On aperçoit ici Bacon, le microcochon de Catherine Richard-Daigneault.

Microcochon: la SPA de la Mauricie devra s'adapter

La Société protectrice des animaux de la Mauricie entend se conformer à la décision de la cour municipale de Trois-Rivières qui, dans un jugement rendu il y a quelques jours, reconnaît le microcochon comme un animal domestique.
«On va s'adapter à la réglementation municipale et on va se conformer à compter de maintenant», indique la porte-parole de la SPAM, Sarah-Lise Hamel.
Cette adaptation signifie notamment que la vétérinaire qui s'occupe des animaux du refuge devra suivre une formation afin de mieux se familiariser avec ce nouveau type d'animal qui pourrait éventuellement se retrouver dans les locaux de la SPAM à Trois-Rivières ou à Shawinigan.
«Il faudra aussi former les patrouilleurs sur les besoins du microcochon», précise-t-elle.
La SPAM estime que la réglementation devra toutefois être très claire. 
«On ne veut pas que les gens adoptent des cochons qui pèsent des centaines de livres», fait-elle valoir. Ils devront donc s'assurer que leur animal soit bel et bien un microcochon.
Pour l'instant, la SPA de la Mauricie n'a jamais eu à accueillir de microcochon abandonné.
Sarah-Lise Hamel indique que les gens qui adopteront des microcochons devront leur donner les mêmes soins qu'à un chien ou qu'à un chat, soit un logis propre et de la nourriture.
La porte-parole indique que pour l'instant, le refuge ne déborde pas, ni du côté des chiens, ni du côté des chats.
Dès qu'il fera beau et chaud, dit-elle, il est certain qu'il y aura une recrudescence d'animaux qui arriveront, prévoit-elle.
«Souvent ce sont des chats qui vivent à l'intérieur et qui fuguent quand il fait beau dehors. Ils n'ont aucun repère et se perdent», dit-elle. Mme Hamel indique qu'il est donc très important que chats et chiens portent leur collier et leur médaille de la SPA en tout temps, ce qui facilite grandement leur retour rapide à la maison.
Rappelons que cette reconnaissance à Trois-Rivières du microcochon fait suite à une bataille engagée par Catherine Richard-Daigneault pour pouvoir garder son microcochon appelé Bacon qui est devenu célèbre lorsque la SPAM a ordonné à Mme Richard-Daigneault de s'en départir puisque le règlement municipal n'autorisait pas d'animal de ferme dans le périmètre urbain de la ville de Trois-Rivières.
Dans le jugement rendu par le juge Jocelyn Crête, on peut lire que «la société évolue à la vitesse grand V et le législateur n'a pas vu qu'un jour quelqu'un jouerait dans les gênes du cochon pour le naniser, le miniaturiser, le domestiquer et en faire un animal de compagnie.»
La Ville n'a pas l'intention d'aller en appel de cette décision.