira a été très importante pour lui.

«Je ne voulais pas de canne blanche. Les chiens Mira sont vraiment venus me redonner mon autonomie. Ils m’ont donné la confiance de sortir de chez moi, car je n’aimais pas l’image que je projetais. Le chien change tellement la dynamique, les gens sont plus à l’aise de venir te voir. Ça m’a donc permis d’enlever tout le poids que j’avais sur les épaules puisque j’avais honte et j’étais gêné d’être aveugle», reconnaît celui qui eu sept chiens Mira depuis ce temps.

Retour aux études

Confiant et accompagné de son chien Fakir, Daniel Bonin a effectué un retour aux études quelques années après que sa maladie eut entraîné la cécité.

«J’ai dû quitter l’emploi que j’avais à l’époque et faire une réorientation de carrière. Je suis donc retourné à l’université. Avec un chien, c’est beaucoup plus facile et après deux ou trois ans j’avais retrouvé ma confiance. J’ai donc fait les démarches et je suis allé faire un baccalauréat en droit à l’Université de Montréal. Mon chien a été la mascotte de la faculté pendant mes quatre années là-bas.»

Ainsi, M. Bonin a été en mesure de réintégrer le marché du travail. 

Il a notamment travaillé dans le milieu du droit, son chien lui permettant de se déplacer rapidement et d’aller rencontrer ses clients. 

Ensuite, il a œuvré dans le domaine du télémarketing.

Fondation Mira

Depuis sept ans, il se consacre à temps plein à la Fondation Mira. 

Pendant 50 semaines par année, il se promène aux quatre coins du Québec afin de rencontrer les gens et démontrer l’importance des chiens.

«Je mène une vie de rockstar, mais sans rock et sans star», lance-t-il en riant.

Présentement dans les Cantons-de-l’Est, Daniel Bonin sera de retour en Mauricie le 6 novembre pour participer aux barrages routiers qui se tiendront dans les secteurs Shawinigan-Sud (105e Avenue et 121e Rue), Shawinigan (avenue Champlain et rue Summit et avenue Saint-Marc et rue Saint-Paul) et Grand-Mère (avenue Grand-Mère et 17e Rue et 5e Avenue et 17e Rue).

«Je m’occupe de toute la région de la Mauricie depuis plusieurs années. Il s’agira de la troisième édition de la Journée qui a du chien. Lors des deux premières années, les gens de la Mauricie pouvaient aider, mais par texto. Cette année, en compagnie de Raymond Gignac, nous avons décidé de descendre dans les rues. De plus, Pascal Croteau, propriétaire des magasins Aubainerie, nous ouvre ses portes. Nous allons être dans les trois magasins Aubainerie de la Mauricie afin de répondre aux questions des gens et pour recueillir les dons.» 

Daniel Bonin rappelle d’ailleurs que les gens désirant s’impliquer comme bénévole pour cette journée peuvent le faire en se rendant sur le site www.mira.ca sous l’onglet aider Mira.