Alain Poitras, directeur général de la Maison Carignan.

Mince lueur d'espoir pour Yvon Carignan?

«J'étais en colère, voilà pourquoi mes paroles ont dépassé mes pensées.» C'est ainsi que le nouveau directeur général de la Maison Carignan, Alain Poitras, a tenu à expliquer les propos qui ont été publiés dans Le Nouvelliste de samedi dernier. M. Poitras avait alors affirmé que Yvon Carignan ne reprendrait jamais la barre de l'organisme, peu importe les conclusions de la firme Samson Bélair/Deloitte & Touche, mandatée pour faire la lumière sur de possibles irrégularités administratives.
Maintenant que les soupapes ont déversé leur trop plein de vapeur et que son courroux s'est estompé, M. Poitras a souhaité rectifier le tir.
«J'étais fâché parce qu'on entache ma réputation et celle de la Maison Carignan sur les réseaux sociaux. Depuis 23 ans, je n'ai jamais fait l'objet de plainte au ministère de la Santé, mais depuis cinq mois je passe à la varlope sur les réseaux sociaux. Ce n'est pas drôle.»
«Ce n'est pas moi le boss, renchérit M. Poitras. Je n'ai aucun contrôle sur l'avenir de M. Carignan. Lorsqu'il est question de lui au conseild'administration, on me fait sortir de la pièce. Je n'aurai mêmepas accès au rapport de la firme.»
Quant à savoir si le conseil d'administration pourrait réintégrer M. Carignan dans ses fonctions, M. Poitras préfère troquer sa fureur contre une silencieuse prudence.
«Il faudrait demander ça au conseil d'administration. Je n'ai pas accès à ces informations. Je regrette ce que j'ai dit, je n'aurais pas dû dire ça. J'ai été trop vite sur la gâchette. Même que le président du conseil d'administration m'a chicané un peu.»
C'est donc le conseil d'administration, présidé par Rosaire Hébert, qui statuera définitivement sur le sort de M. Carignan au sein de la maison de thérapie qu'il a fondée.
Un communiqué de presse rendra compte de la décision finale au plus tard le 1er septembre.