François-Philippe Champagne
François-Philippe Champagne

Ministre des Affaires étrangères... à partir de Shawinigan

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Alors que la nature de ses fonctions l’amènerait normalement à se déplacer régulièrement aux quatre coins de la planète, c’est surtout de chez lui que le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, exerce ses fonctions par les temps qui courent.

«J’y prends plaisir de pouvoir faire du travail international à partir de Shawinigan et de regarder la rivière Saint-Maurice», a-t-il confié au Nouvelliste.

En faisant largement son boulot par visioconférence à partir de la maison, cela lui permet «de faire plus en allant moins loin et c’est un avantage notoire».

«Toutes les fois que j’ai eu à me déplacer à l’international, comme tous les autres Canadiens et Canadiennes, je suis soumis à la période de quarantaine de 14 jours. Donc, c’est sûr que ça limite de façon importante le type de déplacement. Le dernier voyage que j’ai fait, c’était au Liban et d’ici la fin de l’année, il y aura peut-être un ou deux déplacements», explique le député de Saint-Maurice-Champlain.

«C’est sûr qu’on limite vraiment à l’essentiel en période de COVID, d’abord, pour se protéger et protéger nos proches, mais aussi, parce que, comme dans toutes les sphères d’activités, on a tous découvert le télétravail et ce qui n’était peut-être pas acceptable dans la diplomatie il y a six mois, maintenant, c’est devenu coutume», renchérit-il.

Ce dernier donne l’exemple des Nations Unies qui ont fait des réunions par visioconférence. «J’ai fait la réunion du G20 et de l’OTAN par visioconférence. Mercredi, j’ai fait deux interventions lors de l’assemblée générale des Nations Unies. Et tout ça se fait maintenant par visioconférence. Quand on dit qu’en temps de COVID, on est en train de se réinventer au niveau de comment on va travailler dans l’avenir, ça, c’est un bel exemple de voir que ça touche autant les étudiants avec la télé-éducation que ceux qui peuvent travailler à partir de la maison», conclut M. Champagne.